<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931</id><updated>2012-01-30T03:23:44.194-08:00</updated><category term='Calligramme'/><title type='text'>Azadunifr : littérature française</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>193</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-8051303857089171154</id><published>2009-12-02T10:40:00.000-08:00</published><updated>2009-12-04T09:01:20.112-08:00</updated><title type='text'>Antoine de Saint-Exupéry</title><content type='html'>&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img height="182" alt="Powered by Blogger" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:l0QggpRhb3JN1M:http://www.lyc-stexupery.ac-aix-marseille.fr/spip/IMG/image/stexupery.jpg" width="137" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Antoine de Saint-Exupéry&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;[ 1900-1944 ]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry, né le 29 juin 1900 à Lyon et disparu en vol le 31 juillet 1944, était un écrivain, poète et aviateur français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 171px; HEIGHT: 186px" height="182" alt="Powered by Blogger" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:TzE56DY6R7EGUM:http://www.nndb.com/people/192/000115844/antoine-de-saint-exupery-1.jpg" width="137" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Né en 1900 à Lyon dans une famille issue de la noblesse française , Antoine de Saint-Exupéry passe une enfance heureuse malgré la mort prématurée de son père. Élève peu brillant, il obtient cependant son baccalauréat en 1917 et après son échec à l'École navale, il s'oriente vers les beaux-arts et l'architecture. Devenu pilote lors de son service militaire en 1921, il est engagé en 1926 par la compagnie Latécoère (future Aéropostale) et transporte le courrier de Toulouse au Sénégal avant de rejoindre l'Amérique du sud en 1929. Parallèlement il publie en s'inspirant de ses expériences d'aviateur ses premiers romans : Courrier Sud en 1929 et surtout Vol de Nuit en 1931 qui rencontre un grand succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de 1932, son employeur entre dans une période difficile aussi Saint-Exupéry se consacre-t-il à l’écriture et au journalisme. Il entreprend de grands reportages au Vietnam en 1934 , à Moscou en 1935, en Espagne en 1936... qui nourriront sa réflexion sur les valeurs humanistes qu'il développe dans Terre des hommes publié en 1939.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1939, il est mobilisé dans l'armée de l'air et est affecté dans une escadrille de reconnaissance aérienne. À l'armistice, il quitte la France pour New York avec pour objectif de faire entrer les Américains dans la guerre et devient l'une des voix de la Résistance. Rêvant d'action, il rejoint enfin au printemps 1944, en Sardaigne puis en Corse, une unité chargée de reconnaissances photographiques en vue du débarquement en Provence. Il disparaît lors de sa mission du 31 juillet 1944. Son avion n'a été retrouvé qu'en 1998.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son célèbre Le Petit Prince écrit à New York pendant la guerre est publié avec ses propres aquarelles en 1943 à New York et en 1945 en France. Le conte plein de charme et d'humanité devient très vite un immense succès mondial. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque, au soir de son baptême de l'air, Antoine de Saint-Exupéry, alors âgé de douze ans, offrit à son professeur de français un poème aéronautique, peut-être pressentait-il la double orientation qu'allait prendre son destin. Cependant, les chemins qui l'y menèrent furent moins directs qu'on le pourrait supposer. De père limousin, provençal par sa mère, aristocrate des deux côtés, il naquit à Lyon, le troisième de six enfants. Orphelin de père dès ses quatre ans, il reçut une formation classique dans des instituts religieux. Tôt il manifesta une propension pour la mécanique où l'imagination a sa part. Élève irrégulier, paraît-il, tempérament indiscipliné, il fut néanmoins bachelier à dix-sept ans. Après avoir échoué au concours d'entrée à l'École navale, il tenta l'architecture pour retrouver volontairement l'avion lors de son service militaire (1921-1923).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y commet son premier exploit en s'emparant d'un appareil pour effectuer un vol solitaire qui faillit se terminer en catastrophe, mais révéla le sang-froid du pilote et cette maîtrise qui va chez lui de pair avec une sorte de témérité et presque un goût de l'aventure marginale. L'armée de l'air s'ouvre à lui ; il y renonce devant l'opposition de la famille de sa fiancée. Mais ni la bureaucratie ni la vente de camions pour les usines Saurer ne le consolent de l'avion qu'il rejoint chaque fois qu'il le peut. 1926 fut une année décisive : engagé à la société d'aviation Latécoère, il débute en octobre à Toulouse, sous la direction de Didier Daurat, le futur Rivière de Vol de nuit , le type même du chef, à la fois maître et entraîneur. Au début de la même année, il avait publié une nouvelle, L'Aviateur ; dorénavant, les écrits marqueront les jalons moins d'une carrière que d'une aventure, dont ils feront le point et dont ils seront le prolongement éthique et poétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envoyé en 1927 comme chef de base à Cap Juby (Río de Oro), escale aussi dangereuse que vitale sur la ligne Casablanca-Dakar, Saint-Exupéry découvre à la fois l'action responsable, le désert et les Maures. Maintes fois, il sauva des aviateurs en panne ou captifs des dissidents. Le soir, il écrit Courrier Sud (1928). Dans ce récit, influencé sur le plan romanesque par la manière de Gide, le narrateur rapporte les confidences d'un pilote de l'Aéropostale qui, peu avant de s'écraser sur les sables, a connu la mort d'un amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simple comme une épure, mais de chair et de sang, Vol de nuit (1931), dans sa sobriété toute classique, est peut-être l'œuvre la plus accomplie de Saint-Exupéry. Son héros, Rivière, autant qu'à Daurat se réfère à l'auteur, directeur depuis octobre 1929 de l'Aeroposta Argentina. Saint-Exupéry a donc éprouvé personnellement les résonances humaines du métier, des responsabilités et de l'exigence du chef à l'héroïque camaraderie de l'équipe, ainsi que cette part d'absolu enclose dans l'immédiat des décisions et des actes. Tel apparaît, lors de la mort de Fabien, le constat de Rivière devant le bonheur détruit de l'épouse : « Si la vie humaine n'a pas de prix, nous agissons toujours comme si quelque chose dépassait, en valeur, la vie humaine... Mais quoi ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1931, c'est le mariage avec Consuelo Suncin, le succès du prix Fémina, mais aussi les déboires de l'Aéropostale, le départ de Daurat et le début d'ennuis financiers. De son entrée à Air France en 1934 jusqu'à la veille de la guerre, Saint-Exupéry déploie une activité intense qui le promène d'un bout du monde à l'autre, d'inventions en expérimentations et d'exploits en accidents dont, en 1937, le cinquième depuis le début de sa carrière le force à une immobilité propice au travail littéraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En novembre 1942, un appel à l'union des Français lancé à la radio des États-Unis lui aliène nombre de compatriotes. Il brûle de reprendre le combat et, malgré son âge, obtient l'autorisation de missions. De la neuvième, une mission de reconnaissance sur ''''P38 Lightning'''' dans la région de Grenoble, il ne revint pas. Il disparait le 31 juillet 1944 avec 6.500 heures de vol à son actif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Guerre de 1939-1945&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1939, il est mobilisé dans l'armée de l'air et est affecté dans une escadrille de reconnaissance aérienne. Le 23 mai 1940, il survole Arras alors que les panzers allemands envahissent la ville[5]. À l'armistice, il quitte la France pour New York avec pour objectif de faire entrer en guerre les Américains. Catalogué comme pétainiste par les uns, gaulliste par les autres, il a du mal à faire entendre sa voix ; en fait tout au début, comme l’immense majorité de Français, il était plutôt favorable à Vichy, qui lui semblait représenter la continuité de l'État, et était donc plutôt méfiant envers le général de Gaulle. De fait il a surtout essayé de réconcilier les factions opposées ; lors de son appel radiophonique du 29 novembre 1942 depuis New York, il lance : « Français, réconcilions-nous pour servir », mais il fut incompris, car il était trop tard et le temps était celui de l'affrontement général. Cependant, selon des archives américaines récemment ouvertes [6] il semblerait que les services secrets américains auraient envisagé l'hypothèse de le pousser en lieu et place du général de Gaulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin 1942, il séjourne au Canada dans la famille De Koninck, rue Sainte-Geneviève, dans le vieux Québec [7]. Mais il ne pense qu'à s'engager dans l'action, considérant, comme ce fut le cas avec l'Aéropostale, que seuls ceux qui participent aux événements sont légitimes pour en témoigner. En avril 1943, bien que considéré par les alliés comme un pilote incapable de piloter un avion de combat moderne, Antoine de Saint-Exupéry reprend du service actif dans l'aviation en Tunisie grâce à ses relations et aux pressions du commandement français. Relégué de la chasse, il effectue alors quelques missions de reconnaissance, mais est victime de plusieurs incidents, qui le font mettre « en réserve de commandement », étant donné son âge, son mauvais état de santé général, ses différents crashs précédents. Il séjourne alors en Algérie, au Maroc, puis en Algérie de nouveau, où il obtient au printemps 1944 l'autorisation du commandant en chef des forces aériennes en Méditerranée, le général américain Eaker, de rejoindre le prestigieux groupe 2/33 basé à Alghero, en Sardaigne. Il effectue plusieurs vols, émaillés de pannes et d'incidents. Le 17 juillet 1944, le 2/33 s'installe à Borgo, non loin de Bastia, en Corse. C'est de l'aéroport voisin de Poretta que Saint-Ex décolle aux commandes de son F-5B-1-LO, version photo du bimoteur P-38 Lightning, le 31 juillet 1944 à 8 h 25 du matin, pour une mission de cartographie (cap sur la vallée du Rhône, cap sur Annecy et retour par la Provence) : des reconnaissances photographiques afin de tracer des cartes précises du pays, fort utiles au tout prochain débarquement en Provence (prévu pour le 15 août 1944). Il est seul à bord, son avion n'est pas armé et emporte avec lui du carburant pour six heures de vol. À 8 h 30, est signalé le dernier écho radar. Son avion se serait écrasé à quelques encablures des côtes de la Provence. Il est alors impossible d'effectuer des recherches sur le terrain en temps de guerre, "Saint-Ex" est officiellement porté disparu. Sa mémoire est célébrée solennellement à Strasbourg le 31 juillet 1945 et en 1948, il est reconnu « Mort pour la France ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le mystère de sa mort&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 12 mars 1950 au Journal officiel, le commandant Antoine de Saint Exupéry est cité à l'ordre de l'armée aérienne à titre posthume, pour avoir « prouvé, en 1940 comme en 1943, sa passion de servir et sa foi en le destin de la patrie », et « trouvé une mort glorieuse, le 31 juillet 1944, au retour d'une mission de reconnaissance lointaine sur son pays occupé par l'ennemi ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la mort ne faisait désormais plus de doute, restait à en élucider les circonstances. En 1950, un pasteur d'Aix-la-Chapelle, ancien officier de renseignements dans la Luftwaffe, témoignera avoir appris, le 31 juillet 1944, qu'un P-38 Lightning avait été abattu en Méditerranée par un Focke-Wulf allemand. Puis, en 1972, surgit le témoignage (posthume) d'un jeune officier allemand, l'aspirant Robert Heichele, qui aurait fait feu sur le Lightning depuis son appareil (un Focke Wulf 190), vers midi, au-dessus de Castellane. Mais Heichele a été à son tour abattu en août 1944. Un autre témoignage surgit tardivement (dans les années 1990), à propos d'une habitante de Carqueiranne qui aurait vu, le jour fatidique, le Lightning se faire abattre. La mer aurait ensuite rejeté le corps d'un soldat sur la plage, lequel a été enterré anonymement dans le cimetière de la commune. Était-ce Saint-Exupéry ? Pour le savoir, il faudrait exhumer le corps, procéder à des comparaisons avec l'ADN des membres de sa famille, lesquels s'y montrent opposés. Chaque fois, ces « révélations » relancèrent l'intérêt aussi bien des spécialistes que du grand public, pour le « mystère Saint-Ex ». Il y eut même un passionné alsacien qui tenta de prouver que l'écrivain aviateur n'avait pas disparu en Méditerranée, mais que son appareil s'était écrasé dans les Alpes. Enfin, en 2000, des morceaux de son appareil, le train d'atterrissage, un morceau d'hélice, des éléments de carlingue et surtout du châssis, sont retrouvés en Méditerranée au large de Marseille. Le 7 septembre 1998, un pêcheur avait déjà trouvé sa gourmette dans son chalut, près de l'île de Riou (Marseille). Remontés à la surface en septembre 2003, ils sont formellement identifiés le 7 avril 2004 grâce à son numéro de série. Les restes du Lightning sont exposés au Musée de l'air et de l'espace du Bourget, dans un espace consacré à l'écrivain aviateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rien ne permet de donner une conclusion définitive sur les circonstances de sa mort, malgré la simulation informatique de l’accident – à partir des pièces déformées – qui montre un piqué, presque à la verticale et à grande vitesse, dans l’eau... Fut-elle la conséquence d'une énième panne technique, d'un malaise du pilote ? Certains avancèrent même, au grand scandale de ses proches, l'hypothèse du suicide d'un Saint-Exupéry diminué physiquement (il ne peut pas fermer seul la verrière de son appareil ), désespéré par le monde qu'il voyait s'annoncer, thèse confortée par certains de ses derniers écrits, au ton franchement pessimiste, par exemple les dernières lignes d’une lettre adressée à Pierre Dalloz, écrite la veille de sa mort: « Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m’épouvante. Et je hais leur vertu de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 2008, un ancien pilote de la Luftwaffe, sur Messerschmitt Bf 109, Horst Rippert (né en 1922), affirme dans le journal La Provence avoir abattu un avion de type P-38 lightning le 31 juillet 1944 dans la zone où Saint-Exupéry se trouvait[8]. En mission pour retrouver un avion ennemi qui survolait la région d'Annecy, Horst Rippert tourne plusieurs minutes au-dessus de la Méditerranée sans rien repérer. Soudain, un avion allié le croise 3000 mètres au-dessous de lui [9]. Horst Rippert tire et touche. L'avion s'enflamme et tombe à pic dans la Méditerranée. Saint-Exupéry est porté disparu ce jour-là donnant lieu au mystère sur sa disparition. « Si j'avais su que c'était Saint-Exupéry, l'un de mes auteurs préférés, je ne l'aurais pas abattu », a déclaré Horst Rippert[10].Thèse cependant mise à mal par bien des incohérences[11]. Après la guerre Horst Rippert, frère d'Ivan Rebroff (décédé en février 2008 soit peu avant cette révélation), se reconvertit dans le journalisme et dirige le service des sports de la ZDF.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Son œuvre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle n'est pas tout à fait autobiographique, son œuvre est largement inspirée de sa vie de pilote aéropostal, excepté pour Le Petit Prince (1943) — sans doute son succès le plus populaire (il s'est vendu depuis à plus de 80 millions d'exemplaires dans le monde) — qui est plutôt un conte poétique et philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en écrivit d'autres, toutes aussi connues. On pourrait citer Courrier Sud (1929), Vol de nuit (1931), Terre des hommes (1939), Pilote de guerre (1942), Lettre à un otage (1944), Écrits de guerre (rassemblés en 1982), et Citadelle (posthume, 1948). Tous ses romans racontaient l'histoire de ses voyages en les rendant fiction et en créant de la fantaisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'Aviateur&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1926. Le premier texte édité de Saint Exupéry, fragment semble-t-il d'un ensemble plus vaste, et qui servira de matériau pour Courrier sud.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Courrier sud&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1929. À travers le personnage de "Jacques Bernis", Saint-Ex raconte sa propre vie et ses propres émotions de pilote. Louise de Vilmorin est campée dans le personnage de "Geneviève".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vol de nuit&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en décembre 1931. Cette œuvre qui atteint au dépouillement de la tragédie, est préfacée par son ami André Gide, valut le prix Femina à Antoine de Saint Exupéry et le consacra comme homme de lettres. Cet ouvrage fut un immense succès et a connu de multiples traductions. Son adaptation cinématographique fut même vendue à Hollywood.&lt;br /&gt;Le personnage principal, "Rivière", est inspiré par son chef Didier Daurat. Il donne vie à un chef qui sait pousser ses hommes au bout d'eux-mêmes pour la réalisation de leur mission : le courrier doit passer à tout prix, la mission dépasse en valeur la vie humaine. Les valeurs que le roman véhicule sont : primauté de la mission, importance du devoir et responsabilité de la tâche à accomplir jusqu'au sacrifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Terre des hommes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en décembre 1939. Il obtient le Grand prix du roman de l'Académie française.&lt;br /&gt;C'est une suite de récits, de témoignages et de méditations à partir de la somme d'expériences, d'émotions et de souvenirs qu'il a accumulé lors de ses nombreux voyages. C'est aussi un hommage à l'amitié et à ses amis Mermoz et Guillaumet et plus largement une vision romantique sur la noblesse de l'humanisme. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pilote de guerre&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1942. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lettre à un otage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1944. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le Petit Prince&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1943 à New York (en 1945 en France), écrit à Eaton's Neck (Northport, USA). Pour des raisons techniques, les « aquarelles de l'auteur » reproduites dans les versions françaises qui ont suivi n'étaient que des retramages de l'édition américaine, ce qui induisait une perte de qualité sensible. De plus, certains dessins avaient été modifiés de façon mineure. L'édition Folio parue récemment a été apparemment la première à fournir des illustrations conformes à l'édition originale, de bien meilleure qualité technique et artistique en dépit d'un format plus réduit (les techniques d'impression ayant elles aussi fait des progrès depuis 1943). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Citadelle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1948. Commencée en 1936, cette œuvre ne fut pas achevée par Saint Exupéry. Publiée dans une première version en 1948 à partir d'un texte dactylographié, elle ne comportait pas l'intégralité de la pensée de l'auteur. La totalité des manuscrits fut mise à la disposition des éditeurs en 1958 et permit de mieux épouser ses intentions.&lt;br /&gt;«Citadelle n'est pas une œuvre achevée. Dans la pensée de l'auteur elle devait être élaguée et remaniée selon un plan rigoureux qui, dans l'état actuel, se reconstitue difficilement. L'auteur a souvent repris les mêmes thèmes, soit pour les exprimer avec plus de précision, soit pour les éclairer d'une de ses images dont il a le secret» (Simone de Saint Exupéry). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lettres de jeunesse (1923-1931)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1953. Nouvelle édition en 1976 sous le titre "Lettres de jeunesse à l'amie inventée". &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Carnets&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1953. Édition intégrale en 1975. Ensemble de notes tenu de 1935 à 1940 sur un agenda et cinq carnets. Très éclectique, il reflète les intérêts et curiosités de l'écrivain pour les sciences, la religion, la littérature et donne lieu à des réflexions et à des aphorismes pertinents.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lettres à sa mère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1955. Recueil de la correspondance de Saint Exupéry avec sa mère couvrant la période 1910 - 1944. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Écrits de guerre (1939-1944)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 1982. Ce recueil posthume est préfacé par Raymond Aron.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Manon, danseuse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié en 2007. Court roman achevé en 1925. C'est l'histoire d'amour entre une « poule », Manon, et un homme de quarante ans « grave », triste, qui cherche un sens à sa vie. Dès leur rencontre, se noue entre eux une relation amoureuse, l'homme protégeant tendrement sa « pauvre petite fille », qu'il croit danseuse. Ils font l'amour sans passion. Partent en voyage en voiture. Mais il apprend un jour par trois de ses clients que Manon est en fait une prostituée. Ils rompent puis se revoient. Manon se jette sous les roues d'un camion et manque mourir. Elle restera boiteuse. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Écrits de circonstances&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La Paix ou la guerre » (1938 pour Paris-Soir)&lt;br /&gt;« Moscou » (1935 pour Paris-Soir)&lt;br /&gt;« L'Espagne ensanglantée » (août 1936 pour L'Intransigeant)&lt;br /&gt;« Le Vol brisé. Prison de sable » (janvier-février 1936 pour L'Intransigeant)&lt;br /&gt;« Madrid » (juillet 1937 pour Paris-Soir) &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cinéma&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scénario original pour Anne-Marie, film français réalisé par Raymond Bernard, sorti en 1936.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Citations de [Antoine de Saint-Exupéry]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Le véritable enseignement n'est point de te parler mais de te conduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison d'aimer, c'est l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui importe, ce n'est pas d'arriver, mais d'aller vers. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand tu donnes tu perçois plus que tu ne donnes, car tu n'étais rien et tu deviens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui embellit le désert c'est qu'il cache un puits quelque part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est point donner que de perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est point être libre que de n'être pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne luttes point contre la mort en ensevelissant les cadavres.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=279&amp;amp;p=2"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Suivant&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sur le net&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://wikilivres.info/wiki/Terre_des_Hommes"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Terre des Hommes (1939) &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://wikilivres.info/wiki/Lettre_%C3%A0_un_otage"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Lettre à un otage (1943) &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 123px; HEIGHT: 119px" height="115" alt="Powered by Blogger" src="http://www.google.fr/images?q=tbn:02_4FfJpVCCMMM::www.alalettre.com/Images/prince2.jpg&amp;amp;h=78&amp;amp;w=76&amp;amp;usg=__E26i0yZvEfh6WKlqlERr1O6c3Q8=" width="76" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 144px; HEIGHT: 125px" height="120" alt="Powered by Blogger" src="http://www.google.fr/images?q=tbn:Lg7dBZbJVHswuM::littlesun.canalblog.com/al_St_Exupery07_Le_Petit_Prince_1_.jpg&amp;amp;h=78&amp;amp;w=74&amp;amp;usg=__5K-gOoLSxnR-8d9jyh1rTlOK6Ug=" width="74" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id="powered-by" align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://wikilivres.info/wiki/Le_Petit_Prince"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Le Petit Prince (1943) &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lepetitprince.com/"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Site Le Petit Prince &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://wikilivres.info/wiki/Lettres_de_jeunesse_(Saint-Exup%C3%A9ry)"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Lettres de jeunesse, 1923-1931 (posthume, 1953)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://wikilivres.info/wiki/Lettres_de_jeunesse_(Saint-Exup%C3%A9ry)"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-8051303857089171154?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/8051303857089171154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=8051303857089171154' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8051303857089171154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8051303857089171154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/12/antoine-de-saint-exupery.html' title='Antoine de Saint-Exupéry'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-3503874309132655156</id><published>2009-12-02T10:18:00.000-08:00</published><updated>2009-12-02T10:36:09.137-08:00</updated><title type='text'>Les mouvements littéraires: La Préciosité [ 2]</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;La Préciosité [ 2]&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'adjectif « précieux » vient du latin « pretosius » signifiant « qui a du prix ». Une chose précieuse est donc communément une chose de grande valeur ou d'une haute importance (ex. : mon temps est précieux). A partir du 17ème siècle, ce terme à connotation positive va prendre une acception complémentaire ambivalente. Il sera alors, en fonction du contexte, synonyme de raffinement ou, dans sa nuance la plus péjorative, de ridicule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préciosité désigne l'ensemble des caractères propres au mouvement précieux qui naîtra en France dans la première moitié du 17ème siècle et connaîtra son apogée entre 1650 et 1660. Elle envahira simultanément les sphères sociales, morales et littéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900"&gt;LA PRÉCIOSITÉ DANS LA SPHÈRE SOCIALE FRANÇAISE&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="4"&gt;Un mouvement à dimension européenne&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;Il serait faux de croire que la préciosité fût un mouvement franco-français. Entre la fin du 16ème siècle et le milieu du 17ème siècle, les Cours des plus grandes nations européennes seront envahies par ce style nouveau qui prendra des appellations différentes selon les pays. En Angleterre, l'euphuisme précèdera le gongorisme espagnol, tandis qu'en Italie éclora le marinisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, au début du 17ème siècle, courtisans et femmes du monde se plaignent de ce que les moeurs à la Cour soient devenues vulgaires. Le mouvement précieux naîtra donc en réaction avec le manque de raffinement de la Cour d'Henri IV et la nostalgie des fastes passés. Dès 1600, les courtisans cherchent à se distinguer en adoptant des manières qu'ils jugent délicates, en prônant la subtilité de l'expression et le raffinement des sentiments. Hommes de lettres, dames de cour et gentilshommes commencent alors à se retrouver régulièrement dans des hôtels aristocratiques, où ils se piquent de poésie précieuse et de discussions littéraires. Ces salons, de plus en plus actifs et nombreux, seront caractéristiques du mouvement précieux. L'activité de ces cercles mondains accusera un ralentissement notable après l'assassinat d'Henri IV et les troubles de la Régence ; puis elle prendra un souffle nouveau avec l'arrivée de Richelieu au pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600" size="4"&gt;L'hôtel de Rambouillet : la référence des salons mondains&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux cercles aristocratiques fleurirent à cette époque. Parmi les plus connus, citons ceux de Madame de Scarron (la future Madame de Maintenon), de Mademoiselle de Montpensier, de Madame de Sablé, de Madame de Sully et bien sûr celui, très prisé, de Mademoiselle de Scudéry. Aucun pourtant ne rivalisera avec la renommée atteinte par l'Hôtel de Rambouillet, salon mondain qui reçut nombre d'hôtes de marque. Ce phare aristocratique et littéraire, qui vit passer entre 1620 et 1665, Richelieu, la princesse de Conti, le chevalier Marin, le duc de la Rochefoucauld, Pierre Corneille, Voiture, le futur Grand Condé, Madame de Sévigné et La Fayette, fût tenu par Madame de Rambouillet. La santé fragile de cette marquise d'origine italienne ne lui permettant pas de fréquenter la Cour, elle décida de faire de son hôtel un pôle d'attraction culturel qu'elle voulait à l'image de sa brillante jeunesse passée à la Cour d'Italie. Sa beauté, sa vertu et sa grande culture exempte de pédanterie lui valurent d'être surnommée par Malherbe « l'incomparable Arthénice » (Arthénice étant l'anagramme de son prénom Catherine). La vie du salon fût très animée et joyeuse, émaillée de plaisanteries, de farces soigneusement organisées, de jeux de société, d'intermèdes musicaux et de divertissements littéraires. L'écrivain Voiture prit une part très active à cette effervescence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="4"&gt;La vie des cercles aristocratiques&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;Les salons sont dédiés à l'amusement et aux plaisirs intellectuels et artistiques. La meilleure société s'y retrouve autour de jeux de société courtois ; des bals masqués y sont donnés ; des escapades champêtres s'organisent aux beaux jours ; la chanson est mise à l'honneur. La variété des divertissements littéraires témoigne de l'imagination des participants. Aussitôt écrits, les textes sont mis en musique puis chantés devant l'assemblée. On se baptise l'un l'autre de noms romanesques ; on s'affronte lors de tournois poétiques ; on prend partie avec ardeur dans des querelles littéraires, syntaxiques et grammaticales ; on rédige des recueils collectifs ; on s'exerce à la calligraphie ; on commente des oeuvres littéraires ; on lit publiquement des romans fleuves. Enfin, l'art de la conversation est sans doute le plus célébré. Des débats psychologiques et philosophiques autour du thème de l'amour se succèdent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;LA PRÉCIOSITÉ DANS LA SPHÈRE MORALE&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600" size="4"&gt;Un besoin d'élévation&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préciosité répond à un besoin d'élévation morale, un désir de grandeur. Ce mouvement se réfère aux valeurs héroïques et courtoises. Née en réaction à la vulgarité ambiante, la préciosité illustre les racines sémantiques du terme précieux : elle se définit comme une détermination à donner de la valeur à sa personne et à sa vie. Elle suppose au-delà de cette volonté, un effort pour s'élever au-dessus du commun des mortels et s'en distinguer au quotidien par son comportement, ses activités, son langage et ses sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600" size="4"&gt;Une réforme du langage&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préciosité va s'exprimer plus dans la forme que dans le fond. Les Précieux, toujours dans un souci de distinction, vont créer un jargon qui exprime leur goût pour la recherche et le raffinement. Les périphrases sont à l'honneur. Les objets les plus ordinaires se retrouvent évoqués par des circonvolutions linguistiques surprenantes. Un simple fauteuil devient une « commodité de la conversation ». Les démonstrations de politesse sont toujours excessives en nombre et en formulation. Néologismes, surnoms et discussions courtoises sont à la mode. Car le Précieux est avant tout un mondain qui pratique la littérature pour son plaisir, sans en faire profession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600" size="4"&gt;Les Précieux ridicules&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mettant en avant la forme plus que le fond et en pratiquant les exagérations linguistiques, le Précieux se place sur le fil du rasoir, entre le bon goût et le ridicule. Plus il s'éloigne du naturel et de la spontanéité, plus il tombe dans l'affectation et le grotesque. Molière dans son oeuvre « Les précieuses ridicules » a fort bien raillé et dépeint les travers de ces extravagances de langage, de manières et d'habits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;LA PRÉCIOSITÉ DANS LA SPHÈRE LITTÉRAIRE&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="4"&gt;L'amour chaste, thème central&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;La littérature précieuse se veut l'héritière de la littérature courtoise. Son thème principal est l'amour, envisagé sous son aspect courtois et platonique. Les personnages des oeuvres précieuses rivalisent de chaste galanterie. Ils parcourent la Carte du Pays de Tendre, établie en 1654 dans Clélie par l'héroïne de Mademoiselle de Scudéry. Cette conception allégorique de l'amour connut un grand succès parmi les Précieux. Elle introduit un point de vue psychologique des règles du jeu amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;strong&gt;Les genres de la littérature précieuse&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;-Le roman&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amour courtois et héroïsme sont au coeur des deux genres de romans précieux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le roman héroïque&lt;/strong&gt;, conte les exploits de personnages historiques mus par l'amour confrontés à une suite d'événements de caractère héroïque. Leurs aventures romanesques et héroïques sont décrites dans des romans fleuves qui comportent plusieurs tomes, tel Le Grand Cyrus de Mlle de Scudéry qui en compte dix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le roman pastoral&lt;/strong&gt;, représenté par l'Astrée d'Honoré d'Urfé. Ce genre met en scène nobles bergers et gentes bergères dont l'activité essentielle consiste à nouer des intrigues amoureuses chastes. L'Amour, d'abord contrarié, finit toujours par triompher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="4"&gt;-La poésie&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La poésie précieuse se définit essentiellement par son art expressif particulier, sa technique poétique. On peut toutefois distinguer trois sous-genres apparentés pratiqués dans les salons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La poésie galante regroupe le rondeau médiéval, l'épigramme, le madrigal et le blason. Sa fonction principale est de complimenter, de célébrer les qualités physiques et morales d'une dame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La poésie ingénieuse : On y recense la glose, l'énigme, l'anagramme, le bout-rimé. Cet exercice de style sert surtout à illustrer et à mettre en avant l'ingéniosité, la subtilité et le talent de son auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La poésie psychologique concerne les portraits, les allégories et les métamorphoses. La dame est décrite au travers d'une chose ou d'un personnage censé la représenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;-Le genre épistolaire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Composé de lettres éloquentes et de badines, il est représenté par Mme de Sévigné et Vincent Voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600" size="4"&gt;Le style précieux&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La littérature précieuse se caractérise par l'emploi d'un vocabulaire spécifique et le recours systématique à certaines figures de style destinées à marquer l'originalité de leurs auteurs. Trois mots d'ordre président ce courant littéraire : détournement, abstraction et exagération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait notamment grand usage de :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Néologismes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : c'est à cette époque que naquirent les mots « anonyme », « enthousiasmer », « féliciter », « hardi », « incontestable »...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Métaphores et périphrases&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : certaines ont subsisté jusqu'à nos jours (« les miroirs de l'âme » pour les yeux) ; d'autres ne sont heureusement plus usitées (« l'ameublement de la bouche » pour les dents !)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hyperboles et autres figures exagératives&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (superlatifs, oxymores, etc.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A contrario, elle se refuse à employer des termes par trop réalistes ou qui évoquent des réalités « vulgaires » : cadavre, vomir, balayer, vieillir... Le balai devient alors « l'instrument de la propreté ».&lt;br /&gt;Les termes techniques, à cause de leur insupportable trivialité, sont également bannis du vocabulaire précieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://azadunifr.blogspot.com/2008/04/la-prciosit.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;La Préciosité [ 1]&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-3503874309132655156?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/3503874309132655156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=3503874309132655156' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/3503874309132655156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/3503874309132655156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/12/les-mouvements-litteraires-la.html' title='Les mouvements littéraires: La Préciosité [ 2]'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-3109579827348026315</id><published>2009-11-28T03:01:00.000-08:00</published><updated>2009-11-29T02:18:17.236-08:00</updated><title type='text'>François COPPEE</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img height="156" alt="Powered by Blogger" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:3UP9-TO_6wz5CM%3Ahttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/78/Fran%C3%A7ois_Copp%C3%A9e.jpg/175px-Fran%C3%A7ois_Copp%C3%A9e.jpg" width="145" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François COPPEE,&lt;br /&gt;&lt;em&gt;le poète des humbles &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;(1842 - 1908)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Biographie &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Édouard Joachim Coppée (né à Paris au 2, rue de l'Abbé Grégoire, le 26 janvier 1842, décédé à Paris au 12, rue Oudinot le 23 mai 1908) est un poète et écrivain français, proche du Parnasse, dramaturge et romancier français qui, dans des œuvres comme le Cahier rouge, décrivit la beauté des villes et la grandeur des humbles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète du souvenir d'une première rencontre amoureuse (« Septembre, au ciel léger »), de la nostalgie d'une autre existence (« Je suis un pâle enfant du vieux Paris ») ou de la beauté du crépuscule (« Le crépuscule est triste et doux ») il rencontra un grand succès populaire avant de tomber dans l'oubli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il naquit à Paris. Son père était un fonctionnaire et il eut une mère très attentive. Après être passé par le Lycée Saint-Louis il devint un employé de bureau au ministère de guerre et s'attira bientôt les faveurs du public comme poète de l'école parnassienne. Ses premiers vers imprimés datent de 1864. Ils furent réédités avec d'autres en 1866 sous la forme d’un recueil (Le Reliquaire), suivi (1867) par Intimités et Poèmes modernes (1867-1869). En 1869 sa première pièce, Le Passant, fut reçue avec un grand succès au théâtre de l’Odéon et par la suite Fais ce que dois (1871) et Les Bijoux de la délivrance (1872), courts drames en vers inspirés par la guerre, furent chaleureusement applaudis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir occupé un emploi à la bibliothèque du Sénat, Coppée fut choisi en 1878 comme archiviste de la Comédie Française, poste qu'il garda jusqu'en 1884. Cette année-là son élection à l'Académie française l’amena à se retirer de toutes les charges publiques. Il continua à publier des volumes de poésie à peu de temps d’intervalle fréquent, parmi eux Les Humbles (1872), Le Cahier rouge (1874), Olivier (1875), L'Exilée (1876), Contes en vers etc. (1881), Poèmes et récits (1886), Arrière-saison (1887), Paroles sincères (1890).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ses dernières années il produisit moins de poésie, mais publia encore deux volumes, Dans la prière et la lutte et Vers français. Il avait acquis la réputation d’être le poète des humbles. Outre les pièces mentionnées ci-dessus, deux autres écrites dans la collaboration avec Armand d'Artois et quelques petites pièces d'importance mineure, Coppée écrivit Madame de Maintenon (1881), Severo Torelli (1883), Les Jacobites (1885) et d'autres drames sérieux en vers, dont Pour la couronne (1895), qui fut traduit en anglais (For the Crown) par John Davidson et représenté au Lyceum Theatre en 1896.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La représentation d'un bref épisode de la Commune, Le Pater, fut interdite par le gouvernement (1889). Le premier récit en prose de Coppée, Une Idylle pendant le siège, parut en 1875. Il fut suivi par différents volumes de nouvelles, par Toute une jeunesse (1890) où il essayait de reproduire les sentiments, sinon les souhaits réels, de la jeunesse de l'auteur, Les Vrais Riches (1892), Le Coupable (1896), etc. Il fut fait officier de la Légion d'Honneur en 1888.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réimpression d’une série d'articles brefs sur des sujets divers, intitulée Mon franc-parler, parut de 1893 à 1896 ; en 1898 vint La Bonne Souffrance, le résultat de son retour à l'Église catholique, qui lui valut une grande popularité. La cause immédiate de son retour à la foi fut une grave maladie qui le fit deux fois approcher de la mort. Jusqu’alors il avait manifesté peu d'intérêt pour les affaires publiques, mais il rejoignit la section la plus exaltée du mouvement nationaliste, en même temps qu’il continuait à mépriser le système de la démocratie. Il prit une part importante aux attaques contre l’accusé dans l'affaire Dreyfus et fut un des créateurs de la fameuse Ligue de la Patrie Française fondée par Jules Lemaître et sa maîtresse, Madame de Loynes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vers et en prose Coppée s’appliqua à exprimer l'émotion humaine de la façon la plus simple : le patriotisme instinctif, la joie d’un nouvel amour et la pitié envers les pauvres, traitant chacun de ces sujets avec sympathie et pénétration. La poésie lyrique et idyllique, grâce à laquelle on continuera à se souvenir de lui, est animée par un charme musical et à quelques occasions, comme La Bénédiction et La Grève des forgerons, montre par moments un puissant pouvoir d'expression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Jugements divers&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son premier recueil, Le Reliquaire (1866), l'avait placé au sein du mouvement poétique du Parnasse. Mais dès ses Intimités (1868), il s'en était détourné pour se tourner vers une poésie du quotidien, utilisant des mots de tous les jours, mais dans une prosodie classique, sans échapper au prosaïsme et au conformisme. On raconte qu'Anatole France, voyant sur une couronne mortuaire l'inscription : « Offert par les joueurs de boules de Neuilly » aurait murmuré : « Tiens ! Un vers de Coppée ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les « poètes maudits » de son temps (Verlaine, Rimbaud, Charles Cros…), aimaient à pasticher ses dizains. De son côté il avait commenté ainsi le sonnet des Voyelles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rimbaud, fumiste réussi,&lt;br /&gt;Dans un sonnet que je déplore,&lt;br /&gt;Veut que les lettres O, E, I&lt;br /&gt;Forment le drapeau tricolore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vain le décadent pérore,&lt;br /&gt;Il faut sans «mais», ni «car», ni «si»&lt;br /&gt;Un style clair comme l'aurore :&lt;br /&gt;Les vieux Parnassiens sont ainsi.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mai 1874, dans son Avertissement de la Première Édition du Cahier Rouge, il astreint cette tâche au poète:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Selon nous, le poète n'a plus à s'occuper de ce qu'il a déjà accompli, mais seulement de ce qu'il se propose de faire encore. C'est vers la perfection qu'il rêve, et non vers le succès qu'il constate, que doivent tendre ses progrès; et, pour notre compte personnel, quand une fois nous avons donné notre livre à l'impression, nous n'en prenons pas plus souci que les arbres printaniers, que nous voyons de notre fenêtre, ne s'inquiètent de leurs feuilles mortes du dernier automne ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1866 Le Reliquaire&lt;br /&gt;1868 Les Intimités&lt;br /&gt;1869 Poèmes modernes&lt;br /&gt;1869 L’Angélus&lt;br /&gt;1869 La Bénédiction&lt;br /&gt;1869 Le Passant&lt;br /&gt;1869 La grève des forgerons&lt;br /&gt;1870 Poésies (1864-1869)&lt;br /&gt;1870 Deux douleurs&lt;br /&gt;1871 Lettre d’un mobile breton&lt;br /&gt;1871 Fais ce que dois&lt;br /&gt;1871 L’Abandonnée&lt;br /&gt;1872 Les Humbles&lt;br /&gt;1872 Les bijoux de la délivrance&lt;br /&gt;1872 Le Rendez-Vous&lt;br /&gt;1872 Théâtre 1869-1872&lt;br /&gt;1873 Le petit marquis (en collaboration avec A. d’Artois)&lt;br /&gt;1874 Le cahier rouge&lt;br /&gt;1875 Prologue d’ouverture pour les matinées littéraires et musicales de la Gaîté&lt;br /&gt;1875 Poésies (1869-1874)&lt;br /&gt;1875 Olivier&lt;br /&gt;1875 Une idylle pendant le siège&lt;br /&gt;1876 Les Mois&lt;br /&gt;1876 Le luthier de Crémone&lt;br /&gt;1877 L’Éxilée&lt;br /&gt;1878 La guerre de Cent Ans (en collaboration avec A. d’Artois)&lt;br /&gt;1878 Le Naufragé&lt;br /&gt;1878 Jeunes filles&lt;br /&gt;1878 Les Récits et les Élégies&lt;br /&gt;1878 Récits épiques&lt;br /&gt;1879 Poésies (1874-1878)&lt;br /&gt;1880 L’asile de nuit&lt;br /&gt;1880 Le Trésor&lt;br /&gt;1880 La Korrigane&lt;br /&gt;1880 La marchande de journaux&lt;br /&gt;1880 L’Épave&lt;br /&gt;1880 La bataille d’Hernani&lt;br /&gt;1881 Madame de Maintenon&lt;br /&gt;1881 L’Homme et la Fortune&lt;br /&gt;1881 Bleuette, conte en vers&lt;br /&gt;1882 Contes en prose&lt;br /&gt;1882 Théâtre (1872-1878) et Théâtre (1878-1881)&lt;br /&gt;1883 Severo Torelli&lt;br /&gt;1883 Vingt contes nouveaux&lt;br /&gt;1883 Pour le drapeau&lt;br /&gt;1883 Aux bourgeois d’Amsterdam&lt;br /&gt;1885 Contes et récits en prose&lt;br /&gt;1885 Les Jacobites&lt;br /&gt;1886 Théâtre (1881-1886)&lt;br /&gt;1886 La Nourrice&lt;br /&gt;1886 La tête de la Sultane&lt;br /&gt;1886 Le roman de Jeanne&lt;br /&gt;1886 Maître Ambros&lt;br /&gt;1886 L’amiral Courbet&lt;br /&gt;1887 Poésies (1878-1886)&lt;br /&gt;1887 Arrière-saison&lt;br /&gt;1887 Feuilles volantes&lt;br /&gt;1888 Contes rapides&lt;br /&gt;1889 Henriette&lt;br /&gt;1890 Toute une jeunesse&lt;br /&gt;1890 Le Pater&lt;br /&gt;1890 Les paroles sincères&lt;br /&gt;1891 Poésies (1886-1890)&lt;br /&gt;1892 Les vrais riches&lt;br /&gt;1892 Rivales&lt;br /&gt;1893 Longues et brèves&lt;br /&gt;1893 Mon franc-parler, 2 vol.&lt;br /&gt;1894 Contes tout simples&lt;br /&gt;1895 Pour la Couronne&lt;br /&gt;1895 La Caissière&lt;br /&gt;1896 Le Coupable&lt;br /&gt;1898 La bonne souffrance&lt;br /&gt;1900 Au président Krüger qui va traverser la France&lt;br /&gt;1901 Un duel au sabre&lt;br /&gt;1901 Le Christ hors la loi&lt;br /&gt;1906 Des vers français&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Poésie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Reliquaire (1866)&lt;br /&gt;Les Intimités (1868)&lt;br /&gt;Poèmes divers (1869)&lt;br /&gt;Poèmes modernes (1869) (dont L'Angélus, Le Père et La Grève des forgerons)&lt;br /&gt;Les Humbles (1872)&lt;br /&gt;Les Humbles (dont La Nourrice et Émigrants)&lt;br /&gt;Écrit pendant le siège&lt;br /&gt;Quatre sonnets&lt;br /&gt;Promenades et intérieurs&lt;br /&gt;Plus de sang !&lt;br /&gt;Le Cahier rouge (1874)&lt;br /&gt;Olivier (1876)&lt;br /&gt;Les Récits et les Élégies (1878) (dont L'Exilée) Voir le document en ligne : Europeana ; Europeana&lt;br /&gt;Le Naufragé (1878)&lt;br /&gt;Contes en vers et poésies diverses (1880) (dont L'enfant de la balle et La Marchande de journaux)&lt;br /&gt;Arrière-Saison (1887)&lt;br /&gt;Les Paroles sincères (1891)&lt;br /&gt;Dans la prière et dans la lutte (1901)&lt;br /&gt;De pièces et de morceaux&lt;br /&gt;Des Vers français (1906)&lt;br /&gt;Sonnets intimes et poèmes inédits, Vers d'amour et de tendresse (posthume, 1927)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Théâtre&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Passant, comédie en un acte, en vers (1869)&lt;br /&gt;Deux douleurs, drame en un acte, en vers (1870)&lt;br /&gt;Fais ce que dois, épisode dramatique (1871)&lt;br /&gt;Les Bijoux de la délivrance, scène en vers (1872)&lt;br /&gt;L'Abandonnée (1871)&lt;br /&gt;Le Rendez-vous (1872)&lt;br /&gt;La Guerre de cent ans&lt;br /&gt;Le Luthier de Crémone, comédie en un acte, en vers (1876)&lt;br /&gt;Le Trésor (1879)&lt;br /&gt;La Korrigane (1880)&lt;br /&gt;Madame de Maintenon, drame en cinq actes avec un prologue, en vers (1881)&lt;br /&gt;Severo Torelli, drame en cinq actes, en vers (1883)&lt;br /&gt;Les Jacobites, drame en cinq actes, en vers (1885)&lt;br /&gt;Le Pater (1889)&lt;br /&gt;Pour la couronne, drame en cinq actes, en vers (1895)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Romans, contes et nouvelles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une Idylle pendant le siège (1874). Édition critique de Than-Van Ton That : 2005.&lt;br /&gt;Contes en prose (1882)&lt;br /&gt;Vingt Contes nouveaux (1883)&lt;br /&gt;Le banc, idylle parisienne (1887)&lt;br /&gt;Contes rapides (1888)&lt;br /&gt;Henriette (1889)&lt;br /&gt;Toute une jeunesse (1890)&lt;br /&gt;Les Vrais Riches (1892)&lt;br /&gt;Rivales (1893)&lt;br /&gt;Longues et brèves (1893)&lt;br /&gt;Contes tout simples (1894)&lt;br /&gt;Le Coupable (1896)&lt;br /&gt;La Bonne Souffrance(1898)&lt;br /&gt;Contes pour les jours de fête (1903)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Articles &amp;amp; divers&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mon franc-parler&lt;br /&gt;L'Homme-affiche (1891)&lt;br /&gt;Souvenirs d'un Parisien&lt;br /&gt;La Bataille d'Hernani&lt;br /&gt;La Maison de Molière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Wikipedia&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.francois-coppee.com/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Site francois coppee&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-3109579827348026315?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/3109579827348026315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=3109579827348026315' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/3109579827348026315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/3109579827348026315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/francois-coppee-le-poete-des-humbles.html' title='François COPPEE'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-1114807092016436744</id><published>2009-11-27T00:28:00.000-08:00</published><updated>2009-11-27T00:29:43.379-08:00</updated><title type='text'>ÉTOILES FILANTES de (François Coppée</title><content type='html'>Dans les nuits d'automne, errant par la ville,&lt;br /&gt;Je regarde au ciel avec mon désir,&lt;br /&gt;Car si, dans le temps qu'une étoile file,&lt;br /&gt;On forme un souhait, il doit s'accomplir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfant, mes souhaits sont toujours les mêmes :&lt;br /&gt;Quand un astre tombe, alors, plein d'émoi,&lt;br /&gt;Je fais de grands voeux afin que tu m'aimes&lt;br /&gt;Et qu'en ton exil tu penses à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette chimère, hélas ! je veux croire,&lt;br /&gt;N'ayant que cela pour me consoler.&lt;br /&gt;Mais voici l'hiver, la nuit devient noire,&lt;br /&gt;Et je ne vois plus d'étoiles filer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François COPPEE..1842/19O8.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-1114807092016436744?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/1114807092016436744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=1114807092016436744' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1114807092016436744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1114807092016436744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/etoiles-filantes-de-francois-coppee.html' title='ÉTOILES FILANTES de (François Coppée'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-9159897376980084598</id><published>2009-11-26T11:08:00.000-08:00</published><updated>2009-11-26T11:45:04.566-08:00</updated><title type='text'>Stéphane Mallarmé</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;font size="5"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="5"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="5"&gt;&lt;font color="#009900"&gt;Apparition&lt;/font&gt; &lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs&lt;br /&gt;Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs&lt;br /&gt;Vaporeuses, tiraient de mourantes violes&lt;br /&gt;De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles.&lt;br /&gt;—C’était le jour béni de ton premier baiser.&lt;br /&gt;Ma songerie aimant à me martyriser&lt;br /&gt;s’enivrait savamment du parfum de tristesse&lt;br /&gt;Que même sans regret et sans déboire laisse&lt;br /&gt;La cueillaison d’un Rêve au coeur qui l’a cueilli.&lt;br /&gt;J’errais donc, l’œil rivé sur le pavé vieilli&lt;br /&gt;Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue&lt;br /&gt;Et dans le soir, tu m’es en riant apparue&lt;br /&gt;Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté&lt;br /&gt;Qui jadis sur mes beaux sommeils d’enfant gâté&lt;br /&gt;Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées&lt;br /&gt;Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mallarme.net/"&gt;&lt;font color="#ff6600" size="4"&gt;&lt;strong&gt;Site sur mallarme &lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mallarme.net/Mallarme/Oeuvres"&gt;&lt;font color="#ff6600" size="4"&gt;&lt;strong&gt;Les oeuvres de Mallarmé&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/stephane_mallarme/index.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600" size="4"&gt;Liste des poèmes deStéphane Mallarmé [1]&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://poetry.poetryx.com/poets/173/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;font size="4"&gt;Liste des poèmes deStéphane Mallarmé [2]&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poetry.poetryx.com/poets/173/"&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-9159897376980084598?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/9159897376980084598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=9159897376980084598' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/9159897376980084598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/9159897376980084598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/stephane-mallarme.html' title='Stéphane Mallarmé'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-8879743384348656164</id><published>2009-11-24T07:33:00.000-08:00</published><updated>2009-11-24T07:47:49.510-08:00</updated><title type='text'>Site Je Poeme</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Ma gironde&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai grandi sur les terres de Gironde,&lt;br /&gt;En baladant mes humeurs vagabondes.&lt;br /&gt;Ici je suis belle et bien chez moi,&lt;br /&gt;Car nul lieu ne me donne plus d’émois.&lt;br /&gt;Ce pays bercé par les histoires d’eau,&lt;br /&gt;Donne aux autochtones le verbe haut,&lt;br /&gt;Ce charmant accent grégaire,&lt;br /&gt;Majestueux comme l’estuaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde entier connaît Bordeaux pour ses vins,&lt;br /&gt;Mais ce sang du christ est Girondin,&lt;br /&gt;Il n’a nullement la fadeur des Bordelais,&lt;br /&gt;Nullement l’odeur du sang versé,&lt;br /&gt;Par ces familles qui sans partage,&lt;br /&gt;On fait leur beur grâce à l’esclavage.&lt;br /&gt;Et donnait comme unique héritage l’arrogance,&lt;br /&gt;A toute une cité sans clairvoyance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bordeaux la merveilleuse,&lt;br /&gt;Et bien plus hideuse,&lt;br /&gt;Que les cotes atlantiques,&lt;br /&gt;Aux embruns alchimiques.&lt;br /&gt;A toutes ces rivières aux eaux dorées,&lt;br /&gt;Qui traversent les vastes forets,&lt;br /&gt;Et qui offrent aux oiseaux de passage,&lt;br /&gt;Des gîtes aux milles visages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis qu’un modeste girondin,&lt;br /&gt;Amoureux de tous ces vins,&lt;br /&gt;Amoureux de tous ces paysages,&lt;br /&gt;Des vignes jusqu’aux marécages.&lt;br /&gt;Mes larmes coulent quand j’entends parlé,&lt;br /&gt;De cette future ligne T.G.V,&lt;br /&gt;Que la main d’un citadin a tracé,&lt;br /&gt;Pour une poigné de billets.&lt;br /&gt;Je sais que l’on ne peu rien attendre,&lt;br /&gt;D’un gars qui vie dans la morosité,&lt;br /&gt;Loin de notre quotidien tendre,&lt;br /&gt;Dénué de toute superficialité.&lt;br /&gt;Malheureusement je sais que dans cette aventure&lt;br /&gt;Les droits de l’homme priment toujours sur la nature&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poeme.jepoeme.com/discussion-203775-Ma_gironde/1.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Poème publié(e) par Christobal_33&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;L'oubli:antidote au poison de l'amour !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne me demande plus mes nouvelles&lt;br /&gt;Je vais, même très bien ma belle&lt;br /&gt;Je me sens guéri, sans séquelles&lt;br /&gt;De tes charmes qui ensorcellent&lt;br /&gt;De tes désirs insensés qui s’entremêlent&lt;br /&gt;Toujours à tes vœux non formels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu te vantais,dans ton parfum de querelles,&lt;br /&gt;De caprices qu’émanait ta dentelle&lt;br /&gt;D’être insensible à l’amour et à son mal&lt;br /&gt;De tes menaces,Oh combien tu es cruelle !&lt;br /&gt;De rupture, de mettre fin à tout sensuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, vive l’oubli l’antidote eternel.&lt;br /&gt;Grace à lui, je me libère de tes ficelles&lt;br /&gt;Je ne réponds plus à tes appas charnels&lt;br /&gt;Ni ne me sens envers toi, tendre et fidèle.&lt;br /&gt;Adieu ombre de femme, faite par le gel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poeme.jepoeme.com/discussion-203755-L_oubli_antidote_au_poison_de_l_amour_/1.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Poème publié(e) par bilaliaissa&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Marre de croire au meilleur d'un ailleurs !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Marre d’un monde d’ailleurs&lt;br /&gt;Marre de croire au meilleur&lt;br /&gt;J’ouvre les yeux et j’écoute&lt;br /&gt;Mais quand je lis, il m’en coûte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poursuivre la même route&lt;br /&gt;Celle qui part en déroute&lt;br /&gt;Ne pas lire est solution&lt;br /&gt;Mais alors comment fait-on ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour éviter les fracas&lt;br /&gt;D’une lecture de fatras&lt;br /&gt;Je n’étais pas là pour ça&lt;br /&gt;Cherchant un « je ne sais quoi »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je croyais trouver là&lt;br /&gt;J’ai du franchir trop de pas&lt;br /&gt;Un en arrière à présent&lt;br /&gt;Juste pour prendre le temps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’analyser le présent&lt;br /&gt;D’imaginer que le temps&lt;br /&gt;Pourra changer ces images&lt;br /&gt;Pour que les hommes soient sages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains voudraient bien s’aimer&lt;br /&gt;D’autres voudraient s’entretuer&lt;br /&gt;Choisissez bien votre camp&lt;br /&gt;De votre vie en dépend&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous croyez le meilleur&lt;br /&gt;Interrogez votre cœur&lt;br /&gt;Humilité savez-vous&lt;br /&gt;Que vous et moi sommes : nous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des insectes dans ce monde&lt;br /&gt;Des êtres à l’âme qui gronde&lt;br /&gt;Par trop d’incompréhension&lt;br /&gt;Pour de fausses agressions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voulez croire au meilleur&lt;br /&gt;Pourtant vous tirez ailleurs&lt;br /&gt;Pendant que passent les heures&lt;br /&gt;Suffirait de quelques fleurs….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de tendres baisers je l’avoue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shérazade (22 novembre 2009)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poeme.jepoeme.com/discussion-203395-Marre_de_croire_au_meilleur_d_un_ailleurs_et_encore_je_me_suis_retenue_/1.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Poème publié(e) par Chere_Azade&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-8879743384348656164?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/8879743384348656164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=8879743384348656164' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8879743384348656164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8879743384348656164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/site-je-poeme_24.html' title='Site Je Poeme'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-8519790350900556418</id><published>2009-11-17T09:53:00.000-08:00</published><updated>2009-11-17T10:22:23.811-08:00</updated><title type='text'>Alain Robbe-Grillet</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 149px; HEIGHT: 147px" height="104" alt="Powered by Blogger" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:d3kxhZsVuThl0M:http://jeanyvessecheresse.files.wordpress.com/2008/02/alain_robbegrillet.jpg" width="129" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;Alain Robbe-Grillet(1922 , 2008 )&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des grands écrivains français de la seconde moitié du XXème siècle, Alain Robbe-Grillet a probablement figuré comme l’auteur le plus connu à l’étranger et le moins aimé à Paris. Le 18 février dernier, le chef de file autoproclamé du "Nouveau Roman" disparaissait à l’âge de 85 ans, laissant derrière lui une somme importante d’ouvrages, théoriques ou fictifs, de réalisations cinématographiques, le plus souvent de dimension très polémique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Robbe-Grillet, né le 18 août 1922 à Brest (Finistère) et décédé le 18 février 2008 à Caen (Calvados) est un romancier et cinéaste français. Considéré comme le chef de file du nouveau roman, il a été élu à l'Académie française le 25 mars 2004 sans être reçu. Son épouse est la romancière Catherine Robbe-Grillet, dont le nom de plume est Jeanne de Berg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color="#009900"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="5"&gt;Biographie&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils d'ingénieur, Alain Robbe-Grillet suit ses études au lycée Buffon, à celui de Brest, puis au lycée Saint-Louis[1]. Il entre à l'Institut national agronomique à Paris, dont il sort diplômé ingénieur agronome puis est envoyé au STO à Nuremberg. À son retour en 1945, il est chargé de mission à l'Institut national de la statistique à Paris, puis ingénieur à partir de 1949 à l'Institut des fruits et agrumes coloniaux, au Maroc, en Guinée française, à la Martinique et à la Guadeloupe (1949-51).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se consacre ensuite à la littérature. Son premier roman, Les Gommes, parait en 1953 aux Éditions de Minuit et Roland Barthes lui consacre un article dans Critique. Se liant d'amitié avec Jérôme Lindon, directeur des éditions de Minuit, il en devient conseiller littéraire entre 1955 et 1985[1]. On considère parfois Les Gommes comme le premier « nouveau roman », mais l'expression n'apparaît que quelques années plus tard, sous la plume d'un critique. En 1963 paraît Pour un Nouveau Roman, recueil d'articles de Robbe-Grillet publiés notamment dans L'Express. Il se fait ainsi en quelque sorte le théoricien de ce mouvement littéraire. On le qualifia souvent de « pape du nouveau roman ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il travaille également pour le cinéma, notamment sur le scénario de L'Année dernière à Marienbad, réalisé par Alain Resnais en 1961. Les films qu'il a réalisés oscillent ensuite entre érotisme et sado-masochisme. Il était connu pour être un adepte du sado-masochisme, comme sa femme Catherine Robbe-Grillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu à peu, ses romans se sont tournés vers l'érotisme, et vers l'« autobiographie fantasmatique », romans qui ont parfois été plus appréciés à l'étranger (notamment aux États-Unis) qu'en France, au moins du point de vue des universitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il participe également au Haut comité pour la défense et l´expansion de la langue française entre 1966 et 1968.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1972 à 1997, Alain Robbe-Grillet enseigne aux États-Unis, à l'université de New York (NYU) et à la Washington University de Saint-Louis (Missouri), et dirige le Centre de sociologie de la littérature à l´université de Bruxelles entre 1980 et 1988.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Élu à l'Académie française au 32e fauteuil, succédant à Maurice Rheims, le 25 mars 2004, il n'a jamais prononcé son discours de réception, refusant le port de l'habit vert et cette tradition, qu'il considérait comme dépassée, provoquant ainsi l'impatience des autres immortels[3]. Son décès ayant eu lieu avant que le problème ne trouve de solution, il n'a jamais siégé à l'Académie française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Installé au Mesnil-au-Grain (Calvados) à partir de 1963, il y écrit la plupart de ses livres et consacre sa formation d'agronome au parc du château du XVIIe siècle. Plus tard, il travaille avec l'Institut mémoires de l'édition contemporaine ouvert en 2003 à Caen, où il dépose ses archives et dont il a fait du directeur son légataire universel. Alain Robbe-Grillet meurt à Caen dans la nuit du 17 au 18 février 2008 d'une crise cardiaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="4"&gt;Alain Robbe-Grillet : Les Gommes (1953) et Le Voyeur (1955).&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Robbe-Grillet est arrivé en littérature quelque peu "par hasard". Ce romancier cinéaste à la formation d’ingénieur agronome a été enclin à l’originalité littéraire davantage par méconnaissance de ce qui existait déjà que par choix délibéré. Il en fait tout d’abord le constat avec le rejet par une partie influente de la critique littéraire de ses premiers romans, Les Gommes et Le Voyeur, qui seront finalement publiés respectivement en 1953 et 1955. De cette confrontation, il en ressort un ouvrage Pour un nouveau roman en 1963 où il fait l’inventaire de ses propres règles en matière d’esthétique littéraire ; des règles qui seraient plus valides selon lui pour son époque que celles qu’il venait de transgresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’éditeur parisien, Jérôme Lindon, qui accepte le premier, avec grand enthousiasme d’ailleurs, de publier ses romans pour les éditions de Minuit. Le Voyeur obtient, dès sa sortie en 1955, le prix des Critiques grâce au soutien des écrivains Georges Bataille, Jean Paulhan et Maurice Blanchot. En revanche, ce roman déchaîne la chronique dans Le Monde, sous la plume de l’académicien Emile Henriot. Lent, énigmatique, répétitif et déroutant, expérimental en tout cas, Le Voyeur est tout de même vendu à 10 000 exemplaires la première année de sa sortie en librairie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ses romans, ce sont Les Gommes (1953) et Le Voyeur (1955) qui ont marqué indéniablement l’ensemble de son travail littéraire. Les Gommes est souvent présenté comme l’archétype même du roman robbe-grilletien. Ce roman mais aussi l’ensemble de ses œuvres peuvent se concevoir tel le cheminement d’un protagoniste menant sa vie selon une trajectoire circulaire, le ramenant en apparence à son point de départ. Pourtant, malgré la ressemblance des situations initiale et finale, le destin se trouve inéluctablement modifié par cette trajectoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Gommes, roman policier ou conte métaphysique, comme aime à s’y interroger Bernard Dort dans la revue Les Temps Modernes en 1953 ? Il est incontestable que l’univers ici décrit n’est plus celui d’un Chateaubriand ou d’un Lamartine. On entre dans une autre dimension : les personnages sont entourés d’un halo flottant, leur existence semble aberrante, leur raison d’être à un temps et espace donnés semble obstinément injustifiable. Dans un article publié dans L’Observateur, Roland Barthes écrit ceci : "Robbe-Grillet travaille à introduire dans le récit un mixte nouveau d’espace et de temps, ce que l’on pourrait appeler une dimension einsteinienne de l’objet. Ceci est d’autant plus important que littéralement, nous vivons encore dans une vision purement newtonienne de l’univers." C’est bien là que l’on trouve la touche artistique bien spécifique à Robbe-Grillet : il fait exploser la lisibilité du monde selon un axe linéaire ; la cohérence devient une circulaire. On en sort avec une impression de vertige, de tourbillon. Virtuosité verbale, habileté et maîtrise de l’intrigue, angoisse et froideur de l’atmosphère, volontaires glissements narratifs, font de la plume de cet écrivain un art expérimental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un des chefs de file du Nouveau Roman&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau roman est conçu comme une manière de faire corps contre la littérature "périmée, facile et qui plaisait au grand nombre", pour reprendre les propres termes d’Alain Robbe-Grillet. Nathalie Sarraute, quant à elle, définit dans L’ère du Soupçon (1953) ce nouveau genre littéraire de la sorte : toute psychologie des personnages et de l’intrigue est évacuée, leurs figures sont totalement dévaluées dans leur prétention à fonder le genre romanesque, l’écrivain prend un malin plaisir "à détruire le personnage et tout l’appareil désuet qui assurait sa puissance".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est donc conçu pour faire exploser la cohérence, la stabilité, la lisibilité du monde représenté par le roman bourgeois de type balzacien. Contre le désir de "faire vrai", le nouveau roman est également appelé l’Ecole du regard et propose de transmettre une présence et non une signification. Cela amène Robbe-Grillet à écrire que : "Le monde n’est ni signifiant, ni absurde. Il est, tout simplement. C’est là en tout cas ce qu’il a de plus remarquable." D’où cette passion de décrire "objectivement" afin de traduire l’étrangeté d’un monde qui, regardé par l’homme, "ne lui rend pas son regard".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi autour de l’éditeur Jérôme Lindon se sont rassemblés des écrivains comme Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute mais aussi Claude Simon, Robert Pinget, Samuel Beckett et Claude Ollier. Tous avaient cette même ambition : celle d’abolir les anciennes règles d’esthétique littéraire, de faire exploser la trame des anciens romans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces romanciers pourrait-on ajouter, malgré leurs quelques divergences, les écrivains Michel Butor, Jean Ricardou et Marguerite Duras. Plus précisément, c’est par la publication de Moderato que Marguerite Duras fut classée abusivement par la critique littéraire de l’époque dans la catégorie du nouveau roman. A cette époque elle laisse dire. Il faudra attendre trente ans pour qu’elle critique publiquement le nouveau roman et qu’elle se défende, ardemment d’en avoir jamais été l’un des auteurs, assurant même fièrement n’y avoir jamais rien compris. Notons cependant qu’elle venait de se brouiller entre-temps avec Robbe-Grillet. Dans tous les cas, ces écrivains précédemment cités se sont tous engagés contre le récit traditionnel et la vision du monde que ce dernier véhicule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers "nouveaux romans" sortent dans les années 50 : Les Gommes (1953), Passage de Milan de Michel Butor (1954). Si dès 1938 Nathalie Sarraute avait publié Tropismes, ce n’est pourtant qu’une vingtaine d’années après, c’est-à-dire vers la fin des années cinquante, que les revendications du nouveau roman sont reconnues et que le groupe est consacré en tant que tel avec un numéro spécial d’Esprit sur ce courant littéraire. Au cours de la décennie suivante, identité et volonté de rupture vont se consolider. S’ensuit alors l’époque de la publication de Pour un nouveau roman d’Alain Robbe-Grillet et des Problèmes du nouveau roman (1967) de Jean Ricardou. Incontestable nouvel acteur dans l’horizon littéraire des années soixante, le nouveau roman repose sur deux pôles éditoriaux : les éditions de Minuit, sous la houlette de Jérôme Lindon, et les éditions Gallimard. Les revues spécialisées comme Tel Quel et des hebdomadaires L’Express et France-Observateur assurent également soutien et diffusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une alliance inédite est par ailleurs opérée entre le nouveau roman et les thèses d’une nouvelle critique littéraire illustrée par les travaux de Roland Barthes, issue des nouvelles sciences humaines et fortement ancrée dans le discours structuraliste. Toutes deux ont le souci commun d’un décentrement du sujet, d’une dilution du sens, et l’idée forte, au regard de la génération précédente, que l’engagement de l’écrivain se fait au cœur de l’écriture, "dans la pleine conscience des problèmes actuels de son propre langage" (Alain Robbe-Grillet). Avec cette symbiose entre la création littéraire et écrits critiques, les romanciers, à l’instar d’Alain Robbe-Grillet et Nathalie Sarraute ou encore de Jean Ricardou et Michel Butor, se font les chantres d’un nouvel horizon littéraire, tantôt en position de romanciers, tantôt de théoriciens de leur propre écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="4"&gt;Des adieux sans grande pompe&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Jalousé, admiré, respecté Alain Robbe-Grillet a défendu ses convictions esthétiques en attaquant. Ainsi le 18 février 2008 l’écrivain fut inhumé dans la petite ville de Caen, devant un désert de personnalités littéraires : pas un éditeur, pas un académicien, pas un membre du jury Médicis dont il fut un des fondateurs en 1958.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le communiqué de l’Elysée, l’Académie française "perd aujourd’hui l’un de ses membres les plus illustres et sans nul doute le plus rebelle". C’est ainsi qu’il laissera sa trace : celle d’un écrivain décomplexé de toute convention. Même à 85 ans, son dernier livre, publié à l’automne 2007, Un Roman sentimental, fit scandale. Elu à l’Académie française au fauteuil de Maurice Rheims en 2004, il refusa de porter l’habit vert et l’épée, rechignant à faire son discours de réception et il n’y fut jamais reçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œuvre de Robbe-Grillet : une œuvre que beaucoup de critiques décrivent comme inégale et caricaturale sur la fin mais dont il ressort deux livres, Les Gommes et Le Voyeur.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600" size="5"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.teheran.ir/spip.php?article185"&gt;&lt;font color="#009900"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#ff6600" size="5"&gt;la revue de teheran&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;Œuvres littéraires&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Romans&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un régicide (1949)&lt;br /&gt;Les Gommes (1953, Prix Fénéon)&lt;br /&gt;Le Voyeur (1955) reçoit le Prix des Critiques&lt;br /&gt;La Jalousie (1957)&lt;br /&gt;Dans le labyrinthe (1959)&lt;br /&gt;La Maison de rendez-vous (1965)&lt;br /&gt;Projet pour une révolution à New York (1970)&lt;br /&gt;Topologie d'une cité fantôme (1976)&lt;br /&gt;Souvenirs du Triangle d'Or (1978)&lt;br /&gt;Djinn (1981)&lt;br /&gt;La Reprise (2001)&lt;br /&gt;Un roman sentimental[5] (2007)&lt;br /&gt;La Forteresse, Scénario pour Michelangelo Antonioni, (2009)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="5"&gt;Nouvelle&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Instantanés (1962)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="5"&gt;Essais&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un Nouveau Roman (1963)&lt;br /&gt;Le Voyageur, essais et entretiens (2001)&lt;br /&gt;Entretiens avec Alain Robbe-Grillet, par Benoît Peeters, DVD vidéo, Les Impressions Nouvelles, (2001)&lt;br /&gt;Préface à une vie d'écrivain[6] (2005)&lt;br /&gt;Fictions à caractère autobiographique [modifier]&lt;br /&gt;Le Miroir qui revient (1985)&lt;br /&gt;Angélique ou l'enchantement (1988)&lt;br /&gt;Les Derniers Jours de Corinthe (1994)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="5"&gt;Filmographie&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1961 : L'Année dernière à Marienbad, scénario et dialogues en collaboration&lt;br /&gt;1963 : L'Immortelle&lt;br /&gt;1966 : Trans-Europ-Express&lt;br /&gt;1968 : L'Homme qui ment&lt;br /&gt;1971 : L'Eden et après&lt;br /&gt;1974 : Glissements progressifs du plaisir&lt;br /&gt;1974 : Le Jeu avec le feu&lt;br /&gt;1983 : La Belle Captive&lt;br /&gt;1995 : Un bruit qui rend fou, co-réalisé avec Dimitri de Clerq&lt;br /&gt;2007 : C'est Gradiva qui vous appelle &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Azadunifr&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-8519790350900556418?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/8519790350900556418/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=8519790350900556418' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8519790350900556418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8519790350900556418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/alain-robbe-grillet.html' title='Alain Robbe-Grillet'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-1662652529402478847</id><published>2009-11-17T09:35:00.000-08:00</published><updated>2009-12-04T08:51:09.005-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Calligramme'/><title type='text'>Calligramme</title><content type='html'>&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Calligramme &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Calligramme a été créé en 1918 par le poète Guillaume Apollinaire. Ce néologisme est le croisement des termes idéogramme et calligraphie. Le premier désigne les symboles graphiques qui représentent des unités de sens, comme dans la langue chinoise. Le second est le nom de l’art de l’écriture joliment tracée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le calligramme est donc un texte écrit dont les lignes sont disposées en forme de dessin. Cette disposition graphique est généralement en rapport avec le thème du poème, c’est son côté "idéogramme" ! C’est Apollinaire qui créé le terme (il songeait tout d’abord à idéogramme lyrique), mais la tradition du "poème dessiné" est beaucoup plus ancienne. Elle remonte à Théocrite et aux poètes alexandrins.&lt;br /&gt;Voici un exemple de calligramme de Guillaume Apollinaire datant de 1918.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 212px; HEIGHT: 317px" height="327" alt="Powered by Blogger" src="http://www.loria.fr/equipes/calligramme/IMAGES/Calligramme.png" width="236" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Reconnais-toi&lt;br /&gt;Cette adorable personne c'est toi&lt;br /&gt;Sous le grand chapeau canotier&lt;br /&gt;Oeil&lt;br /&gt;Nez&lt;br /&gt;La bouche&lt;br /&gt;Voici l'ovale de ta figure&lt;br /&gt;Ton cou exquis&lt;br /&gt;Voici enfin l'imparfaite image de ton buste adoré&lt;br /&gt;vu comme à travers un nuage&lt;br /&gt;Un peu plus bas c'est ton coeur qui bat&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guillaume Apollinaire,&lt;br /&gt;calligramme,&lt;br /&gt;extrait du poème du 9 février 1915,&lt;br /&gt;(poèmes à Lou).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-1662652529402478847?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/1662652529402478847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=1662652529402478847' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1662652529402478847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1662652529402478847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/calligramme.html' title='Calligramme'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-6663151425432509717</id><published>2009-11-17T09:04:00.000-08:00</published><updated>2009-11-17T09:08:36.091-08:00</updated><title type='text'>Poème d'amour</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;DIS-MOI "OUI", MA BELLE !&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne fais rien de tes nuits&lt;br /&gt;Alors que j’égare mes jours&lt;br /&gt;Dans les méandres du temps qui fuit&lt;br /&gt;Attendant un signe depuis toujours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne fais de tes rêves et tu dors&lt;br /&gt;Quand mes pensées veillent au mirador&lt;br /&gt;De mon insomnie en balade&lt;br /&gt;A vouloir t’écrire une aubade&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne fais rien de ta tendresse&lt;br /&gt;Tes mains douces pour les caresses&lt;br /&gt;A me dévouer corps et âme&lt;br /&gt;Et c’est là tout mon drame&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne fais rien de mon appel&lt;br /&gt;Et je me languis de ton sourire&lt;br /&gt;De ceux qui font vivre et mourir&lt;br /&gt;Hélas ! Rien ne t’interpelle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu ne fais rien ma belle&lt;br /&gt;Tu dis "oui" et tu te rebelles…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poeme-amour.jepoeme.com/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="5"&gt;Site Je Poeme&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-6663151425432509717?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/6663151425432509717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=6663151425432509717' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/6663151425432509717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/6663151425432509717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/poeme-damour.html' title='Poème d&apos;amour'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-5249708524711183212</id><published>2009-11-14T09:08:00.000-08:00</published><updated>2009-11-14T09:12:49.015-08:00</updated><title type='text'>Site Je Poeme</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Site sur poeme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poeme.jepoeme.com/"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;&lt;strong&gt;http://poeme.jepoeme.com&lt;/strong&gt;/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;C’est l’hiver&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voila c’est l hiver, on entends le cri de l’orage&lt;br /&gt;Qui vient de loin ,qui veut faire peur au ciel lourd de nuages&lt;br /&gt;La fouettant par ses éclaires, Lui tirant les larmes en rage&lt;br /&gt;Débordant la terre et effectuant un débarbouillages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voila comme hier, ou certain oiseaux délaissent leurs plumages&lt;br /&gt;Dans des nids délabré, pour réaliser un long voyage&lt;br /&gt;Et ces feuilles qui perdent leurs couleurs, devenant un peu sauvages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voila c’est l’hiver, ou le bateau ivre quitte son rivage&lt;br /&gt;Disloque sur la mer, tel un alcoolique au bout d’un naufrage&lt;br /&gt;Et Accueillent les farouches vagues, comme des gifles sur le visage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voila le froid de cette nuit est le même, il est semblable&lt;br /&gt;A celui de ton poème et à sa chaleur misérable&lt;br /&gt;Il cherche les mots entre le siffle du vent qui te semble durable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;laperledunord&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poeme.jepoeme.com/"&gt;http://poeme.jepoeme.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-5249708524711183212?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/5249708524711183212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=5249708524711183212' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5249708524711183212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5249708524711183212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/site-je-poeme.html' title='Site Je Poeme'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-550401237486069851</id><published>2009-11-13T10:34:00.000-08:00</published><updated>2009-11-13T10:42:33.317-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;font color="#009900"&gt;&lt;strong&gt;Citations de Francois de La Rochefoucauld&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons plus de paresse dans l'esprit que dans le corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vieillissant on devient plus fou et plus sage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui s'appliquent trop aux petites choses deviennent ordinairement incapables des grandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai moyen d'être trompé, c'est de se croire plus fin que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est du véritable amour comme de l'apparition des esprits : tout le monde en parle mais peu de gens en ont vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans toutes les existences, on note une date ou bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accent du pays ou l'on est né demeure dans l'esprit et dans le coeur, comme dans le langage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui s'appliquent trop aux petites chose deviennent ordinairement incapables des grandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On passe souvent de l'amour à l'ambition, mais on ne revient guère de l'ambition à l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'orgueil ne veut pas devoir, et l'amour-propre ne veut pas payer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'extrême plaisir que nous prenons à parler de nous-mêmes nous doit faire craindre de n'en donner guère à ceux qui nous écoutent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vengeance procède toujours de la faiblesse de l'âme, qui n'est pas capable de supporter les injures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on ne trouve pas son repos en soi-même, il est inutile de le chercher ailleurs.&lt;br /&gt;C'est une grande folie que de vouloir être sage tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aime à deviner les autres, mais l'on n'aime pas à être deviné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est jamais plus difficile de bien parler que quand on a honte de se taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La reconnaissance de la plupart des hommes n'est qu'une secrète envie de recevoir de plus grands bienfaits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi faut-il que nous ayons assez de mémoire pour retenir jusqu'aux moindres particularités de ce qui nous est arrivé et que nous n'en ayons pas assez pour nous souvenir combien de fois nous les avons contées à une même personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ridicule déshonore plus que le déshonneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est plus honteux de se défier de ses amis que d'en être trompé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le refus des louanges est un désir d'être loué deux fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment prétendons-nous qu'un autre garde notre secret, si nous ne pouvons le garder nous-mêmes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne désirerions guère de choses avec ardeur, si nous connaissions parfaitement ce que nous désirons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de gens savent être vieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus a de la haine qu'a l'amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le remède de la jalousie est la certitude de ce qu'on craint, parce qu'elle cause la fin de la vie ou la fin de l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'esprit est toujours la dupe du coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La véritable éloquence consiste à dire tout ce qu'il faut et à ne dire que ce qu'il faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de n'ête plus en état de donner de mauvais exemples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désir de paraître habile empêche souvent de le devenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aurions souvent honte de nos plus belles actions si le monde voyait tous les motifs qui les produisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des amis dégoûtent de l'amitié, et la plupart des dévots dégoûtent de la dévotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les premières passions les femmes aiment l'amant, et dans les autres elles aiment l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amitiés renouées demandent plus de soins que celles qui n'ont jamais été rompues.&lt;br /&gt;Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est plus désagréable qu'un homme se cite lui-même à tout propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bonheur tue et le chagrin laisse vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne doit pas juger d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il en sait faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vertus sont des frontières des vices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a divers sujets de mépriser la vie, mais on n'a jamais raison de mépriser la mort.&lt;br /&gt;Le bon goût vient plus du jugement que de l'esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de bons mariages, mais il n'y en a point de délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe à leur portée.&lt;br /&gt;Il n'appartient qu'aux grands hommes d'avoir de grands défauts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons paraître grands dans un emploi au-dessous de notre mérite, mais nous paraissons souvent petits dans un emploi plus grand que nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est du véritable amour comme de l'apparition des esprits : tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vertus se perdent dans l'intérêt, comme les fleuves dans la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le doute est le pire de tous les maux, car il les suppose tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il sait en faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'est jamais si malheureux qu'on croit, ni si heureux qu'on avait espéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La violence qu'on se fait pour demeurer fidèle à ce qu'on aime ne vaut guère mieux qu'une infidélité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce ou l'amour propre se propose toujours quelque chose à gagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque prétexte que nous donnions à nos afflictions, ce n'est souvent que l'intérêt et la vanité qui les causent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La parfaite valeur, c'est de faire sans témoin ce qu'on serais capable de faire devant tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les querelles ne dureraient pas longtemps, si le tort n'était que d'un coté.&lt;br /&gt;L'enfer des femmes, c'est la vieillesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous n'avions point d'orgueil, nous ne nous plaindrions pas de celui des autres.&lt;br /&gt;Il y a des gens niais qui se connaissent et qui emploient habilement leur niaiserie.&lt;br /&gt;Chacun dit du bien de son coeur et personne n'en ose dire de son esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toutes les passions violentes, celle qui sied le moins mal aux femmes, c'est l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des honnêtes femmes sont des trésors cachés, qui ne sont en sûreté que parce qu'on ne les cherche pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vieillards aiment à donner de bons conseils, pour se consoler de n'être plus en âge de donner de mauvais exemples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aimons toujours ceux qui nous admirent, et nous n'aimons pas toujours ceux que nous admirons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les occasions nous font connaître aux autres, et encore plus à nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens heureux ne se corrigent guère : il croient toujours avoir raison quand la fortun&lt;br /&gt;soutient leur mauvaise conduite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petitesse de l'esprit fait l'opiniâtreté ; et nous ne croyons pas aisément ce qui est au-delà de ce que nous voyons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-550401237486069851?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/550401237486069851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=550401237486069851' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/550401237486069851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/550401237486069851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/citations-de-francois-de-la.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-485314374042733740</id><published>2009-11-13T09:47:00.000-08:00</published><updated>2009-11-13T10:02:08.815-08:00</updated><title type='text'>Émile VERHAEREN</title><content type='html'>&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img height="110" alt="Powered by Blogger" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:hIl5Muh5m_iPOM:http://www.emileverhaeren.com/images/emile02.jpg" width="122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Emile Verhaeren (1855 - 1916)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#006600;"&gt;Sa vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emile Verhaeren est né le 21 mai 1855 à Sint-Amands, petite commune belge en bord d'Escaut, non loin de la grande métropole Anversoise. Il fera ses études secondaires à Gand, chez les jésuites, au Collège Sainte-Barbe, en même temps que Georges Rodenbach et quelques années avant Maurice Maeterlinck, autres grands noms de la littérature flamande de langue française. Ensuite, ce seront des études de droit à l'Université Catholique de Louvain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa carrière sera cependant bien plus littéraire que juridique. Il est actif dans "La Jeune Belgique" dès le début, en 1881, avec Max Waller, Iwan Gilkin, Albert Giraud et Emile Van Arenbergh. En 1883, il publie son premier recueil, encore empreint de naturalisme, "Les Flamandes". Après, ce sera "Les Moines" (1886), où transparait une certaine attirance pour le mystique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite viendra la trilogie symboliste avec "Les Soirs" (1888), "Les Débâcles" (1888) et "Les Flambeaux noirs" (1891), oeuvre marquée par le pessimisme, la noirceur et la neurasthénie, oeuvre où abondent les images violentes et sanglantes. C'est l'oeuvre d'un auteur qui traverse une grave dépression. En 1891, année de son mariage, ces chimères noires s'effaceront dans "Les Apparus dans mes Chemins".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, sous l'influence du socialisme d'Emile Vandervelde, sa poésie deviendra plus sociale avec cette autre trilogie: "Les Campagnes hallucinées" (1893), "Les Villages illusoires" (1895) et "Les Villes tentaculaires" (1895), portraits sombres d'une société en mutation, mais aussi profession de foi en le progrès. Ce sont sans doute les oeuvres auxquelles on pense en premier quand on parle de Verhaeren aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Verhaeren est aussi le poète du bonheur conjugal, comme dans "Les Heures claires" (1896), "Les Heures d'Après-midi" (1905) et "Les Heures du Soir" (1911), ou de son pays natal, comme dans le cycle "Toute ma Flandre", avec ses cinq recueils: "Les Tendresses premières" (1904), "La Guirlande des Dunes" (1907), "Les Héros"(1908), "Les Villes à Pignons" (1909) et "Les Plaines" (1911).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi ces recueils ou le poète chante les forces qui mènent l'humanité, des poèmes remplis de fougue et d'optimisme: "Les Visages de la Vie" (1899), "Les Forces tumultueuses" (1902), "La Mutltiple Splendeur" (1906), "Les Rythmes souverains" (1910). Peut-être est-ce la partie de son oeuvre qui a eu le plus de mal à vieillir. Serait-ce parce qu'il n'est aujourd'hui plus vraiment possible de croire en l'homme et en le progrès après deux guerres mondiales, après Hiroshima, après Auschwitz? Qui disait encore qu'aucune poésie n'était plus possible après Auschwitz? En tout cas, ce ne pourra plus être la même qu'avant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre bouleversera le poète, viendra fracasser son bel optimisme lyrique en une humanité meilleure. Elle inspirera à Verhaeren un dernier recueil de poèmes, tout empreint de patriotisme. Il est rare que le patriotisme ou le nationalisme inspire des chefs-d'oeuvre impérissables. "Les Ailes rouges de la Guerre", paru en 1916, ne déroge pas à cette règle. Verhaeren ne verra pas la fin de ce premier cauchemar mondial. Il décèdera le 27 novembre 1916 à Rouen, écrasé par un train.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Verhaeren, tout comme Maeterlinck, fut un des écrivains francophones les plus célébrés de son temps. Force est de constater que son étoile a bien pâli et qu'il ne reste pas grand-chose de cette gloire passée. Aujourd'hui, peu de gens le lisent encore et ses oeuvres, à quelques rares exceptions près, végètent trop souvent dans les réserves des bibliothèques, d'où plus personne ne semble les déranger. Peut-être ce site vous donnera-t-il l'envie d'aller les sortir du semi-oubli dans lequel elles sont un peu injustement tombées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Son oeuvre poétique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Flamandes (1883)&lt;br /&gt;Les Moines (1886)&lt;br /&gt;Les Soirs (1888)&lt;br /&gt;Les Débâcles (1888)&lt;br /&gt;Les Flambeaux noirs (1891)&lt;br /&gt;Au Bord de la Route (1891)&lt;br /&gt;Les Apparus dans mes Chemins (1891)&lt;br /&gt;Les Campagnes hallucinées (1893)&lt;br /&gt;Les Villages illusoires (1895)&lt;br /&gt;Les Villes tentaculaires (1895)&lt;br /&gt;Les Douze Mois (1895)&lt;br /&gt;Les Bords de la Route (1895)&lt;br /&gt;Les Heures claires (1896)&lt;br /&gt;Les Heures d'après-midi (1905)&lt;br /&gt;Les Heures du Soir: (1911)&lt;br /&gt;Les Aubes (1898)&lt;br /&gt;Les Vignes de ma muraille (1899)&lt;br /&gt;Les Visages de la vie (1899)&lt;br /&gt;Les Forces tumultueuses (1902)&lt;br /&gt;Toute la Flandre: les Tendresses premières (1904)&lt;br /&gt;Toute la Flandre: la Guirlande des Dunes (1907)&lt;br /&gt;Toute la Flandre: les Héros (1908)&lt;br /&gt;Toute la Flandre: les Villes à Pignons (1909)&lt;br /&gt;Toute la Flandre: les Plaines (1911)&lt;br /&gt;La multiple Splendeur (1906)&lt;br /&gt;Les Rythmes souverains (1910)&lt;br /&gt;Les Blés mouvants (1912)&lt;br /&gt;Les Ailes rouges de la Guerre (1916)&lt;br /&gt;Les Flammes hautes (1917)&lt;br /&gt;A la vie qui s'éloigne (1924)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;La ville&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les chemins vont vers la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du fond des brumes,&lt;br /&gt;Avec tous ses étages en voyage&lt;br /&gt;Jusques au ciel, vers de plus hauts étages,&lt;br /&gt;Comme d'un rêve, elle s'exhume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-bas,&lt;br /&gt;Ce sont des ponts musclés de fer,&lt;br /&gt;Lancés, par bonds, à travers l'air ;&lt;br /&gt;Ce sont des blocs et des colonnes&lt;br /&gt;Que décorent Sphinx et Gorgones ;&lt;br /&gt;Ce sont des tours sur des faubourgs ;&lt;br /&gt;Ce sont des millions de toits&lt;br /&gt;Dressant au ciel leurs angles droits :&lt;br /&gt;C'est la ville tentaculaire,&lt;br /&gt;Debout,&lt;br /&gt;Au bout des plaines et des domaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des clartés rouges&lt;br /&gt;Qui bougent&lt;br /&gt;Sur des poteaux et des grands mâts,&lt;br /&gt;Même à midi, brûlent encor&lt;br /&gt;Comme des oeufs de pourpre et d'or ;&lt;br /&gt;Le haut soleil ne se voit pas :&lt;br /&gt;Bouche de lumière, fermée&lt;br /&gt;Par le charbon et la fumée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un fleuve de naphte et de poix&lt;br /&gt;Bat les môles de pierre et les pontons de bois ;&lt;br /&gt;Les sifflets crus des navires qui passent&lt;br /&gt;Hurlent de peur dans le brouillard ;&lt;br /&gt;Un fanal vert est leur regard&lt;br /&gt;Vers l'océan et les espaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des quais sonnent aux chocs de lourds fourgons ;&lt;br /&gt;Des tombereaux grincent comme des gonds ;&lt;br /&gt;Des balances de fer font choir des cubes d'ombre&lt;br /&gt;Et les glissent soudain en des sous-sols de feu ;&lt;br /&gt;Des ponts s'ouvrant par le milieu,&lt;br /&gt;Entre les mâts touffus dressent des gibets sombres&lt;br /&gt;Et des lettres de cuivre inscrivent l'univers,&lt;br /&gt;Immensément, par à travers&lt;br /&gt;Les toits, les corniches et les murailles,&lt;br /&gt;Face à face, comme en bataille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout là-bas, passent chevaux et roues,&lt;br /&gt;Filent les trains, vole l'effort,&lt;br /&gt;Jusqu'aux gares, dressant, telles des proues&lt;br /&gt;Immobiles, de mille en mille, un fronton d'or.&lt;br /&gt;Des rails ramifiés y descendent sous terre&lt;br /&gt;Comme en des puits et des cratères&lt;br /&gt;Pour reparaître au loin en réseaux clairs d'éclairs&lt;br /&gt;Dans le vacarme et la poussière.&lt;br /&gt;C'est la ville tentaculaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rue - et ses remous comme des câbles&lt;br /&gt;Noués autour des monuments -&lt;br /&gt;Fuit et revient en longs enlacements ;&lt;br /&gt;Et ses foules inextricables,&lt;br /&gt;Les mains folles, les pas fiévreux,&lt;br /&gt;La haine aux yeux,&lt;br /&gt;Happent des dents le temps qui les devance.&lt;br /&gt;A l'aube, au soir, la nuit,&lt;br /&gt;Dans la hâte, le tumulte, le bruit,&lt;br /&gt;Elles jettent vers le hasard l'âpre semence&lt;br /&gt;De leur labeur que l'heure emporte.&lt;br /&gt;Et les comptoirs mornes et noirs&lt;br /&gt;Et les bureaux louches et faux&lt;br /&gt;Et les banques battent des portes&lt;br /&gt;Aux coups de vent de la démence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le long du fleuve, une lumière ouatée,&lt;br /&gt;Trouble et lourde, comme un haillon qui brûle,&lt;br /&gt;De réverbère en réverbère se recule.&lt;br /&gt;La vie avec des flots d'alcool est fermentée.&lt;br /&gt;Les bars ouvrent sur les trottoirs&lt;br /&gt;Leurs tabernacles de miroirs&lt;br /&gt;Où se mirent l'ivresse et la bataille ;&lt;br /&gt;Une aveugle s'appuie à la muraille&lt;br /&gt;Et vend de la lumière, en des boîtes d'un sou ;&lt;br /&gt;La débauche et le vol s'accouplent en leur trou ;&lt;br /&gt;La brume immense et rousse&lt;br /&gt;Parfois jusqu'à la mer recule et se retrousse&lt;br /&gt;Et c'est alors comme un grand cri jeté&lt;br /&gt;Vers le soleil et sa clarté :&lt;br /&gt;Places, bazars, gares, marchés,&lt;br /&gt;Exaspèrent si fort leur vaste turbulence&lt;br /&gt;Que les mourants cherchent en vain le moment de silence&lt;br /&gt;Qu'il faut aux yeux pour se fermer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle, le jour - pourtant, lorsque les soirs&lt;br /&gt;Sculptent le firmament, de leurs marteaux d'ébène,&lt;br /&gt;La ville au loin s'étale et domine la plaine&lt;br /&gt;Comme un nocturne et colossal espoir ;&lt;br /&gt;Elle surgit : désir, splendeur, hantise ;&lt;br /&gt;Sa clarté se projette en lueurs jusqu'aux cieux,&lt;br /&gt;Son gaz myriadaire en buissons d'or s'attise,&lt;br /&gt;Ses rails sont des chemins audacieux&lt;br /&gt;Vers le bonheur fallacieux&lt;br /&gt;Que la fortune et la force accompagnent ;&lt;br /&gt;Ses murs se dessinent pareils à une armée&lt;br /&gt;Et ce qui vient d'elle encor de brume et de fumée&lt;br /&gt;Arrive en appels clairs vers les campagnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la ville tentaculaire,&lt;br /&gt;La pieuvre ardente et l'ossuaire&lt;br /&gt;Et la carcasse solennelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les chemins d'ici s'en vont à l'infini&lt;br /&gt;Vers elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le moulin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moulin tourne au fond du soir, très lentement,&lt;br /&gt;Sur un ciel de tristesse et de mélancolie,&lt;br /&gt;Il tourne et tourne, et sa voile, couleur de lie,&lt;br /&gt;Est triste et faible et lourde et lasse, infiniment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l'aube, ses bras, comme des bras de plainte,&lt;br /&gt;Se sont tendus et sont tombés ; et les voici&lt;br /&gt;Qui retombent encor, là-bas, dans l'air noirci&lt;br /&gt;Et le silence entier de la nature éteinte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour souffrant d'hiver sur les hameaux s'endort,&lt;br /&gt;Les nuages sont las de leurs voyages sombres,&lt;br /&gt;Et le long des taillis qui ramassent leurs ombres,&lt;br /&gt;Les ornières s'en vont vers un horizon mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour d'un vieil étang, quelques huttes de hêtre&lt;br /&gt;Très misérablement sont assises en rond ;&lt;br /&gt;Une lampe de cuivre éclaire leur plafond&lt;br /&gt;Et glisse une lueur aux coins de leur fenêtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans la plaine immense, au bord du flot dormeur,&lt;br /&gt;Ces torpides maisons, sous le ciel bas, regardent,&lt;br /&gt;Avec les yeux fendus de leurs vitres hagardes,&lt;br /&gt;Le vieux moulin qui tourne et, las, qui tourne et meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le vent&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la bruyère longue infiniment,&lt;br /&gt;Voici le vent cornant Novembre ;&lt;br /&gt;Sur la bruyère, infiniment,&lt;br /&gt;Voici le vent&lt;br /&gt;Qui se déchire et se démembre,&lt;br /&gt;En souffles lourds, battant les bourgs ;&lt;br /&gt;Voici le vent,&lt;br /&gt;Le vent sauvage de Novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux puits des fermes,&lt;br /&gt;Les seaux de fer et les poulies&lt;br /&gt;Grincent ;&lt;br /&gt;Aux citernes des fermes.&lt;br /&gt;Les seaux et les poulies&lt;br /&gt;Grincent et crient&lt;br /&gt;Toute la mort, dans leurs mélancolies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent rafle, le long de l'eau,&lt;br /&gt;Les feuilles mortes des bouleaux,&lt;br /&gt;Le vent sauvage de Novembre ;&lt;br /&gt;Le vent mord, dans les branches,&lt;br /&gt;Des nids d'oiseaux ;&lt;br /&gt;Le vent râpe du fer&lt;br /&gt;Et peigne, au loin, les avalanches,&lt;br /&gt;Rageusement du vieil hiver,&lt;br /&gt;Rageusement, le vent,&lt;br /&gt;Le vent sauvage de Novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les étables lamentables,&lt;br /&gt;Les lucarnes rapiécées&lt;br /&gt;Ballottent leurs loques falotes&lt;br /&gt;De vitres et de papier.&lt;br /&gt;- Le vent sauvage de Novembre ! -&lt;br /&gt;Sur sa butte de gazon bistre,&lt;br /&gt;De bas en haut, à travers airs,&lt;br /&gt;De haut en bas, à coups d'éclairs,&lt;br /&gt;Le moulin noir fauche, sinistre,&lt;br /&gt;Le moulin noir fauche le vent,&lt;br /&gt;Le vent,&lt;br /&gt;Le vent sauvage de Novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vieux chaumes, à cropetons,&lt;br /&gt;Autour de leurs clochers d'église.&lt;br /&gt;Sont ébranlés sur leurs bâtons ;&lt;br /&gt;Les vieux chaumes et leurs auvents&lt;br /&gt;Claquent au vent,&lt;br /&gt;Au vent sauvage de Novembre.&lt;br /&gt;Les croix du cimetière étroit,&lt;br /&gt;Les bras des morts que sont ces croix,&lt;br /&gt;Tombent, comme un grand vol,&lt;br /&gt;Rabattu noir, contre le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent sauvage de Novembre,&lt;br /&gt;Le vent,&lt;br /&gt;L'avez-vous rencontré le vent,&lt;br /&gt;Au carrefour des trois cents routes,&lt;br /&gt;Criant de froid, soufflant d'ahan,&lt;br /&gt;L'avez-vous rencontré le vent,&lt;br /&gt;Celui des peurs et des déroutes ;&lt;br /&gt;L'avez-vous vu, cette nuit-là,&lt;br /&gt;Quand il jeta la lune à bas,&lt;br /&gt;Et que, n'en pouvant plus,&lt;br /&gt;Tous les villages vermoulus&lt;br /&gt;Criaient, comme des bêtes,&lt;br /&gt;Sous la tempête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la bruyère, infiniment,&lt;br /&gt;Voici le vent hurlant,&lt;br /&gt;Voici le vent cornant Novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/mile_verhaeren/index.html#"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;LISTE DES POÈMES DE L´AUTEUR : Émile VERHAEREN&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-485314374042733740?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/485314374042733740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=485314374042733740' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/485314374042733740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/485314374042733740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/emile-verhaeren.html' title='Émile VERHAEREN'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-8719539901590083797</id><published>2009-11-09T09:46:00.000-08:00</published><updated>2009-11-09T09:53:24.801-08:00</updated><title type='text'>Michel de Montaigne</title><content type='html'>&lt;font face="arial"&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size="0"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face="arial"&gt;&lt;font color="#009900"&gt;&lt;font size="5"&gt;Essais&lt;/font&gt; &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="4"&gt;Essais de Michel de Montaigne - résumé&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;À l’imitation des Œuvres morales du Grec Plutarque (46-120), Montaigne conçoit ses Essais comme une « marqueterie mal jointe », et revendique leur désordre comme gage de sa liberté et de sa « bonne foy ». Préférant à l’organisation didactique et à la rhétorique des pédants une « allure poétique, à sauts et à gambades », il mise sur la bigarrure et la diversité. Les cent sept chapitres des Essais frappent donc par leur variété et par les contrastes qui les animent. Si les plus courts (notamment au livre I) ne sont guère que des notes de lecture, juxtaposant en une ou deux pages quelques anecdotes brièvement commentées, d’autres forment de véritables essais philosophiques, d’inspiration stoïcienne (« Que philosopher c’est apprendre à mourir », I, 20) ou sceptique (« Apologie de Raimond Sebond », II, 12), de plus en plus nourris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la variété des formes répond celle des sujets : Montaigne, affectant de « parler indifféremment de tout ce qui se présente à sa fantasie », passe sans transition des « cannibales » (I, 31) aux « ordonnances divines » (I, 32), des « senteurs » (I, 60) aux « prières » (I, 61). Quelques titres trompeurs masquent les chapitres les plus audacieux : « Coutume de l’île de Céa » (II, 3) discute de la légitimité du suicide ; « De la ressemblance des enfants aux pères » (II, 37) attaque les médecins ; « Sur des vers de Virgile » (III, 5) recèle les confessions de Montaigne sur son expérience de l’amour et de la sexualité ; « Des coches » (III, 6) dénonce la barbarie des conquistadors... Non moins diverses sont les sources innombrables que Montaigne fait dialoguer, confrontant les autorités traditionnelles de l’humanisme à son expérience individuelle : si Plutarque et Sénèque restent ses auteurs de prédilection, historiens et poètes ne sont guère moins sollicités : des centaines de citations en prose ou en vers, en français et en latin, souvent plaisamment détournées, composent un texte à plusieurs voix. Loin de constituer un ornement gratuit ou une autorité paralysante, cet intertexte omniprésent illustre ou sollicite toujours une réflexion penelle : « Je ne dis les autres, explique Montaigne, sinon pour d’autant plus me dire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’unité des Essais réside dans la démarche originale qui fait de l’enquête philosophique le miroir de l’auteur : « C’est moi que je peins. » Quel que soit le sujet traité, le but poursuivi est la connaissance de soi, l’évaluation de son propre jugement, l’approfondissement de ses inclinations : « Dernierement que je me retiray chez moy, délibéré autant que je pourroy, ne me mesler d’autre chose que de passer en repos, et à part, ce peu qui me reste de vie : il me sembloit ne pouvoir faire plus grande faveur à mon esprit, que de le laisser en pleine oisiveté, s’entretenir soy mesmes, et s’arrester et rasseoir en soy » (I, 8). Au-delà de ce projet sans précédent, qui nous dévoile les goûts et les opinions d’un gentilhomme périgourdin du XVIe siècle, comme ses habitudes et ses manies les plus secrètes, le génie de Montaigne est d’éclairer la dimension universelle d’un tel autoportrait : dans la mesure où « chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition », la mise en œuvre du précepte socratique « Connais-toi toi-même » débouche sur une exploration vertigineuse des énigmes de notre condition, dans sa misère, sa vanité, son inconstance, sa dignité aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="4"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://montaigne.mes-biographies.com/Essais.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color="#009900" size="4"&gt;mes-biographies.com&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-8719539901590083797?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/8719539901590083797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=8719539901590083797' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8719539901590083797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8719539901590083797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/michel-de-montaigne.html' title='Michel de Montaigne'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-5807211831638070353</id><published>2009-11-09T05:30:00.001-08:00</published><updated>2009-11-09T09:46:56.909-08:00</updated><title type='text'>La citation du jour</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres qu'à la fin nous nous déguisons à nous-mêmes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; citations de François, duc de LA ROCHEFOUCAULD&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-5807211831638070353?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/5807211831638070353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=5807211831638070353' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5807211831638070353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5807211831638070353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/nous-sommes-si-accoutumes-nous-deguiser.html' title='La citation du jour'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-6369296347528553882</id><published>2009-11-08T08:18:00.000-08:00</published><updated>2009-11-08T08:51:04.719-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Nathalie Sarraute&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:VhtZ6f-eDK79wM:http://www.matisse.lettres.free.fr/rubriquecursives/enfance/sarraute2.jpg" width="122" height="110" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;(1900-1999)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie Sarraute, née Natalyia (Natacha) Tcherniak à Ivanovo, en Russie, le 18 juillet 1900, et décédée à Paris le 19 octobre 1999, est une écrivaine française d'origine russe. Elle est la mère de Claude Sarraute, journaliste, roman&lt;img class="gl_color_fg" border="0" alt="Text Color" src="http://www.blogger.com/img/blank.gif" /&gt;cière et comédienne, de Dominique Sarraute, photographe, et Anne Sarraute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie Sarraute, née sous le nom de Natalyia Tcherniak, voit le jour le 18 juillet 1900[1] à Ivanovo, près de Moscou, dans une famille de la bourgeoisie juive, aisée et cultivée. Après le divorce de ses parents, Ilya et Pauline Chatounowski (connue sous le nom de plume de N. Vikhrovski), la jeune Nathalie quitte la Russie pour un temps et vient à Paris avec sa mère. Elles habitent dans le cinquième arrondissement. Elle va à l'école maternelle de la rue des Feuillantines. Chaque année, elle passe un mois avec son père, soit en Russie, soit en Suisse. Nathalie Tcherniak retourne en Russie, à Saint-Pétersbourg, avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci, Nicolas Boretzki. Ilyanova Tcherniak, le père de Nathalie, qui connaît des difficultés en Russie du fait de ses opinions politiques, est contraint d'émigrer à Paris. Il va créer une usine de matières colorantes à Vanves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune Nathalie grandit avec Véra, la seconde femme de son père, et a une éducation cosmopolite. Elle poursuit en effet des études d'anglais et d'histoire à Oxford, de sociologie à Berlin, et de droit à Paris. Elle devient ensuite avocate, inscrite au barreau de Paris. Elle entame également une carrière de juriste internationale. En 1925, elle épouse Raymond Sarraute, avocat comme elle, et de cette union naissent trois enfants : Claude, née en 1927, Anne et Dominique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, Nathalie Sarraute découvre la littérature du XXe siècle, spécialement Marcel Proust, James Joyce et Virginia Woolf, qui bouleversent sa conception du roman. En 1932, elle écrit les premiers textes de ce qui deviendra Tropismes où elle analyse les réactions physiques spontanées imperceptibles, très ténues à une stimulation : « mouvements indéfinissables qui glissent très rapidement aux limites de la conscience ; ils sont à l'origine de nos gestes, de nos paroles, des sentiments que nous manifestons, que nous croyons éprouver et qu'il est possible de définir ». Tropismes sera publié en 1939 et salué par Jean-Paul Sartre et Max Jacob.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1941, Sarraute est radiée par deux fois du barreau, à la suite des lois anti-juives, et se consacre alors à la littérature. En 1947, Jean-Paul Sartre écrit la préface de Portrait d'un inconnu, qui sera publié un an après par Robert Marin. Ce n'est qu'avec Martereau (1953) qu'elle commence à connaître le succès. Le livre paraît chez Gallimard, et elle restera désormais fidèle à cette maison d'édition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1964, elle reçoit le Prix International de Littérature pour son roman Les Fruits d'Or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à son oeuvre romanesque, elle commence à écrire pour le théâtre, à l'invitation d'une radio allemande. Le Silence paraîtra en 1964, Le Mensonge deux ans plus tard. Suivront Isma, C'est beau, Elle est là et Pour un oui ou pour un non. Ces pièces suscitent rapidement l'intérêt des metteurs en scène. Ainsi, Claude Régy crée Isma en 1970, puis C'est beau en 1975 et Elle est là en 1980 ; Jean-Louis Barrault crée en 1967 Le Silence et Le Mensonge à l'Odéon, pièces que montera plus tard Jacques Lassalle (1993) pour l'inauguration du Vieux Colombier en tant que deuxième salle de la Comédie Française. Simone Benmussa crée Enfance (1984) à Paris (Théâtre du Rond-Point), puis à New York sous le titre Childhood(1985); Pour un oui ou pour un non(création en France, 1986, Théâtre du Rond-Point); création mondiale à New York par S.B. sous le titre For no good reason(1985). Elle réalise un film Portrait de Nathalie Sarraute, avec Nathalie Sarraute, Juliet Berto et Erika Kralik (production Centre Georges Pompidou et Editions Gallimard), sélectionné dans "Perspectives du cinéma français", Festival de Cannes, 1978.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie Sarraute décède à Paris le 19 octobre 1999, alors qu'elle travaille à une septième pièce, et est inhumée à Chérence, dans le Val-d'Oise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;Les enjeux de l'écriture&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En 1956, Sarraute publie l'Ère du soupçon, essai sur la littérature qui récuse les conventions traditionnelles du roman. Elle y décrit notamment la nature novatrice des œuvres de Woolf, de Kafka, de Proust, de Joyce et de Dostoïevski. Elle devient alors, avec Alain Robbe-Grillet, Michel Butor ou encore Claude Simon, une figure de proue du courant du nouveau roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sarraute ambitionne d’atteindre une « matière anonyme comme le sang », veut révéler « le non-dit, le non-avoué », tout l’univers de la “sous-conversation”. N'a-t-on pas dit d'elle qu'elle s'était fixé pour objectif de « peindre l'invisible » ? Elle excelle à détecter les « innombrables petits crimes » que provoquent sur nous les paroles d’autrui. Ces paroles sont souvent anodines, leur force destructrice se cache sous la carapace des lieux communs, gentillesses d’usage, politesses… Nos apparences sans cesse dévoilent et masquent à la fois ces petits drames.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme « tropisme », emprunté au langage scientifique, désigne l'orientation des plantes en fonction de leur milieu. Chez Sarraute, qui a intitulé sa première publication Tropismes, ce vocable renvoie à des mouvements intérieurs presque insensibles dus à des causes extérieures: phrases stéréotypées, conventions sociales. Sous la banalité apparente de ces conventions langagières, il existe en effet des rapports humains complexes, des sentiments intenses, voire violents (sensations d'enfermement, d'angoisse, de panique). Sarraute les décrit comme des mouvements instinctifs, déclenchés par la présence d'autrui ou par les paroles des autres. Tropismes, refusé par Gallimard et par Grasset, ne sera reconnu par la critique qu'une quinzaine d'années après sa parution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1983, Sarraute publie Enfance, qui fait revivre le monde disparu des émigrés russes à Paris au début du XXe siècle. Dans ce recueil de scènes isolées, l'auteur s'efforce de retrouver ce qui constitue sa personnalité, s'attachant en particulier à reconstituer ses premières rencontres avec les mots, le plaisir de la lecture et l'activité introspective de l'écriture. Écriture à deux voix, ce texte se présente sous la forme d'un dialogue entre l'écrivain et son double, qui soumet l'entreprise autobiographique à un contrôle à la fois constant et rigoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#006600;"&gt;&lt;img class="gl_size" border="0" alt="Font size" src="http://www.blogger.com/img/blank.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Œuvres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;•Tropismes paraît en 1939, après avoir été refusé par Gallimard et Grasset.&lt;br /&gt;•En 1941, elle est radiée du Barreau ; elle se réfugie à Janvry puis à Parmain.&lt;br /&gt;•1948 est l’année de parution de Portrait d’un inconnu avec une préface de Jean-Paul Sartre. En 1953, Martereau a plus de succès, tout comme Le Planétarium (1959).&lt;br /&gt;•En 1956, c’est la parution de L’Ère du soupçon, qui est un ensemble d’essais contre le roman traditionnel. En 1959, Le Planétarium remporte un grand succès. Viennent ensuite Les Fruits d’or (1963), Le Silence (1964), Entre la vie et la mort (1968), Vous les entendez (1972), C’est beau (1975), Enfance (1983), Tu ne t’aimes pas (1988), Ici (1995).&lt;br /&gt;•Nathalie Sarraute meurt en 1999 à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;------------------&lt;br /&gt;1939 : &lt;strong&gt;Tropismes &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1948 : &lt;strong&gt;Portrait d’un inconnu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1953&lt;strong&gt; Martereau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1956 &lt;strong&gt;L’Ère du soupçon&lt;/strong&gt; : cet essai, dont le sous-titre est « Essais sur le roman », est un manifeste s’opposant aux conventions traditionnelles du roman (entre autres : refus de la description, de l’analyse psychologique, etc.). Nathalie Sarraute s’explique notamment sur sa tentative littéraire en étudiant les mouvements de la conscience (« tropismes »). Ce texte compte quatre chapitres : « De Dostoïevski à Kafka », « L’Ère du soupçon », « Conversation et sous-conversation » et « Ce que voient les oiseaux ». Nathalie Sarraute, comme Alain Robbe-Grillet (Pour un nouveau roman, 1963), Jean Ricardou (Pour une théorie du nouveau roman, 1971), Claude Simon, Michel Butor (Essais sur le roman, 1969), etc., est une figure du « Nouveau Roman ».&lt;br /&gt;1959 &lt;strong&gt;Le Planétarium&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;1963 &lt;strong&gt;Les Fruits d’or&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;1967 &lt;strong&gt;Le Mensonge, Le Silence&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1968 &lt;strong&gt;Entre la vie et la mort&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1970 &lt;strong&gt;Isma&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;1972 &lt;strong&gt;Vous les entendez ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1973 &lt;strong&gt;C’est beau&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;1976 &lt;strong&gt;Disent les imbéciles&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1978 &lt;strong&gt;Elle est là&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1980 &lt;strong&gt;L’Usage de la parole&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1983&lt;strong&gt; Enfance&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1990 &lt;strong&gt;Tu ne t’aimes pas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.kirjasto.sci.fi/sarraute.htm"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#006600;"&gt;&lt;strong&gt;Nathalie Sarraute [ En ]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-6369296347528553882?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/6369296347528553882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=6369296347528553882' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/6369296347528553882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/6369296347528553882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/nathalie-sarraute-1900-1999-nathalie.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-7818026422352022870</id><published>2009-11-08T03:17:00.000-08:00</published><updated>2009-11-08T03:42:55.389-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;font color="#ff0000"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="5"&gt;Azadunifr اطلاعیه شمار یک وبلاگ&lt;/font&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size="4"&gt;&lt;font face="arial"&gt;با سلام به دوستان عزیر&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;و عرض پوزشش به خاطر وقفه که در وبلاگ به وجود آمد&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;با توجه به آمار نسبتا خوب وبلاگ در طول مدتی که من نبودم&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;تصمیم گرفتم به کار خود ادامه دهم فققط با توجه به دور بودن من&lt;br /&gt;از وبلاگ نیاز به معرفی سایتی ها فرانسوی&lt;br /&gt;معرفی کتاب های فرانسوی در داخل و خارج ایران است&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;برای یادگیری بیشتر دوستان در وبلاگ همچنین با توجه به در خواست دوستان تصمیم&lt;br /&gt;گرفته شد به دو زبان فارسی و فرانسه به کار خود ادامه دهیم همچنین تغییر&lt;br /&gt;نام از ادبیات فرانسه به چت فرانسوی از تصمیات گرفته شده است&lt;br /&gt;البته روش های قبلی وبلاگ همچنان پابرجاست وفقط نام عوض شد&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;تا علاقمندان بیشتری جذب وبلاگ شود کسانیکه می خواهند نویسند وبلاگ شوند&lt;br /&gt;یا با ما همکاری کنند با معرفی خود از طریق فرستادن ایمل&lt;br /&gt;به آدرس من اقدام نمایند منتظر نظرات و انتقادات شما هستیم&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;همچنین کسانیکه می توانند در طراحی وبلاگ به من کمک کنند&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;با فرستادن ایمیل آمادگی خود را اعلام کنند&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color="#ff0000" size="5"&gt;&lt;strong&gt;با تشکر مدیر وبلاگ : رضا عباسپور&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;reza_abbaspour81@yahoo.fr آدرس ایمیل&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;آبان 1388&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-7818026422352022870?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/7818026422352022870/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=7818026422352022870' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/7818026422352022870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/7818026422352022870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2009/11/azadunifr-rezaabbaspour81yahoo.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-1222641184671173446</id><published>2008-11-14T10:40:00.000-08:00</published><updated>2008-11-14T10:44:27.084-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SRltYmJXxeI/AAAAAAAAAKs/NQoaK6g_AwM/s1600-h/dubellay3.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 153px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267361508510647778" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SRltYmJXxeI/AAAAAAAAAKs/NQoaK6g_AwM/s200/dubellay3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Joachim Du Bellay&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;v. 1522 – 1560&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joachim du Bellay est un poète français né vers 1522 au château de la Turmelière (Liré), dans le Maine-et-Loire, et mort en 1560, à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste, la Défense et illustration de la langue française. Son œuvre la plus célèbre, Les Regrets, est un recueil de sonnets d'inspiration élégiaque et satirique, écrit à l'occasion de son voyage à Rome de 1553 à 1557.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Biographie de Joachim du Bellay&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joachim du Bellay est né au château de La Turmelière, près de Liré en Anjou, en 1522. Il est originaire d’une famille de cardinaux, de diplomates et de gouverneurs. Orphelin de père (Jean du Bellay, seigneur de Gonnort, 1480-1423) et de mère (Renée Chabot, 1490-1530) avant qu’il n’ait 10 ans, il est confié à la tutelle de René, son frère aîné. Il a également une soeur, Catherine (née vers 1510, qui épousera Christophe du Breil, Capitaine d’une compagnie de 50 hommes, seigneur de la Mauvoisinière en Bouzillé, du Bois en Riaillé et du Theil en Trans, dont la postérité sera Victor Hugo). René, son frère aîné, né vers 1507, le néglige. Si l’on en croit les propres affirmations de Joachim du Bellay, il a une enfance triste, solitaire à la Turmelière dans le manoir paternel. Il devient un adolescent fragile qui apprend à se recueillir dans la solitude des forêts et à rêver sur les bords de la Loire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, appartenant à une branche cadette de sa noble maison, Joachim ne peut envisager de vivre sur ses terres. il lui faut envisager un état qui l’aidera à tenir sa place dans le monde. Il souhaite s’illustrer dans la carrière des armes, sous l’égide de son cousin Guillaume du Bellay ((1491-1543), seigneur de Langey (ou Langeais) et Général de François Ier (il écrivit ses Mémoires), gouverneur du Piémont ; mais la mort de ce parent en 1543, en présence de Rabelais pendant le voyage de retour d’Italie, ruine ce projet. 1543 est aussi l’année où Bellay, Ronsard et Peletier du Mans se sont croisés dans la cathédrale où étaient célébrées, par René du Bellay (1500-1546), évêque du Mans, les obsèques de Guillaume. Il se tourne alors vers l’état ecclésiastique, comptant sur le crédit de son autre cousin Jean du Bellay (1492-1560). Pour se préparer à servir le cardinal, il étudie le droit à la Faculté de Poitiers, vers 1545. A Poitiers, Joachim Du Bellay fait la connaissance de l’érudit Muret, des poètes Salmon Macrin et Jacques Peletiers du Mans, lequel influencera les idées de La Pléiade et qui lui fait découvrir les lettres antiques et l’initie à la pratique de l’Ode. Il rédige ses premières Poésies latines et françaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après des études auprès de Marc-Antoine Muret, Jean Dorat (1508-1588) fut nommé Principal du collège de Coqueret, prêtre d’Amiens, sur la Montagne Sainte-Geneviève à Paris (près du Panthéon actuel), il y fait entrer deux de ses élèves, Ronsard (qui lui-même était l’arrière arrière-petit-fils d’une Jeanne du Bellay ( 1390-1465)) et Jean-Antoine de Baïf. Du Bellay les y rejoignit, s’efforçant avec passion et ténacité de combler les lacunes de sa scolarité antérieure et d’acquérir une formation littéraire approfondie : il compléte sa connaissance du latin, apprit le grec et découvrit les poètes italiens. Au collège de Coqueret, ils auront Jean Dorat, un brillant helléniste comme professeur. Sous sa direction, Du Bellay étudie les auteurs de l’Antiquité (plutôt les auteurs latins, alors que Ronsard et Baïf s’intéressent aux grecs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ronsard et du Bellay forment alors un groupe d’amis, qui prendra en 1549 le nom de Brigade avant d’adopter en 1553 celui de la Pléiade. Ce groupe souhaite définir de nouvelles règles poétiques. On y trouve avec des partants et des nouveaux, Guillaume des Autels, Pontus de Tyard, Jacques Pelletier du Mans (1517-1582), Remy Belleau, Jean Dorat, Jean-Antoine de Antoine Baïf (1532-1589) et Jean de la Péruse. La publication en 1548 de l’Art poétique du rhétoriqueur Thomas Sébillet, qui préconise aussi bien l’usage des formes médiévales françaises que des formes antiques, d’exposer et de développer une véritable théorie littéraire et savante. En réponse à Sébillet, avec lequel en réalité le désaccord est mince, et au nom de la Brigade, Du Bellay rédige une sorte d’art poétique intitulé Défense et Illustration de la langue française, dédié à un cousin germain de son père, le cardinal René du Bellay. Dans cet opuscule généralement considéré comme le manifeste de la Brigade, le poète préconise, contre les défenseurs du latin et les poètes marotiques, l’usage de la langue française en poésie. Il appelle en outre de ses vœux l’enrichissement du vocabulaire par la création de termes nouveaux (abréviations de termes existants, création de mots composés, réactivation du sens des racines anciennes, etc.). Les emprunts à d’autres langues, régionales ou étrangères (grecque et latine notamment), sont également conseillés, à condition que les mots choisis soient adaptés en français. Du Bellay recommande aussi d’abandonner les formes poétiques médiévales employées jusqu’à Clément Marot et préconise l’imitation des genres en usage dans l’Antiquité, tels que l’élégie, le sonnet, l’épopée ou l’ode lyrique, mais aussi la comédie et la tragédie. L’art du poète, tel que le définissent Du Bellay et ses confrères, consiste donc à se consacrer à l’imitation des Anciens, tout en respectant certaines règles de versification spécifiquement françaises ; son but ne doit pas être celui de distraire seulement, mais de célébrer des valeurs éternelles et de chanter les louanges des grands hommes, qui se trouvent ainsi voués à l’immortalité grâce à la beauté des vers. La même année Du Bellay publie un recueil d’une cinquantaine de sonnets, L’Olive. Ces sonnets ''à la manière'' de Petrarque, connaissent un grand succès. On ne sait pas si le nom représente une de plusieurs parentes du poète qui portaient ce nom, ou bien s’il s’agit d’une anagramme de Mlle Viole, la nièce d’un évêque parisien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recueil de Poésie en novembre 1549, dédié à la princesse Marguerite de France, soeur du roi Henri II, lui permet de devenir poète de cour. Surmené par une production fiévreuse, ce travail harassant et une faible complexion déclenchent en lui dès la fin de l’année 1549 une tuberculose pulmonaire et une surdité qui se manifeste en 1550. (très grave dès 1552).&lt;br /&gt;En 1550, en raison du succès des Cinquante Sonnetz de l’olive, il publie une deuxième édition augmentée de 65 sonnets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1551, il connaît de nombreux soucis : procès, affaires de famille, d’autant plus qu’il devient cette année-là tuteur de son neveu Claude, fils de son propre tuteur et frère décédé, René. Ce tutorat lui vaut d’entrer en procès avec Magdelon de la Roche au sujet d’un terrain, la terre d’Oudon, acquise de façon douteuse par René du Bellay. Il poursuit sa carrière poétique en participant au Tombeau de Marguerite de valois, Royne de Navarre.&lt;br /&gt;En 1552, la traduction en décasyllabes du IVe livre de L’Enéide accompagnée d’autres œuvres, sous le titre Quatrième Livre de l’Enéïde et œuvres de l’invention du translateur relève des lectures, mais la Complainte du désespéré évoque sa déchéance physique (à 30 ans !) avec des accents personnels. En 1553, Jean Du Bellay, qui avait été en disgrâce, est rappelé par le roi Henri II, en guerre contre Charles-Quint, pour négocier avec le pape Jules III. Le cardinal accepte d’emmener son cousin Joachim Du Bellay comme secrétaire. Du Bellay passe par Lyon, où il rencontre Pontus du Tyard (1525-1605, un des compagnons de la Pléiade) et aussi Maurice Scève, un poète qu’il admire. Cet exil de quatre ans commencera dans l’enthousiasme. Mais Rome qu’il avait tant magnifié dans ses rêves, le décevra. Joachim Du Bellay nourrit une double ambition : Rome est la capitale de la chrétienté d’Occident, et le siège de la papauté : capitale spirituelle et temporelle, elle offre de nombreux espoirs de carrière ; ancienne capitale de l’Empire romain, Rome est aussi le lieu que tout humaniste rêve de fréquenter : non seulement pour les vestiges de l’Antiquité, mais aussi parce que la Renaissance érudite et artistique a pris racine en Italie... Joachim Du Bellay est doublement déçu : il est chargé par le cardinal son cousin du ''ménage''. C’est-à-dire qu’il était intendant et devait s’occuper de régler les divers créanciers, voire de les faire patienter (le cardinal entretenait plus de cent personnes en un magnifique palais). Ces occupation ingrates l’ennuient et ne correspondent pas à son goût de la poésie. Sa fonction lui fait en outre découvrir les turpitudes, la corruption et la débauche qui sévissaient dans la capitale pontificale. Pour qui avait été nourri des auteurs latins, la découverte des moeurs de Rome ne pouvait que décevoir. Ces déceptions, le fait de végéter à un poste d’intendant pendant que ses amis restés en France connaissent le succès à la Cour, rendent Joachim Du Bellay de plus en plus nostalgique de son pays natal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1557, après la défaite de Saint-Quentin, le cardinal Jean du Bellay, qui n’est pas parvenu à convaincre Paul IV, doit reconnaître l’échec de sa mission. Joachim du Bellay rentre en France.&lt;br /&gt;De retour à Paris, en 1558, il publie Les Regrets, un recueil de 191 sonnets en alexandrins, peinture de la Rome pontificale en proie aux intrigues de cour dominée par le portrait du poète en Ulysse, (Heureux qui comme Ulysse). Il publie également la même année Les Antiquités de Rome, quête de la Rome païenne, mais surtout méditation sur le destin des empires. Ce recueil de trente-deux sonnets, suivi d’un Songe de quinze sonnets, d’une tonalité grave et presque solennelle, reprend un motif traditionnel de la poésie consacrée à Rome, puisqu’il chante la gloire passée de la Rome antique, contrastant violemment, aux yeux du poète, avec la Rome dans laquelle il évolue, celle des papes, où il ne voit que luxure, bassesse et compromission. Toujours en 1558, Divers jeux rustiques vient tempérer l’image mélancolique des deux autres livres. Du Bellay a conçu son recueil comme un divertissement, multipliant les imitations, mêlant les tons, y faisant figurer un Hymne à la surdité qui visait bien évidemment Ronsard mais aussi Du Bellay lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la mort accidentelle du roi en juillet 1559 (une lance lui perce l’oeil pendant un tournoi), Du Bellay essaie de plaire à François II, âgé de quinze ans et l’époux de Maria Stuart. Mais le poète est de plus en plus troublé par des disputes de famille et par sa santé. Enfin, en 1559, la régente Catherine a un geste et l’inscrit parmi les pensionnés en 1559 de François II, auquel il avait adressé un Ample discours au Roi sur le fait des quatre états du royaume de France . Du Bellay doit à nouveau se défendre concernant la terre d’Oudon, la terre acquise de façon douteuse par son oncle René du Bellay. L’affaire trouve enfin un arrangement : en échange d’une indemnité, du Bellay renonce aux droits de sa famille sur cette terre. Cet accord va lui permettre de s’affranchir de ses soucis financiers Sa santé se détériore. Sourd et malade, il meurt le 1er janvier 1560 à 37 ans, d’une apoplexie. Il est inhumé à Paris, en la chapelle des Saint-Crépin et Crépinien dans le choeur de la cathédrale Nôtre-Dame de Paris. La tombe de Du Bellay n’existe plus à cet endroit. La chapelle de Saint-Crépin et Crépinien est actuellement sous le patronage de Saint-Georges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Turmelière demeure possession des du Bellay jusqu’en 1562, date à laquelle décède sans descendance Claude du Bellay, neveu de Joachim mort deux ans plus tôt. Le domaine revient alors à la sœur du poète Catherine, mariée à Christophe du Breil. Jusqu’en 1643 les du Breil sont maîtres de la Turmelière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Sa vie&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Débuts littéraires:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joachim Du Bellay est né près de Liré, en Anjou, au sein d'une famille de notables provinciaux de grand renom. C'est à Poitiers, où il étudie le droit (1545) qu'il commence à s'intéresser à la poésie. Il se lie d'ailleurs à cette époque avec des poètes tels que Jean de La Péruse, Jacques Peletier du Mans, tous deux futurs membres de la Brigade, mais surtout avec Pierre de Ronsard, dont il fait la connaissance en 1547, et qui deviendra son meilleur ami en même temps que son plus grand rival en matière de poésie et de renommée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ce dernier, en effet, il gagne Paris et intègre le collège humaniste de Coqueret, où il rencontre encore Jean Antoine de Baïf. Ce collège du Quartier latin est alors dirigé par l'érudit Jean Dorat (qui rejoindra le groupe de la Brigade à l'invitation de Ronsard), admirateur fervent et traducteur exigeant des grands auteurs de l'Antiquité grecque et romaine. Du Bellay s'y trouve bientôt admis dans un cercle restreint de lettrés dont la principale occupation est l'étude et la pratique des textes anciens et des poètes italiens. Ce cercle, alors baptisé « la Brigade » (puis plus tard et par hasard, la Pléiade), prend le parti, pour la première fois après la publication en 1548 de l'Art poétique du rhétoriqueur Thomas Sébillet, qui préconise aussi bien l'usage des formes médiévales françaises que des formes antiques, d'exposer et de développer une véritable théorie littéraire et savante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réponse à Sébillet, avec lequel en réalité le désaccord est mince, et au nom de la Brigade, Du Bellay rédige une sorte d'art poétique intitulé Défense et Illustration de la langue française. Dans cet opuscule généralement considéré comme le manifeste de la Brigade, le poète préconise, contre les défenseurs du latin et les poètes marotiques, l'usage de la langue française en poésie. Il appelle en outre de ses vœux l'enrichissement du vocabulaire par la création de termes nouveaux (abréviations de termes existants, création de mots composés, réactivation du sens des racines anciennes, etc.). Les emprunts à d'autres langues, régionales ou étrangères (grecque et latine notamment), sont également conseillés, à condition que les mots choisis soient adaptés en français. Du Bellay recommande aussi d'abandonner les formes poétiques médiévales employées jusqu'à Clément Marot et préconise l'imitation des genres en usage dans l'Antiquité, tels que l'élégie, le sonnet, l'épopée ou l'ode lyrique , mais aussi la comédie et la tragédie .&lt;br /&gt;L'art du poète, tel que le définissent Du Bellay et ses confrères, consiste donc à se consacrer à l'imitation des Anciens, tout en respectant certaines règles de versification spécifiquement françaises; son but ne doit pas être celui de distraire seulement, mais de célébrer des valeurs éternelles et de chanter les louanges des grands hommes, qui se trouvent ainsi voués à l'immortalité grâce à la beauté des vers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Une jeunesse "obscure" (1522-1547)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Issu d'une famille déjà célèbre par ses hommes de guerre et ses diplomates, JOACHIM DU BELLAY est né en 1522 au château de La Turmelière, près de Liré, en Anjou.&lt;br /&gt;Maladif, orphelin de bonne heure, négligé par son tuteur, il passe une enfance rêveuse dans le manoir paternel, sans grande activité. Il souhaitait s'illustrer dans la carrière des armes, sous l'égide de son cousin Guillaume de Langey, gouverneur du Piémont ; mais la mort de ce parent en 1541 ruine ce projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se tourne alors vers l'état ecclésiastique, comptant sur le crédit d'un autre cousin : le cardinal JEAN DU BELLAY, évêque de Paris et diplomate. Pour se préparer à servir le cardinal, il étudie le droit à la Faculté de Poitiers, vers 1545.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Poitiers, Joachim Du Bellay fait la connaissance de l'érudit Muret, des poètes Salmon Macrin et Peletiers du Mans, lequel influencera les idées de La Pléiade. Il rédige ses premières Poésies latines et françaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de 1547, il quitte Poitiers pour Paris, afin de suivre Ronsard. En effet, Du Bellay aurait rencontré Ronsard (âgé alors de 23 ans) aux environs de Poitiers. Chez son ami Jean-Antoine de Baïf, Ronsard avait suivi les leçons de l'helléniste Jean Dorat. Ce dernier venait d'être nommé à la fin 1547 principal du Collège Coqueret, à Paris. Les deux jeunes gens, qu'il avait passionnés pour l'étude de la poésie, décidèrent de le rejoindre à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Le Collège de Coqueret (1547-1549)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sous la direction de Dorat, Du Bellay étudie les auteurs de l'Antiquité (plutôt les auteurs latins, alors que Ronsard et Baïf s'intéressent aux grecs). Il étudie aussi l'italien et découvre Pétrarque (son premier recueil de sonnets, L'Olive, est composé à la façon des sonnets pétrarquistes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1549, Du Bellay publie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Défense et illustration de la langue françoise, conçu avec Ronsard. Il semble que la responsabilité en soit revenue à Du Bellay parce qu'il était protégé par le cardinal Jean Du Bellay, alors représentant de la couronne à Rome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Olive, recueil de sonnets inspirés de Pétrarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers lyriques, recueil inspiré du poète latin Horace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recueil de Poésie (novembre 1549), dédié à la princesse Marguerite, soeur du roi Henri II. Ce recueil lui permet de devenir poète de cour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Trois ans de souffrances (1550-1552)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Surmené par cette production fiévreuse, Du Bellay tombe malade et reste plus de deux ans à souffrir ; il commence aussi à devenir sourd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il cultive la poésie et la lecture des auteurs grecs et latins afin d'oublier son mal, mais cette épreuve donnera déjà des accents personnels à sa poésie. Certes la traduction en décasyllabes du IVe livre de l'Enéide (1552) relève des lectures, mais la Complainte du désespéré évoque sa déchéance physique (à 30 ans !) avec des accents personnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Le séjour à Rome (1553-1557)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En 1553, le cardinal Jean Du Bellay, qui avait été en disgrâce, est rappelé par le roi Henri II, en guerre contre Charles-Quint, pour négocier avec le pape Jules III. Le cardinal accepte d'emmener son cousin Joachim Du Bellay comme secrétaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Les espoirs&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joachim Du Bellay nourrit une double ambition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rome est la capitale de la chrétienté d'Occident, et le siège de la papauté : capitale spirituelle et temporelle, elle offre de nombreux espoirs de carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ancienne capitale de l'Empire romain, Rome est aussi le lieu que tout humaniste rêve de fréquenter : non seulement pour les vestiges de l'Antiquité, mais aussi parce que la Renaissance érudite et artistique a pris racine en Italie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Les déceptions et l'amertume&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Joachim Du Bellay fut doublement déçu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était chargé par le cardinal son cousin du "ménage". C'est-à-dire qu'il était intendant et devait s'occuper de régler les divers créanciers, voire de les faire patienter (le cardinal entretenait plus de cent personnes en un magnifique palais). Ces occupation ingrates l'ennuient et ne correspondent pas à son goût de la poésie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sa fonction lui fit en outre découvrir les turpitudes, la corruption et la débauche qui sévissaient dans la capitale pontificale. Pour qui avait été nourri des auteurs latins, la découverte des moeurs de Rome ne pouvait que décevoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces déceptions, le fait de végéter à un poste d'intendant pendant que ses amis restés en France connaissent le succès à la Cour, rendent Joachim Du Bellay de plus en plus nostalgique de son pays natal, nostalgie qu'il est le premier à dépeindre (voir le sonnet XXXI des Regrets).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le retour en France (1557-1560)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A son retour en France, Joachim Du Bellay désire reprendre sa place parmi les poètes de cour. Il publia les pièces composées à Rome, et qu'il avait dû garder par égard pour son protecteur le cardinal, et pour la mission diplomatique de celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1558 : Les Antiquités de Rome, Les Regrets, Poemata, Jeux rustiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1559 : Le Poète Courtisan. S'il parvient à se faire entendre à la Cour, Du Bellay&lt;br /&gt;doit tout reprendre à la mort d'Henri II, en juillet 1559. Il parviendra à se faire inscrire sur la liste des pensions du successeur François II, auquel il avait adressé un Ample discours au Roi sur le fait des quatre états du royaume de France (1559).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les affaires privées de Du Bellay sont en piteux état : ses biens lui sont contestés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déçu par le succès de jeunes poètes de Cour, épuisé par les tracas concernant ses biens, ayant des démêlés avec plusieurs de ses parents (dont semble-t-il le cardinal lui-même, peu content de certains sonnets des Regrets), Joachim Du Bellay a vu s'accroître sa surdité : il ne communique plus que par écrit dès 1559.&lt;br /&gt;Il meurt le 1er janvier 1560, à 37 ans, dans la nuit, en écrivant des vers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Bibliographie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A la ville du Mans&lt;br /&gt;L'Olive&lt;br /&gt;Vers Lyriques&lt;br /&gt;Poésies françaises dédiées à la princesse Marguerite, soeur de Henri II&lt;br /&gt;Le Tombeau de Marguerite de Valois&lt;br /&gt;Les Regrets&lt;br /&gt;Les Antiquités de Rome&lt;br /&gt;Poésies Latines&lt;br /&gt;Le Poète courtisan&lt;br /&gt;Discours sur la poésie&lt;br /&gt;Sonnets à la reine de Navarre&lt;br /&gt;Défense et illustration de la langue française&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Joachim_du_Bellay"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Œuvres principales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/D%C3%A9fense_et_illustration_de_la_langue_fran%C3%A7aise"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;A Défense et illustration de la langue française (1549) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Olive"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;B : l'Olive (1549) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Antiquit%C3%A9s_de_Rome"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;C : Antiquités de Rome (1558) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Regrets_(du_Bellay)"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;D : Regrets (1558) &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;E : Divers jeux rustiques (1558)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Son Style&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La poésie du XVIe siècle, essentiellement anonyme, est écrit le plus souvent sur des motifs préétablis et dans un langage qui doit plus à la rhétorique qu’à une expérience vécue. Le ``je`` du poète est un autre ; il désigne un être indéterminé qui cherche à s’identifier avec une écriture collective. Du Bellay échappe partiellement à cet anonymat, mais sans jamais se dégager du processus scriptural par les configurations de sa poétique. Certains écrivains, ayant fait des ouvrages sur Du Bellay vont même jusqu’à dire que : ``sont œuvre est un véritable carrefour de rencontres littéraires, un foyer d’influences et de permutation de texte divers``. Les œuvres de Du Bellay suppose la métaphorisation du ``moi``, son intégration dans un univers de correspondances sémantiques et linguistiques. La parole n’est pas mise au service d’une expression personnelle ; elle cesse de lui appartenir, de traduire sans immédiat, pour figurer le fonctionnement d'un langage se cherchant et se reproduisant lui-même.&lt;br /&gt;Les historiens de la littérature ont cru discerner chez Du Bellay une réaction contre l'écriture pétrarquiste au profit de la subjectivité. Mais l’élément autobiographique dans Les Regrets, ne dépasse jamais le plan du poétique, le ``moi`` s’y manifestant, comme d’ailleurs dans l’Olive ou Les Antiquités de Rome, D’une manière détournée à travers les interrogations du langage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Son langage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Du Bellay ne cherche pas à déposer dans l’espace du texte la durée d’une expérience ; il vise plutôt à trouver un langage qui traduise son idée de l’adéquation poétique. Il y a donc une relation métonymique entre l’idéal linguistique et les diverses figurations. L’onomastique détermine une écriture close et circonscrite dont la reflexibilité décèle la présence du commentateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La recherche d’un langage immédiat, simplifié et par conséquent démétaphorisé, aboutit à un refus du pétrarquisme. La confrontation de ces deux langages est pour Du Bellay l’occasion dont la plupart sont usées, mais auxquelles il pourrait encore adhérer secrètement. Puisque Du Bellay trouve que le langage à été dénaturé par les artifices de la métaphorisation pétrarquiste, il vise à substituer la simplicité et le naturel.&lt;br /&gt;Malgré la primauté qu’il accorde au langage. Du Bellay donne l ‘impression de parler beaucoup de lui-même, mais ses confidences se réfère de plus en plus à l'écriture. Il généralise sa participation. Au lieu de faire des aveux sur son ``moi`` essentiel, Du Bellay se demande comment on peut en faire ; il s’interroge sur les obstacles à une poésie personnelle et créer par-là les moyen d’une écriture qui se commente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sa Rome&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rome occupe ,dans l’œuvre de Du Bellay, une place prédominante. C’est un nom qu’il ne cesse d’interroger et qui importe plus à son écriture que le souvenir de l'Anjou ou l’examen de son ``moi``. Dans son optique destructrice, Rome est dépoétisée, c’est un nom dont il enregistre les différentes transformations sémantiques et qui témoigne par son arbitraire de l’inconstance universelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une part Rome est la ville, l’urbs qu’il oppose au locus amoenus de l’Anjou et dont l’art et l’artifice ne réussissent pas à dissimuler les ruines à la fois architecturales et morales. D’autre part, Rome implique un langage emphatique, oratoire, que Du Bellay voudra atténuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;L'Olive et la Veine Pétrarquiste:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Du Bellay met en application ses théories dans l'ensemble de son œuvre poétique. En 1549, en même temps que le texte de la Défense, il publie l'Olive, un recueil de sonnets amoureux dédié à Marguerite de France, et dont l'inspiratrice, s'il en est une, reste à ce jour mystérieuse. Dans sa première édition, l'ouvrage regroupe cinquante poèmes, mais il est étoffé de soixante-quinze sonnets en 1550, dans le recueil de l'Olive augmentée. Le succès du sonnet en France doit sans doute beaucoup à cet ouvrage qui mêle sonnets originaux et sonnets imités du Canzoniere de Pétrarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du Bellay publie ce recueil en 1549. L’Olive se distingue par la perfection de son langage ; il résiste cependant à l’interprétation à cause de ses tendances allusives et surtout parce que le nom choisi par Du Bellay pour désigner son sujet reste trés ambigu. Au lieu de délimiter le champ onomastique d’Olive, il hésite entre une identité végétale et humaine, assimilant la culture de la plante/femme à celle de la production poétique. Dans le déroulement du recueil, le nom commun précède le nom propre et figure d’abord les qualificatifs de la poésie souhaitée.&lt;br /&gt;Du Bellay établit, de cette façon, le rapport déterminant entre la quête de la perfection poétique et le symbole de cette quête, l’olive, forme ronde, lisse, close, qui, par métamorphose, devient Olive, femme dont les attributs relèvent d’une même symbolique. Il est, par ce fait, évident que Du Bellay s’intéresse à la formation d’un langage et que l’expérience qui en détermine les contours est d’ordre poétique plutôt qu’amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Les Regrets et les Antiquités de Rome:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1555 à 1557, Du Bellay vit à Rome, pour y remplir la fonction de secrétaire auprès de son oncle le cardinal Jean Du Bellay. Ce séjour au pays d'Horace et de Pétrarque le séduit d'abord, puis le déprime profondément. D'une santé fragile, isolé par la surdité dont il est atteint, et surtout nostalgique de son Anjou natal, il ne peut apprécier la beauté de Rome sans amertume: le spectacle des ruines qui le plonge dans une sombre méditation sur le déclin de toute chose, lui inspire le recueil les Antiquités de Rome, publié à son retour en France, en 1558. Ce recueil de trente-deux sonnets, suivi d'un Songe de quinze sonnets, d'une tonalité grave et presque solennelle, reprend un motif traditionnel de la poésie consacrée à Rome, puisqu'il chante la gloire passée de la Rome antique, contrastant violemment, aux yeux du poète, avec la Rome dans laquelle il évolue, celle des papes, où il ne voit que luxure, bassesse et compromission. Du Bellay renouvelle pourtant ce thème, en élargissant l'objet de sa déploration à la disparition fatale de toute chose créée, ce qui donne lieu à une méditation sincère et émouvante sur le temps destructeur et sur la vanité de l'existence. À Rome, il compose aussi son célèbre recueil les Regrets, publié à Paris la même année que les Antiquités de Rome. Ce recueil de cent quatre-vingt onze sonnets, à la fois lyrique et satirique, se présente comme le tableau intime des états de l'âme naturellement insatisfaite du poète, en particulier de sa nostalgie profonde de la France et de la campagne angevine. Comparé aux Antiquités de Rome, les Regrets est, aux yeux de son auteur, un projet poétique plus modeste, car plus personnel: ce n'est plus Rome qui occupe ici le devant de la scène, mais la mélancolie et les « regrets » de l'auteur, saisis au jour le jour et composés dans une langue simple délaissant les artifices de la rhétorique et le style élevé. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Résumé - Les Regrets&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Regrets est un recueil de poèmes de Joachim du Bellay (1522-1560), écrit lors de son voyage à Rome de 1553 à 1557 et publié à son retour en 1558.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le recueil comprend 191 sonnets d'alexandrins. C'est une nouveauté. Autre innovation, c'est un recueil de facture pétrarquiste. Mais le sujet n'est pas l'amour pour une femme. Le pays natal la remplace. C'est aussi, comme le remarque Yvonne Bellenger, ''le premier recueil de sonnets qui ait fait résonner la satire en France''. On distingue trois sources d'inspiration: élégiaque, satirique et encomiastique. Revenu en France, le poète y retrouve les travers observés à Rome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à ces incursions dans le passé, la Rome ancienne dans les songes, Du Bellay va s’exercer, dans Les Regrets, sur le présent de Rome, son propre présent et le présent de son écriture. Dès le premier sonnet de ce recueil, il prend position contre une écriture métaphorisante qui désigne et transforme plutôt qu’elle ne nomme directement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Les Regrets, Du Bellay cherche à définir et à illustrer une poétique du dépouillement, à supprimer tout élément aléatoire dans l'évolution du poème. Il cherche un langage dont la pauvreté syntaxique et lexicale est l’indice d’un écrivain qui dirige son poème et n’y tolère aucun éléments incontrôlés et incontrôlables. La métaphore chez Du Bellay, surtout dans Les Regrets, plus statique que dynamique, plus pictural que fonctionnelle, n’est pas fondue dans la trame.&lt;br /&gt;Du Bellay use d’une dynamique constante, les strates juxtaposées plutôt qu’imbriquées soulignant la qualité «pédestre » de son «chant », l’image ample et longuement soutenue provenant d’une éloquence perdue ; au moment où il condamne la métaphorisation il y retombe pour en marquer son éloignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Derniers textes:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À son retour en France, Du Bellay publie aussi d'autres recueils de tonalité plus légère, tels les Divers Jeux rustiques (1558), les Poemata en latin (1558), ou le satirique Poète courtisan (1559), tout en se consacrant à des travaux de traduction (comme la traduction de deux livres de l'Enéide de Virgile ou du Sympose de Platon en 1559), d'imitation des Antiques (Recueil de poésie revu et augmenté par l'auteur, en 1560) et à la poésie officielle ou de louange (Louange de la France, en 1560, ou Sonnets à la Royne de Navarre, publiés à titre posthume en 1561), qui font de lui l'un des plus éminents spécialistes de son temps.&lt;br /&gt;Revenu d'Italie en mauvaise santé et épuisé par la maladie, Du Bellay meurt à Paris à l'âge de trente-sept ans.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-1222641184671173446?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/1222641184671173446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=1222641184671173446' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1222641184671173446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1222641184671173446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/11/joachim-du-bellay-v.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SRltYmJXxeI/AAAAAAAAAKs/NQoaK6g_AwM/s72-c/dubellay3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-8190496444212864226</id><published>2008-11-09T02:38:00.000-08:00</published><updated>2008-11-09T02:39:20.250-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SRQtX-11soI/AAAAAAAAAJQ/MWoYOxsM59g/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 148px; FLOAT: left; HEIGHT: 159px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265883754332009090" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SRQtX-11soI/AAAAAAAAAJQ/MWoYOxsM59g/s200/images.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;François Rabelais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(vers 1483-1553 )&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Naissance :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; entre 1483 et 1494&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Décès :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; 9 avril 1553&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Activité :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; écrivain et médecin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Œuvres principales : &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Pantagruel, Gargantua&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Rabelais (près de Chinon, Indre-et-Loire, 1493 ou 14941 – Paris, 9 avril 1553) est un médecin et écrivain français de la Renaissance.&lt;br /&gt;Rabelais est l'un des humanistes les plus connus de la Renaissance, qui luttent avec enthousiasme pour renouveler, à la lumière de la pensée antique, l'idéal philosophique et moral de leur temps. Son œuvre est mise à l'Index Librorum Prohibitorum, « Index des livres interdits » par l'Église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Biographie de Rabelais&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabelais est né à Chinon. 0n ne sait pas la date précise de sa naissance, qu'on à fixée en 1483, en 1490 et en 1495 La date de 1490, donnée par Guy Patin, est celle qui nous paraît devoir être adoptée de préférence. 1519-1524, L'existence de Rabelais est saisie pour la première fois dans un document contemporain en 1519.Un acte d' achat de la moitié d' une auberge à Fontenay-le-Cômte, par les religieux franciscains du couvent de cette ville, passé le 5 avril de cette année, porte les signatures d' une douzaine de moines et entre autres, celle de François Rabelais. Ainsi le futur auteur Gargantua et de Pantagruel nous apparaît d' abord sous le froc du frère mineur ou du cordelier. Par sa supplique au pape Paul Ill, Rabelais nous apprend, en effet qu' il avait reçu, dans cet ordre,la prêtrise et exercé les fonctions sacerdotales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabelais, pendant q' il était.dans ce couvent, se livra à des grands travaux d' érudition.Il apprit le grec, étudia le droit, acquit des connaissances en histoire naturelle et en médecine et se pourvut enfin de cette science encyclopédique à laquelle prétendaient les docteurs de la Renaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait là, dans ce monastère de Fontenay -le-Comtë, quelques moines studieux comme Rabelais; 1'un d'eux , Pierre Amy, était en relations avec le.célèbre Helléniste Guillaume Budée. Rabelais, par le moyen de son confrère, entre en correspondance avec ce haut personnage.Deux lettres de Budée, l'une presque entièrement grecque, l'autre grecque et latine lui sont adressées personnellement;et de plus, quand Budée écrit à Pierre Amy, il ne manque pas d'ajouter un mot à l'intention de Rabelais : ''Saluez de ma part votre frère en religion et en science Rabelais,'' ou encore : '' Adieu, et saluez quatre fois en mon nom le savant et gentil Rabelais, ou de vive voix, s'il est près de vous ou par, missive, s'il est absent''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les doctes religieux de Saint-Francois avaient, en outre, des amitiés assez considérables, soit dans la ville de Fontenay, soit dans la province.Ils formaient une société étroite avec André Tiraqueau, juge,puis lieutenant au bailliage de Fontenay, avec Aimery Bouchard, président de Saintes, et faisaient cause commune avec les savants que le jeune évêque de Maillezais, Geoffroy d'Estissac, leur voisin se plaisait à réunir autour de lui. Dans ces années de 1520 à 1524, Rabelais sort à nos yeux de l'obscurité qui l'a environné jusqu'alors. Il figure très honorablement dans ce groupe d' érudits. On le cite avec de constants éloges. Une controverse s' élève entre Bouchard et Tiraqueau à propos d'un traité de ce dernier De legibus connubialibus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L' autorité de Rabelais est plusieurs fois invoquée par ces Jurisconsultes.Tiraqueau cite une traduction du premier livre d'Hérodote que Rabelais avait faite et il parle de lui en ces termes expressifs: « Homme, dit-il, d'une habileté consommée dans les langues latine et grecque et dans toutes les sciences, au delà de ce qu 'on attendrait de son âge et en dehors des habitudes, pour ne point dire des scrupules excessifs de son ordre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces scrupules excessifs qui régnaient dans l'ordre ne tardèrent pas à susciter des persécutions aux savants cordeliers. L'étude du grec était alors suspecte aux théologiens; elle indiquait une tendance à la rébellion de l'esprit et aux idées de la Réforme. Les supérieurs voulurent sévir contre l'hellénisme de Pierre Amy et de Rabelais. Des perquisitions furent faites dans leurs cellules. Livres et papiers furent confisqués. Les deux religieux se cachèrent et bécrivirent à Guillaume Budée, qui était le protecteur naturel de tous les hellénisants, pour lui demander son appui. Les lettres que ce savant adresse à Pierre Amy et à Rabelais réduisent toute cette affaire à ses véritables proportions. Avant d'avoir eu besoin d'user de son influence en leur faveur,il a appris que l'orage s'est calmé : les persécuteurs ont renoncé à leur entreprise, lorsqu'ils ont été averis qu'ils se mettraient en opposition avec des personnages éminents et avec le roi lui-même. Les livres confisqués ont été restitués à leurs propriétaires et ceux-ci rétablis dans leur tranquille liberté première.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'évêque de Maillezais avait eu probablement la plus grande part à cette pacification.Il trouva un moyen de soustraire définitivement Rabelais à ces vexations : il obtint du pape Clément VII un indult qui autorisait celui-ci à passer de l'ordre de Saint-François dans l'ordre de Saint Benoit, et du couvent de Fontenay-le-Comte dans l'abbaye de Maillezais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1524, Rabelais devint alors l'hôte et le commensal habituel de Geoffroy d'Estissac. Il noua de nouvelles et honorables relations, notamment avec Jean Bouchet. Il demeura à Maillezais plusieurs années, puis, rejetant le vêtement monastique et prenant l'habit de prêtre séculier il s' élança à travers le monde, per abrupta seculi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1525, Rabelais à la recherche d' un refuge propice au travail intellectuel, suit Geoffroy d' Estissac en Périgord et en Poitou. On le retrouve en particulier au prieuré de LIGUGE(ancienne abbaye), où il a travaillé dans une Tour qui aujourdh'ui porte son nom. Rabelais alors moine bénédictin de la cathédrale de Maillezais, vécut quelques temps à Ligugé, d'où il envoya à Jean Bouchet, procureur à Poitiers et historien, une lettre datée ''A Ligugé ce matin de septembre, sixième jour, en ma petite chambre''...... qui est la premère oeuvre connue de l'auteur de Pantagruel.Rabelais conserva de Ligugé un agréable souvenir. En 1536, envoyant à d'Estissac des graines d'Italie, il lui rappela que les salades de Ligugé sont aussi bonnes et plus douces et aimables à l'estomac que celles de Naples.Ecrivant son Gargantua, Rabelais fit boire à son géant du vin de Ligugé, et, au chapitre IV du tiers livre, le juge Perrin Dandin est laboureur et chantre au lutrin de Smarves, village distant de Ligugé de deux kilomètres.Tous les noms de hameaux voisins: Aigue, Croutelle, La Motte, Mezeaux, Toulneroux, se retrouvent dans l'oeuvre célèbre et démontrent que Rabelais dut séjourner assez longtemps à Ligugé pour en connaître aussi bien les alentours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1530-1531, Il est à Montpellier en 1530. Il se fait inscrire sur les registres de la Faculté de médecine le 16 septembre de cette année, et, le ler novembre suivant, il est promu au grade de bachelier,ce qui prouve qu'il était arrivé en cette ville armé de toutes pièces, et qu'il n'avait qu'à obtenir pour ses ses connaissances acquises la consécration des diplômes officiels. A la fin de cette année et au commencement de l'année suivante, il fait avec beaucoup de succès un cours public sur les Aphorismes d'Hippocrate et sur l'Ars parva de Galien. Pendant son séjour à Montpellier, il prend part, ainsi qu'il nous l'apprend lui-même, à des représentations comiques, et joue, avec quelques compagnons d'études, ''la morale comédie de celuy qui avoit espousé une femme mute (muette)''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de 1531 ou au commencement de 1532, il est à Lyon. An mois d'octobre 1532 il est attaché comme médecin à l'Hôtel-Dieu de cette ville à raison de quarante livres par an.Nous le voyons, en cette même année, multiplier tout à coup les publications. Il met au jour une édition des Lettres médicales de Giovanni Manardi, de Ferrare, avec une dédicace latine à André Tiraqueau judici æquissimo apud Pictones. Il édite les Aphorismes d'Hippocrate et l'Ars parva de Galien en un volume in-16. L'épitre dédicatoire est adressé à Geoffroy d'Estissac, évêque de Maillezais.Il fait imprimer une plaquette sous ce titre - Ex reliquiis venerandæ antiquitatis: Lucii Cuspidii testamentum.Iten contractus venditionis, antiquis Romanorum temporibus initus. Il dédie cette publication à Aimery Bouchard, devenu conseiller du roi et maître des requêtes. Rabelais, en présentant ce testament et ce contrat de vente comme des monuments de l'époque romaine, était dupe d' une supercherie; ces textes étaient apocryphes ; Pomponius Loetus et Jovianus Ponltanus les avaint fabriqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au mois de décembre 1532, il écrit la fameuse lettre à Bernard de Salignac à qui il rend des actions de grâces si magnifiques qu'on est embarrassé d'en faire honneur à un personnage inconnu. On serait tenté, en songeant à l' Oratio prima contra Desiderium Erasmum, publiée par Scaliger en 1531 et attribuée par Érasme à Jérôme Aléandre, de voir dans ce Bernard de Salignac quelque pseudonyme ou prête-nom d'Érasme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1533, En même temps qu'il prend part à de nombreuses publications scientifiques, il produit des ouvrages d'un autre goût qui feront bien davantage pour sa renomrnée et qui immortaliseront son nom. C'est à la fin de l532 que les premiers livres de Gargantua et de Pantagruel paraissent avoir vu le jour. On a une édition du deuxième livre datée de 1533. En examinant bien les titres et les prologues, on se convainc aisément que l'apparition du fameux roman doit être un peu antérieure, et que les éditions princeps des deux premiers livres ne se sont probablement pas encore retrouvées. Le langage de Rabelais, dans le prologue du Gargantua, n'est pas celui d'un auteur jusqu'alors inédit; le prologue du Pantagruel se rapporte bien, selon nous, au premier livre de Gargantua, et non à ces grandes et inestimables Chroniques du géant Gargantua, dans lesquelles M. Brunet a voulu voir un premier essai de Rabelais. Il est certain toutefois qu'il y avait un petit roman populaire qui a servi à Rabelais de point de départ; nul doute que Gargantua n'eût une existence traditionnelle bien avant le rôle éclatant qu'il fut appelé tout à coup à jouer. Les grandes et inestimables Chroniques sont un monument de cette tradition. Le roman rabelaisien attira l'attention sur elles. Rabelais eut-il quelque part aux réimpressions qui furent faites de ces opuscules à la même époque? Rien n'autorise à l'affirmer; l'intérêt des libraires suffit bien à expliquer ces réimpressions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabelais publia encore un almanach pour 1533 et la Pantagrueline prognostication pour cette même année. Cette « Pantagrueline prognostication, par M. Alcofribas, architriclin dudit Pantagruel, » nous prouve que, dès la fin de 1532, le roman de Rabelais était déjà bien connu du public, puisque, si l'histoire de Pantagruel par son architriclin n'eût fait que de paraître, l'auteur n'aurait pas mis en tête d'une brochure ces noms qui eussent été une énigme pour les acheteurs. Dans le courant de cette année 1533, Pantagruel fut censuré par la Sorbonne. On sait par une lettre de Calvin, à la date d'octobre, que la Faculté de théologie avait condamné « ces ouvrages obscènes: Pantagruel, la Forêt d'amours, et d'autres du même billon (obscoenos illos Pantagruelem, Sylvam amorum, et ejus monetæ. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1534, Premier voyage de Rabelais à Rome, à la suite de Jean du Bellay, évêque de Paris. Ce prélat était chargé par François 1er, de tenter un dernier effort pour empêcher la séparation de l'Angleterre et du Saint-Siège. Venant d'Angleterre, où il avait été conférer avec le roi Henri VIII, il traverse la France, passe à Lyon, où il s'attache Rabelais comme médecin, franchit les Alpes et arrive à Rome la veille de Noël 1533. Il ne réussit pas dans sa mission, malgré le zèle et l'éloquence qu'il y déploya. Ce premier séjour de Rabelais à Rome, qui a prêté à tant de facétieuses anecdotes, comprend les premiers mois de 1534. De retour à Lyon, Rabelais fit paraître, au mois de septembre, la Description de Rome Antique , de Marliani, avec une dédicace a Jean du Bellay. A cette année se rapporte aussi, selon les plus savants bibliographes, la première édition connue du premier livre: la Vie de Gargantua.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1535, Dans les premiers mois de cette année, Rabelais s'étant absenté pour la deuxième fois et ayant quitté son service à l'Hôtel-Dieu sans donner avis ni prendre congé, les conseillers recteurs du grand hôpital délibérèrent, le 23 février, sur la question de lui donner un remplaçant. Plusieurs médecins, maître Charles, maître Canape, maître Du Castel, sollicitent sa place. Ce dernier est appuyé par M. de Montrottier, qui est un des bienfaiteurs de l'hôpital, auquel il donne trois cents livres par an. L'un des conseillers, nommé Pierre Durand, est d'avis qu'il convient d'attendre jusqu'à Pâques, « car il a entendu que ledit Rabellays est à Grenoble et porra revenir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 5 mars 1535, les conseillers recteurs élisent, à l'unanimité, Pierre Du Castel, docteur médecin, pour le service du grand hôpital du pont du Rhône, « au lieu de maistre François Rabellays, médecin, qui s'est absenté de la ville et dudit hospital sans congé prendre pour la deuxiesme fois. » Les « gages » de Du Castel sont réduits à trente livres tournois, au lieu de quarante livres que touchait Rabelais. Rabelais avait fait pour l'année 1535 un nouvel almanach ; il y prend pour la dernière fois la qualité de « médecin du grand hospital dudict Lyon ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est probablement pendant les deux ans et demi qti'il exerça les fonctions de médecin de l'Hôtel-Dieu que Rabelais fit à Lyon la leçon publique d'anatomie dont il est question dans une des pièces du recueil de poésies latines publiés par Éienne Dolet en 1538, pièce intitulée Cujusdam epitaphium qui exemplo edito strangulatus, publico postea spectalculo Lugduni sectus est, Francisco Rabelæso doctissimo fabricam corporis interptretan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1536, Le pape Paul III, successeur de Clément VII, avait promu l'évêque de Paris, Jean du Bellay, au cardinalat. Le cardinal vint éablir à Rome sa résidence, et Rabelais l'accompagna de nouveau. Ils s'y trouvaient au mois de novembre 1535, et y demeurèrent jusqu'au mois d'avril 1536. C'est pendant ce deuxième séjour que Rabelais écrivit à Geoffroy d'Estissac les trois lettres datés du 30 déembre, du 28 janvier et du 15 férier. On doit remarquer toutefois que les dates attribués à ces lettres par les frères de Sainte-Marthe, les premiers éiteurs, ne sont pas tout à fait exactes. Ainsi la première lettre, qui n'est datée que par les éiteurs, est du 30 décembre 1535 , et cela est si vrai que Rabelais dit en la terminant: «Je vous envoye aussi un almanach pour l'an qui vient 1536. »La deuxième et la troisième sont bien datés du 28 janvier 1536 et du 15 férier 1536, parce que Rabelais emploie la supputation romaine qui fai t commencer l'année au 1er janvier et non à Pâques. Les événements de l'histoire générale ne laissent pas de doute à cet égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces événements sont méorables. C'est pendant cette année 1536 que se prépara et qu'eut lieu la grande invasion de la Provence par l'empereur Charles-Quint. Revenu en Sicile après l'expedition de Tunis, l'empereur nouait des alliances, levait des troupes, amassait des sommes d'argent pour sa vaste entreprise. Il entre à Rome le 5 avril 1536 par une large voie triomphale, et, le 8, il prononce dans le consistoire cette fameuse harangue où dans l'exaltation de son orgueil, il dévoile ses projets, vante sa puissance, et insulte pendant deux heures la France et son roi. Charles-Quint, au lendemain de ce discours, songea qu'il avait peut-êre eu tort de se départir de sa dissimulation ordinaire.Il chercha à persuader aux ambassadeurs de France d'atténuer dans leurs dépêches la portée des déclarations qu'il avait faites. Le cardinal du Bellay se douta que le roi ne saurait point par eux l'exacte vérité En rentrant chez lui, il écrivit tout au long la harangue de l'empereur; il avait des moyens mnémotechniques pour retenir les plus longs discours qui étaient prononcés devant lui. Cela fait, il sortit de Rome sous un déguisement, prit la poste, et arriva huit jours aprè à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabelais revint en France soit avec lui, soit peu après. Pendant ce deuxième séjour, Rabelais avait fait réulariser son état. Il avait adressé au Saint-Père une supplicatio pro apostasia. Un bref du pape Paul III, datédu 17 janvier 1536, lui accorde une absolution pleine et entière, l'autorise à reprendre l'habit de Saint-Benoit et à rentrer dans un monastèe de cet ordre où l'on voudra bien le recevoir (nous verrons tout à l'heure que Rabelais avait à ce sujet des vues arrêrés) et lui permet à exercer, confornément aux règles canoniques, l'art de la médecine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande invasion des Impériaux eut lieu à la fois par le nord et par le midi. Le comte de Nassau entra par le nord, prit Guise, assiéea Péonne. Charles-Quint, àla tête de cinquante mille hommes, passa la Sesia le 7 juin, franchit le Var le 25 juillet. Le roi François 1er s'avança à sa rencontre. Le cardinal du Bellay fut, par ordonnance du 21 juillet 1536, nommé lieutenant général du roi et chargé de la défense de Paris, de la Picardie et de la Champagne. Comment il s'acquitta de cette mission, c'est ce que l'histoire nous apprend avec des détails que nous ne pouvons donner ici. Disons seulement qu'il déploya beaucoup d'activité et d'énergie; en huit jours il approvisionna Paris pour un an et slit tenir tête même à la soldatesque révoltée. La double invasion échoua, comme on sait ;Charles-Quint repassa le Var le 5 septembre ; le siège de Péronne avait été levé le 15 du même mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait pas au juste ce que Rabelais devint pendant ces événements. Il resta sans doute attaché à son protecteur. Dè le temps de leur séjour à Rome, l'évêque de Paris lui avait offert un asile dans l'abbaye de Saint-Maur-les-Fossé, dont il éait abbé Cette abbaye de l'ordre de Saint Benoit, àla sollicitation de l'évêque, venait d'être érigée en collégiale, c'est-àdire que les moines étaient devenus chanoines. Cette transformation avait eu lieu avant que Rabelais eû été reçu parmi eux. S'il avait été reçu avant la bulle d'érection, il n'y aurait eu aucune difficulté à craindre ; mais comme il n'avait été reçu qu'après, il paraît qu'on pouvait contester que les termes du bref du 17janvier, l'autorisant à rentrer dans l'ordre de Saint-Benoît, fussent ainsi observés; et, en effet, Rabelais ne figura point à l'installation des nouveaux chanoines qui eut lieu le 17 août 1536. Pour se mettre à l'abri de toute contestation, il adressa une nouvelle supplique au souverain pontife. On ignore quel sort eut cette supplique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au commencement de 1537, Rabelais est à Paris, on le sait par une pièce de vers latins d'Étienne Dolet qui, ayant commis un meurtre à Lyon le 31 décembre 1536, vint solliciter sa grâce du roi, l'obtint et à cette occasion réunit dans un festin Budée, Clément Marot, etc.) avec Rabelais, ''l'honneur de la médecine, dit-il, qui peut rappeler les morts des portes du tombeau et les rendre à la lumière.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les nombreux témoignages d'estime,adressés vers cette époque à Rabelais, il faut citer celui de Salmon Macrin, secrétaire du cardinal du Bellay. Macrin, originaire de Loudun, publia en 1537) à Lyon, un recueil d'odes. L'une d'elles, en l'honneur de Rabelais, célèbre à la fois son savoir et les grâces piquantes de son esprit. Un autre versificateur, Nicolas Bourbon, nous fait connaître les relations amicales de Rabelais avec Guillaume du Maine, abbé de Beaulieu, précepteur des fils de François 1er, et avec Mellin de Saint-Gelais. Il est certain que Rabelais est en excellents termes avec la plupart des personnages distingués de ce temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons vu Rabelais prendre dans ses publications, dans sa supplique au pape, partout, la qualité de docteur en médecine. Il parait cependant qu'il n'avait pas encore reçu l'investiture officielle de ce grade. Il se rendit à Montpellier où, le 22 mai 1537, il fut promu au doctorat, ainsi qu'il résulte de la mention faite par lui-même sur les registres de la Faculté. Il passa une partie de cette année dans cette ville, où il fit, devant un nombreux auditoire, un cours sur le texte grec des Pronostics d'Hippocrate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y reçoit, entre autres visiteurs, Jean de Boyssonné, professeur à l'université de Toulouse, et Hubert Sussanneau, docteur en médecine et en droit et poète latin. Il y fait, en 1538, une leçon publique d'anatomie pour laquelle il touche un écu d'or. Il est peu probable cependant que sa résidence dans cette ville ait été constante pendant ces deux années 1537-1538. A Lyon, comme dit Simon Macrin, était son habituel retour. C'est peut-être à cette époque que se rattache une lettre du cardinal de Tournon au chancelier Antoine du Bourg (ce chancelier étant mort en 1538, on ne saurait du moins assigner à cette lettre une date plus tardive), dans laquelle le cardinal se plaint des nouvelles que Rabelais fait parvenir à Rome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;'' Monsieur, Je vous envoie une lettre que Rabelezus escrivoit à Rome, par où vous verrez de quelles nouvelles il advertissoit un des plus maulvais paillards qui soit à Rome. Je lui ai fait commandement que il n'eust à bouger de cette ville jusqu'à ce que j'en sceusse votre voulonté. Et s'il n'eust parlé de moi en ladite lettre, et aussy qu'il s'advoue au roy et reyiie de Navarre, je l'eusse faict mettre en prison pour donner exemple à tous ces escripvetirs de nouvelles. Vous m'en manderez ce qu'il vous plaira, remettant à vous d'en faire entendre au roy cc que bon vous en semblera.'' On ne voit pas, cependant, que l'affaire ait eu des suites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un événement extra-canonique qu'il est impossible de reculer davantage dans la suite des événements de sa vie, c'est l'existence d'un enfant que Rabelais eut à Lyon, et qui vécut deux années. Les renseignements à ce sujet se trouvent dans les manuscrits du professeur toulousain'Boyssoné. Ce professeur de droit, dont Rabelais parle avec une amitié respectueuse, était en même temps un versificateur latin. Parmi ses poésies, plusieurs pièces font mention d'un enfant nommé Théodule Rabelais, mort à l'âge de deux ans, et les termes dont il se sert ne peuvent laisser aucun doute sur le père de cet enfant. Il ne parait pas, du reste, que la paternité de l'auteur de Gargantua ait eu rien de clandestin. Dans l'épitaphe qu'il compose pour ce jeune enfant, Boyssonné lui fait dire : Moi qui repose sous cette tombe étroite, vivant, j'ai eu des pontifes romains pour serviteurs (Romanos habui pontifices fanulos).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1539-1543, Rabelais entre, toujours en qualité de médecin, au service de Guillaurue du Bellay, seigneur dee Langey, frère du cardinal. Ce personnage avait été établi gouverneur du Piémont en 1537. L 18 décembre 1539, Rabelais passe à Chambéry où cette même année le « vertueux » Boyssonné avait été nommé conseiller, peut-être à la recommandation de son ami. En juillet et octobre 1540,il est à Turin; nous le voyons en correspondance avec G. Pélissier, évêque de Maguelonne, ambassadeur du roi de France à Venise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seigneur de Langey avait beaucoup de maladies et d'infirmités. Il demanda à être relevé de son gouvernement du Piémont, et, ayant obtenu son congé, il revint en France, porté en litière. il mourut au mont de Tarare, entre Lyon et Roanne, le 9 janvier 1543. Rabelais fut présent à sa mort. Le Duchat affirme que Guillaume du Bellay laissa cinquante livres tournois de rente à Rabelais, jusqu'au moment où celui-ci aurait trois cents livres de revenu en bénéfices. Les affaires de ce seigneur étaient dans un état déplorable, à cause des dépenses qu'il avait faites pour adoucir les souffrances d'une famine qui avait sévi en Piémont. Peut-être est-ce pour tenir lieu de cette rente que René du Bellay, évêque du Mans, frère du défunt, conféra à Rabelais la cure de Saint-Christophe-du-Jambet. Il est certain que Rabelais fut titulaire de cette cure, dont il touchait le revenu sans être obligé à résidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rabelais consacra un ouvrage latin à l'histoire des hauts faits de Guillaume du Bellay. Claude Massuau, autre domestique de Guillaume du Bellay, le traduisit en français sous ce titre : « Stratagérnes, c'est-à-dire prouesses et ruses de guerre du preux et très Célèbre Chevalier Langey, au commencement de la tierce guerre césariane. » L'original et la traduction sont perdus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1543-1546, Cependant les éditions du Gargantua et du Pantagruel se succédaient avec une vogue inépuisable. En 1542, Rabelais donna, des deux premiers livres, une édition où il avait légèrement atténué ses hardiesses. En 1546, il mit au jour le troisième livre avec un privilège du roi François ler, non plus sous le pseudonyme d'Alcofribas Nasier, mais sous son nom. L'année suivante, 1547, parurent à Grenoble les premiers chapitres du quatrième livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1546-1550, Depuis longtemps déjà le roi François 1er, en qui Rabelais avait trouvé un protecteur, était gravement malade; on prévoyait sa mort prochaine. En quelles mains passerait alors le pouvoir? Les principaux protecteurs de Rabelais allaient sans doute perdre leur crédit. Rabelais n'attendit pas la crise. Il semble qu'il se soit d'assez loin prémuni contre elle. Il quitta la France et se réfugia à Metz. A quel moment? On ne le peut dire avec précision. Mais il parait prouvé que ce fut plus d'une année avant la mort du roi. Il résulte des recherches des érudits lorrains que Rabelais aurait passé à Metz l'année 1546 tout entière. Les comptes de la ville pour cette époque ont disparu ; mais il en subsiste un extrait par Paul Ferry (Observations séculaires), et dans cet extrait on lit ces lignes : « 1547. Payé à Mr Rabellet p. ses gages d'un an, c'est à sçavoir à la Saint-Remy 60 livres; à Paques darien 60 livres ; comme plus con lui ont (sic) p. le quart d'an de Saint-Jean 30 livres. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Rabelais fut médecin salarié de la ville de Metz, aux gages de 120 livres par an; il toucha le semestre de Pâques 1546 à la Saint-Remi, ler octobre, le semestre du Ier octobre 1546 à Pâques 1547, plus un demi-semestre de Pâques à la Saint-Jean (24 juin). Il eut congé à cette dernière date, 24 juin 1547.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lettre de Rabelais au cardinal du Bellay, datée de Metz, où il implore en termes si pressants les secours du cardinal, est-elle du 6 février 1547, comme on le croit généralement? Tout fait supposer que cette lettre est plutôt du 6 février 1546, les appointements assez élevés que Rabelais touchait en 1547 ne justifiant plus de tels cris de détresse. Il faut, en ce cas, assigner également à cette année, au 28 mars 1546 (nouveau style), la lettre de Jean Sturm, recteur du Gymnase de Strasbourg, au même cardinal du Bellay. On trouve dans cette lettre un passage indiquant l' importance des gains de Rabelais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a vu pourquoi le fugitif s'était arrêté à Metz, c'est qu'il y avait trouvé des fonctions qui le mettaient à l'abri du besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François 1er mourut le 31 mars 1547. Le cardinal du Bellay, forcé de se démettre de ses charges politiques, se rendit à Rome. Rabelais l'y suivit. Rabelais était pour la troisième fois à Rome au mois de février à l'époque de la naissance de Louis d'Orléans, deuxième fils de Henri II et de Catherine de Médicis. Il écrivit au cardinal de Guise (depuis cardinal de Lorraine), sous le titre de Sciomachie, la description des fêtes célébrées à cette occasion par le cardinal du Bellay et par l'ambassadeur de France d'Urfé. Cette description fut imprimée à l,yon, chez Sébastien Gryphe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même année, parut à Paris une violente attaque dirigée contre Rabelais ; elle eut lieu dans un pamphlet en forme de dialogue contre les mauvais livres, intitulé Theotimus sive de tollendis et expurgandis malis libris, iis præcipue quos vix incolumi fide ac pietate plerique legere queant. Cette publication était l'ouvre de Gabriel de Puits-Herbaut,moine de Fontevrault. La sortie de Puits-Herbaut n'est pas moins violente contre l'homme que contre ses ouvrages. On y voit apparaître pour la première fois, dans un document contemporain, le Rabelais biberon, glouton, cynique, que les biographes, confondant la vie de l'auteur avec les inventions de son livre, ont représenté par la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'agression de Puits-Herbaut n'eut aucun effet. Rabelais ne tarda pas à se faire d'aussi solides appuis sous le nouveau règne que sous le règne précédent. L' influence à la cour de France, sous Henri II , appartenait aux Guises, au connétable de Montmorency, à ses cinq fils et à ses trois neveux les Chatillons. Nous venons de voir, à propos de la Sciomachie, Rabelais en correspondance avec le cardinal de Guise. Nous allons le voir tout particulièrement soutenu par l'ainé des Châtillons, le cardinal Odet, évêque-comte de Beauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rentre en France « hors de toute intimidation », et obtient pour ses ouvrages un privilège de Henri II, comme il en avait obtenu un de François Ier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1550-1552, Par provisions du 18 janvier 1550, Rabelais fut nommé à la cure de Meudon. On peut remarquer comme coïncidence significative, que la terre de Meudon avait été récemment achetée par le duc de Guise à la duchesse d'Estampes. Rabelais ne fut curé de Meudon que l'espace de deux ans moins quelques jours. Il n'est pas sûr qu'il ait rempli jamais les fonctions curiales. Le nouvel évêque de Paris, Eustache du Bellav, faisant sa première visite pastorale, au mois de juin I551, est reçu à Meudon par Pierre Richard, vicaire, et quatre autres prêtres; il n'est pas question de Rabelais. En tout cas, il est évident qu' il ne put laisser dans le pays ces profondes traces, ces souvenirs vivaces qu'auraient retrouvés cent ans plus tard les Antoine Leroy, les Bernier, les Colletet. La légende du curé de Meudon s'est formée après coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il résigna ses deux cures, celle de Saint-Christophe-de-Jambet au diocèse du Mans et celle de Saint-Martin-de-Meudon au diocèse de Paris, le 9 janvier 1552. Selon toute apparence, cette double démission fut motivée par la publication très prochaine du quatrième livre complet. Ce quatrième livre fut achevé d'imprimer le 28 janvier 1552. Il parut tvec le privilège du roi et une épitre de l'auteur au cardinal de Châtillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Faculté de théologie s'en émut aussitôt et le censura. Un arrêt du parlement, en date du mars 1551, en suspendit la vente. ''Attendu la censure faicte par la Faculté de théologie contre certain livre maulvais exposé en vente soubz le titre de Quatrièsme livre de Pantagruel, avec privilége du roi.... la cour ordonne que le libraire sera promptement mandé en icelle, et lui seront faictes defenses de vendre et exposer ledict livre dedans quinzaine: pendant lequel temps ordonne la cour au procureur du roi d'adverir ledict seigneur roi de la censure faicte sur ledict livre par ladicte Faculté de théologie, et lui en envoyer un double pour suyvre son bon plaisir.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mandé devant la cour, le libraire Michel Fezandat reçut défense, sous peine de punition corporelle, de vendre l'ouvrage dedans quinzaine. Après ces quinze jours la vente reprit-elle son cours? On est tenté de croire que la suspension dura plus longtemps, si l'on remarque que Henri Il était tout entier alors à son etitreprise contre Metz et les provinces austrasiennes. Il laissa la régence à Catherine le 10 mars, rejoignit l'armée à Chàlons, et victorieux entra dans Metz le 18 avril. Dans cet intervalle, Rabelais fit, au moyen d'un nouveau tirage du prologue, la modification suivante en l'honneur du roi. Le premier tirage portait: « N'est-il pas écrit et pratiqué par les anciennes coustumes de ce tant noble, tant florissant, tant riche et triurnphant royaume de France ?... » Et un peu plus loin : « Le bon André Tiraqueau, conseiller du roy Henri le second. Dans le second tirage, on a supprimé le mot triomphant devant royaume de France et fait précéder le nom du roy Henri le second des épithètes grand, Victorieux et triomphant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, les protecteurs de Rabelais l'emportèrent, et le bon plaisir du roi fait que la vente de l'ouvrage pût reprendre son cours interrompu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1553, L'époque de la mort de Rabelais, incertaine comme celle de sa naissance, est fixée communément à cette date de 1553. Outre que dès ce moment un profond silence se fait sur l'auteur de Gargantua et de Pantagruel, quelques indications viennent confirmer l'opinion commune. Théodore de Bèze, dans son Epistola Passavantii, mentionne Rabelais en ces termes: « Pentagruel cum suo libro quem fecit imprimere per favorem cardinalium qui amant vivere sicut ille loquebatur-. » Ces mots ,sicut ille loquebatur (comme il parlait) semblent témoigner que Rabelais n'existait plus. Or l'Epistola Passavantii est généralement attribuée à l'année 1553. M. Rathery a signalé un autre document : parmi les personnages d'une satire en forme de dialogue des morts, composée en 1555, figure Rabelais, qu'on représente comme descendu depuis quelque temps déjà aux sombres bords. Son habileté dans l'art de la médecine y est célébrée, et l'auteur ajoute : ''Je sais en quels termes honorables n'a cessé de s'exprimer sur ton compte ce grand cardinal qui t'aimait tant et ne t'admirait pas moins.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'obscurité la plus complète règne sur les circonstances de cette mort. Les faiseurs d'anecdotes se sont emparés des derniers moments de celui que Bacon appelait « le grand railleur, the great jester of France ». Ils ont mis en circulation de nombreuses facéties auxquelles on ne peut ajouter foi mais qui, évidemment se propagèrent de très bonne heure et presque en même temps que le bruit de ce trépas. Jacques Tahureau, poète et conteur, mort dans le Maine en 1555, semble y faire quelque allusion dans l'épitaphe suivante qui fait partie de ses oeuvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sa vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Jeunesse et formation:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils d'un riche avocat, le baron de Lerné, François Rabelais naît à La Devinière, près de Chinon, en Touraine. Un goût immodéré pour les études le conduit en 1510 à faire son noviciat chez les franciscains de la Beaumette, près d'Angers. Durant ses années de claustration, il fait la connaissance de Pierre Amy et d'André Tiraqueau, qui l'initient à l'hellénisme, correspond avec l'humaniste Guillaume Budé et entreprend une traduction d'Hérodote. En 1523, conformément aux directives de la Sorbonne qui interdisent la lecture des livres grecs, il se voit retirer les moyens qui lui avaient été accordés pour ses études et qu'il n'avait pu se procurer qu'avec peine. Pour se soustraire aux rigueurs de la règle, il rejoint l'ordre des bénédictins en 1524.&lt;br /&gt;Poursuivant ses lectures, il se lance dans l'étude du droit, qu'il abandonne cependant assez vite pour s'inscrire à l'université de médecine de Montpellier. Il quitte alors l'habit monastique pour celui de prêtre séculier, a deux enfants puis, après avoir été reçu bachelier en 1530, entre comme médecin à l'hôtel-Dieu de Lyon en 1532.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Œuvre:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même année, il traduit en latin des textes d'Hippocrate et de Galien, publie un ouvrage consacré au droit romain, et, surtout, fait paraître les Horribles et Espovantables Faictz et Prouesses du tresrenomme Pantagruel, roy des Dipsodes, fils du grant géant Gargantua, chronique joyeuse et truculente de la vie d'un géant insatiable, qu'il signe d'une anagramme de son nom et de son prénom: Alcofrybas Nasier. Le succès de cet ouvrage n'empêche pas sa condamnation par la Sorbonne. Pour échapper aux conséquences de cette censure, il se met sous la protection de son ancien évêque, Geoffroy d'Estissac (1533), puis récidive, vraisemblablement deux ans plus tard (1535), en publiant, sous le même pseudonyme, la Vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel. L'ouvrage est lui aussi condamné. Il quitte alors la France et accompagne en Italie le cardinal Jean Du Bellay, en qualité de médecin particulier. De retour à Lyon, il édite la Topographie de l'ancienne Rome de Marliani, puis le Tiers Livre des faictz et dictz héroïques du bon Pantagruel qui, après avoir reçu l'approbation de François Ier, est publié en 1546.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans plus tard paraissent les onze premiers chapitres du Quart Livre, dont la fin ne sera portée à la connaissance du public qu'en 1552, soit un an avant la mort de Rabelais. Enfin, en 1562, paraît, sous le titre de l'Isle sonnante, une partie du Cinquième Livre de Pantagruel, dont l'ensemble sera publié en 1564. Cette tardive conclusion de la geste de Pantagruel n'est probablement pas de la main de Rabelais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Analyse de l'œuvre:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inspiré des romans de chevalerie, tels les Amadis de Gaule, très en vogue à l'époque, Pantagruel présente successivement les « enfances », puis les extraordinaires « prouesses » du héros . L'idée de mettre en scène un personnage de géant, plongeant d'emblée le lecteur dans l'imaginaire, semble provenir, quant à elle, d'un roman anonyme, les Grandes et Inestimables Cronicques du grand et énorme géant Gargantua, publié à Lyon alors que Rabelais y était médecin. Toutefois, plus que des modèles, il semble que ces récits tiennent surtout lieu de prétextes à l'auteur. En effet, délibérément inscrit dans la droite ligne des « histoires à rire », il est possible de voir d'abord dans Pantagruel une suite d'épisodes cocasses, dont l'aspect humoristique vise à mieux servir les principes de l'humanisme qui y sont développés. En témoigne la lettre de Gargantua à Pantagruel, qui est un véritable programme pédagogique, où se trouve diagnostiquée toute la crise de la société et de la civilisation du XVIe siècle. Pour autant, cette œuvre ne se veut pas didactique. Résolument antidogmatique, ne faisant cas ni de la logique ni de la vraisemblance , elle affiche au contraire une constante liberté, qui tourne parfois à la désinvolture, façon de stigmatiser, dans le sillage d'Erasme, cet « amour de soi » qui interdit a priori toute « connaissance de soi ». Le symbolisme rabelaisien débouche ainsi tout naturellement sur l'utopie .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gargantua développe en effet le célèbre thème de la société idéale de l'abbaye de Thélème: « Fais ce que voudras. » L'homme, bon par nature, y est invité à régler librement une vie à sa mesure, aidé en cela par la culture humaniste, dont l'optimisme est la règle de base. Plus explicitement que dans Pantagruel se précise ici la dimension sérieuse de l'œuvre, que le lecteur doit aller chercher au-delà du ton comique de la chronique gigantale. Le Prologue de Gargantua invite le lecteur à approfondir le sens du récit, à « rompre l'os » pour aller sucer la « substantifique moelle ». Il va de soi que cette invitation doit être considérée avec nuance, comme l'indique le ton sur lequel Rabelais s'adresse à ceux qui le lisent: ces « Buveurs très illustres », ces « Vérolés très précieux ». Ainsi l'œuvre est-elle à prendre comme le « silène » (petite boîte peinte d'un sujet comique et contenant de précieuses drogues médicinales) qui lui sert d'emblème. Quant à la gaieté du texte, elle se justifie avant tout « pour ce que rire est le propre de l'homme », et parce que, fondamentalement, toute plaisanterie est signifiante: Rabelais lui-même nous convie à superposer à la lecture comique une lecture symbolique, sans qu'aucune des deux doive nuire à l'autre. Le Tiers Livre, publié sous le nom de Rabelais, contrairement à Gargantua et à Pantagruel, reprend les mêmes personnages, mais accorde le premier rôle au moine Panurge. Réflexion sur les dettes et sur le mariage, ce livre est certainement plus inspiré que les précédents par l'actualité de l'époque, et notamment par la querelle des Femmes. Reste que le « sondage » effectué par Panurge, sous l'œil amusé de Pantagruel, pour savoir s'il faut se marier ou non est une satire de la quête de la vérité pour elle-même, opposée à l'idéal stoïcien valorisant la paix, la joie, la santé et les plaisirs corporels. La décision de poser la question à l'oracle de la Dive-bouteille servira de prétexte au Quart et au Cinquième Livres pour évoquer de nouvelles questions d'actualité. En effet, dans le Quart Livre, Rabelais prend clairement position contre les gens de justice et surtout contre le pape, avec lequel Henri II était alors en conflit. Le livre sera censuré par les théologiens de la Sorbonne en 1552. Enfin, le Cinquième Livre se termine par la parole de l'oracle que Panurge était venu chercher: « Trinch » (c'est-à-dire « buvez »), qui, pour toute réponse, l'incite au plaisir du bon vin qui a la faculté d'« emplir l'âme de toute vérité, tout savoir et toute philosophie ». En bon disciple d'Erasme, Rabelais n'a pas hésité à mettre à contribution toutes les langues et tous les dialectes dans une œuvre où se mêlent culture populaire et culture savante, réalisme, philosophie, allégorie, divertissement et matière à réflexion profonde. Les chroniques rabelaisiennes sont aussi une formidable symphonie verbale polysémantique, où le créateur se livre à un véritable jeu sur les mots, qui excède de beaucoup la simple nécessité de l'expression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Œuvres principales :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pantagruel (1532).&lt;br /&gt;Gargantua (1534).&lt;br /&gt;Tiers Livre (1546).&lt;br /&gt;Quart Livre (1552).&lt;br /&gt;Cinquième Livre (posthume,1564).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://un2sg4.unige.ch/athena/rabelais/rab_pant.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Pantagruel &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Résumé de Pantagruel :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le prologue, Rabelais fait explicitement allusion à un roman d’aventures, commençant par exposer toute la généalogie de Pantagruel qu’il rattache à une race de géants nés après le meurtre d’Abel par Caïn. Puis Rabelais raconte comment Gargantua à l’âge de « Quatre cent quatre vingt quarante et quarante ans » eut de sa femme Badebec un garçon d’une taille extraordinaire, né au cours d’une terrible sécheresse, circonstance qui le destinait à devenir les roi des Dipsodes (les Altérés). Mais Badebec meurt à la naissance de l’enfant. Dès sa petite enfance, Pantagruel donne des preuves de sa force et de son appétit extraordinaire. Il va à l’université de Poitiers, mais il n’y reste pas, désireux de visiter les autres universités de France. Finalement, il gagne Paris, où sa taille stupéfie et effraie les habitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs traits de Pantagruel se retrouvent dans Gargantua. L’œuvre de Rabelais cache une philosophie et l’on admire une fois de plus l’ampleur et la diversité de la culture et de l’imagination de Rabelais. Il continue à afficher sa liberté de conteur avec tant de verve. C’est le plus éblouissant des conteurs français de la Renaissance, un magicien du mot. Inventeur d’une nouvelle alchimie du verbe, son style ose introduire dans la prose écrite les cadences et les sonorités de la langue orale. Grâce à cela, Rabelais trouve un nouveau ton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune Pantagruel , pour parfaire son éducation, fréquente plusieurs universités de province essentiellement pour observer les moeurs des étudiants. Ce tour de France universitaire est d'ailleurs une parodie des aventures des chevaliers au cours de leur apprentissage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la route qui mène au château de Vincennes, Pantagruel, se promenant rencontre un jeune homme bien mal en point , il se nomme Panurge et s'exprime successivement en allemand, en un jargon imaginaire, en italien, en écossais, en basque, en un jargon imaginaire, en hollandais, en espagnol, en danois, en hébreu, en grec, en un langage imaginaire , en latin pour finie en français , sa langue maternelle.Ebloui par son esprit et son éloquence , Pantagruel l'héberge et en fait son ami(chp 9) .&lt;br /&gt;Reconnu et admiré pour l'étendu de son savoir, Pantagruel est appelé pour juger une affaire complexe entre deux seigneurs (c'est l'occasion pour Rabelais d'exposer l'idéal des humanistes en matière de lois). Après les plaidoiries stupides des deux parties, Pantagruel rend une sentence qui laisse l'auditoire ''en extase évanoui bien trois heures''. (chp 10 à 13)&lt;br /&gt;Les chapitres suivants sont consacrés à Panurge , à ses exploits et à ses joyeux propos (chp 14,15)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thaumaste, savant anglais, défie Pantagruel: il lui propose une controverse publique par signes sans recourir à la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Panurge remplace¨Pantagruel et remporte le débat.&lt;br /&gt;L'anglais dresse l'éloge des deux amis puis tout le monde est invité à boire.&lt;br /&gt;Pour se venger d'une dame dédaigneuse dont il est amoureux, Panurge la fait poursuivre par une meute composée de six cent mille et quatorze chiens.(chp 18 à 22).&lt;br /&gt;Pantagruel apprend alors que son père Gargantua a été enlevé par la fée Morgane. Le peuple voisin, les Dipsodes ( les Assoiffés), en ont profité pour envahir Utopie et assiéger Amaurotes.&lt;br /&gt;Le jeune prince décide de retourner chez lui pour défendre son pays .Il s'embarque à Honfleur, avec ses compagnons et prend la mer malgré une énigmatique lettre d'amour envoyée par une ''dame de Paris''.(chp 23 et 24 qui multiplient les parodies)&lt;br /&gt;Une fois sur ses terres , Pantagruel remporte ses premières victoires (chp. 25 à 28) et doit affronter en combat singulier le géant Loup Garou.(début du chp 29)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pantagruel entre triomphalement dans Amaurote .Il décide sans attendre d'envahir Dipsodie. Panurge, lui, s'occupe du roi Anarche auquel il donne un métier : celui de ''crieur de sauce verte'' et qu'il marie à ''une vieille lanternière''. (cpt 31)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Dipsodie, seuls les Almyrodes (les ''salés'') résistent. Surpris par une averse , les gens de Gargantua et Alcofribas lui-même se réfugient dans la bouche du géant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce chapitre propose une réflexion sur la relativité des coutumes et des habitudes de vie et de pensée; leçon d'humanité qui annonce les opinions de Montaigne.&lt;br /&gt;L'avant dernier chapitre montre Pantagruel malade, il avale de grosses pilules contenant chacune un homme chargé de nettoyer son estomac (chp 33). L'auteur s'adresse à ses lecteurs et leur promet une suite à l'occasion des prochaines foires de Francfort. (chp 34)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://un2sg4.unige.ch/athena/rabelais/rab_garg.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Gargantua &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Résumé de Gargantua:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gargantua est le héros du second livre éponyme de François Rabelais publié en 1534. Ce roman fait suite au succès du premier livre de l'auteur, Pantagruel (1532). En proie à la censure de la Sorbonne, il publie ces deux œuvres sous le pseudonyme d'Alcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Titre complet du roman : La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour écrire ce livre, Rabelais se serait selon toute vraisemblance inspiré du géant Gargan des légendes celtiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'histoire:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le prologue, Rabelais s’adresse au lecteur pour lui signifier, de façon imagée, qu’il ne faut pas se fier à l’aspect extérieur du livre, et lui recommande de le lire attentivement car il révèle une pensée sérieuse au-delà des plaisanteries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'enfance et éducation de Gargantua&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Audeau, un simple agriculteur découvre par accident dans un énorme tumulus un petit livret qui contient la généalogie des géants d’autrefois. Grandgousier, le père de Gargantua adore manger. Il épouse Gargamelle, fille du roi des Papillons. De leur union naît Gargantua qu’elle porte pendant onze mois. Selon Rabelais, de la durée d’une grossesse dépend la perfection du nouveau-né : plus la grossesse dure longtemps, plus le nouveau-né sera un « chef d’œuvre ». Gargamelle, enceinte de Gargantua, fait abattre des centaines de milliers de bœufs pour mardi-gras, et elle invite des amis pour ce repas trop imposant pour elle. Malgré son état et les remontrances de son mari, Gargamelle ne peut résister aux tripes et au vin. Ils dansent, chantent, commencent à se disputer. Ivres, ils tiennent des propos incohérents. Pendant la beuverie, Gargamelle ressent des contractions et met au monde de manière insolite Gargantua. Il sort de l’oreille de sa mère et réclame aussitôt à boire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son père, en découvrant l’enfant, s’écrie : « Quel grand (gosier) tu as » Et l’enfant est appelé alors Gargantua. Pour l’allaiter, il faut le lait de milliers de vaches. Enfin, pour le calmer, on lui donne à boire. Gargantua est habillé de blanc et de bleu, les deux couleurs du blason de son père. Ses habits sont immenses, comme ses chaussures, sa ceinture, son épée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le blanc symbolise la joie, le plaisir, les délices et les réjouissances. Le bleu symbolise les choses célestes. C’est Grandgousier qui a choisi ces couleurs. Rabelais polémique sur les couleurs que porte Gargantua. Rabelais fait l’historique de la symbolique des couleurs depuis les temps antiques. Il déclare que le blanc signifie la victoire, la gaieté et la vie, par opposition au noir, symbolisant la tristesse et le deuil. Chaque couleur symbolise des émotions qu’une autre couleur contredit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis l'enfance de Gargantua est évoquée. De trois à cinq ans, ses parents ne lui imposent pas de limites : il boit, mange, dort, court après les papillons et se roule dans les ordures selon son bon plaisir. Il a le même état d’esprit que les autres enfants. Gargantua se voit offrir un cheval de bois pour qu’il devienne un bon cavalier. Il se passionne pour l'équitation, au point de créer lui-même ses propres chevaux de bois. Des amis de son père se rendent chez Grandgousier et Gargantua pour leur faire une farce. Grandgousier rentre victorieux et retrouve son fils. Pendant son absence, Gargantua a inventé un torchecul d’oison et devant l’intelligence de son fils, Grandgousier décide de lui faire apprendre les lettres latines par un théologien réputé, Thubal Holoferne. Ce dernier lui fait apprendre et réciter par cœur, à l’endroit et à l’envers, d’après les méthodes moyenâgeuses, les lettres gothiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son père s’aperçoit alors que Gargantua s’abrutit et radote. Grandgousier décide à la mort de Thubal Holoferne de lui donner un nouveau professeur. Remarquant le manque de progrès, Grandgousier se plaint à l’un de ses amis qui lui recommande Ponocrates. Pour preuve de son talent, il lui amène un des disciples qui lui parle avec une telle aisance que Grandgousier souhaite le même pédagogue pour son fils. Ponocrates devient alors le maître de Gargantua. Grandgousier reçoit en cadeau du roi de Numidie une énorme jument, richement harnachée. Grâce à cette offrande Gargantua peut partir pour Paris, et y suivre les leçons du célèbre précepteur, Ponocrates. Sur la route, la jument chasse les taons et les mouches de sa queue avec une telle force qu’elle rase toute la forêt de Beauce. Gargantua arrive enfin à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gargantua visite la cité de Paris et fait l’objet de la curiosité des parisiens. Pensant qu’ils attendent un cadeau de bienvenue, Gargantua leur urine dessus, en gage de bonne volonté, et noie la plupart des habitants. Puis, il emporte les cloches de Notre-Dame pour les accrocher au cou de sa jument. Le doyen des rescapés est envoyé par la Sorbonne pour tenter de le convaincre de rendre les cloches à la ville. Janotus de Braquemardo, le messager de la Sorbonne, se présente au logis de Gargantua et argumente de façon complexe en prenant compte les sujets d’intérêts de Gargantua : le vin, les récompenses… Ce dernier prend conseil au près de son précepteur. Puis Maître Janotus de Braquemardo s’agenouille et supplie Gargantua pour récupérer les cloches : « Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Ils éclatent alors de rire. Gargantua lui offre des cadeaux. Janotus retrouve les maîtres de la Sorbonne mais ces derniers refusent de le payer. Janotus leur entame aussitôt procès sur procès. Finalement les cloches sont remises en l'état et les Parisiens, pour remercier Gargantua, soignent et nourrissent sa jument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La méthode de travail de Ponocrates consiste d’abord à observer Gargantua, et à ne pas intervenir. Après ses observations Ponocrates lui impose un nouvel emploi du temps et pour lui faire oublier ses anciennes leçons, il lui fait boire une potion qui nettoie le cerveau de Gargantua. Les Saintes-Écritures sont désormais la base du savoir de Gargantua. L’exercice physique et l’hygiène sont désormais importants dans son apprentissage. Le maître lui apprend le métier des armes et développe son esprit critique. Quand le temps n’est pas propice aux exercices, il apprend l’art, la métallurgie, l’artisanat, la rhétorique, l’escrime, l’herboristerie… De temps en temps, il quitte la ville pour s’amuser et chasser. Ponocrates fait de Gargantua un érudit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La guerre picrocholine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la saison des vendanges, les bergers du terroir de Grangousier gardent les vignes. Des vendeurs de fouaces passent à proximité. Par gourmandise, les bergers leur proposent alors d’échanger des raisins contre des fouaces. Vexé par cette proposition, l’un des fouaciers frappe un berger mais celui-ci assomme son agresseur et appelle ses amis à la rescousse. Les bergers chassent les fouaciers à coups de pierres, croyant finalement que c’étaient des meurtriers. Les fouaciers se rendent aussitôt chez leur roi qui réplique immédiatement en mobilisant troupes et matériels. L’armée se met en route, pille et saccage la campagne de Grandgousier… L’abbaye de Seuillé, protégée par ses fortes murailles, résiste. Les moines s’enferment dans l’église et prient tandis que leurs ennemis volent les vendanges. Alors frère Jean, moine téméraire, s’enhardit et frappe si fort les pillards avec son bâton qu’il les tue. Malgré la peste, les soldats pillent tout. Picrochole, roi de Lerne, quitte alors le domaine de l’abbaye pendant la nuit et se rend dans un château pour s’y barricader solidement. Grandgousier apprend la conduite de frère Jean et de Picrochole, mais il veut à tout prix préserver la paix. Il décide de rappeler Gargantua et d’envoyer un messager à Picrochole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grandgousier écrit à Gargantua une lettre dans laquelle il déclare avoir tout accordé à Picrochole pour sauver la paix. Il affirme aussi sa volonté de défendre ses terres de la folie guerrière de Picrochole et demande à Gargantua de venir lui prêter assistance. Grandgousier envoie un messager à Picrochole, Ulrich Gallet, pour lui intimer ses conditions. Ce dernier se rend alors au château de Picrochole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ulrich rapporte à Picrochole la surprise, la colère de Grandgousier qui lui demande les raisons de cette amitié trahie et de la guerre. Il lui intime aussi de retourner sur ses terres, de le dédommager et de lui laisser des otages. Picrochole refuse. Au retour d’Ulrich, Grandgousier, pour éviter une nouvelle fois la guerre, fait envoyer à Picrochole des richesses en remboursement des fouaces, cause des hostilités. Picrochole y voit un aveu de faiblesse et saisit toutes les richesses que lui a envoyées Grandgousier, sans mettre fin aux hostilités. Pendant ce temps, les aides de camp de Picrochole dressent le plan de bataille. Ils rêvent qu’après avoir soumis facilement Grandgousier, ils conquériront l’ensemble du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gargantua quitte Paris et se rend chez son père. Partis en reconnaissance, Gymnaste et son compagnon tombent sur des pillards. Ces derniers veulent les détrousser, mais Gymnaste prétend être possédé. Leur chef, Tripet, hésite à voler le cheval de Gymnaste. Comme Tripet l’appelle le « bon diable », pour les effrayer encore plus, Gymnaste fait des pirouettes et des cabrioles sur son cheval. Les soldats prennent peur et s’enfuient. Pour finir, Gymnaste charge et tue Tripet. Cet incident apporte à Gargantua de nombreuses informations sur le manque de préparation militaire des ennemis. Sa jument fait déborder la rivière en urinant et les ennemis en aval sont noyés. Puis, il rase d’un seul coup le château de Gué de Vède. Enfin, avec ses compagnons il passe le gué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils arrivent chez Grandgousier, qui les attendait avec impatience. En se peignant Gargantua fait tomber de ses cheveux des boulets de canon. Il ne s’était même pas aperçu que, pendant l’attaque du château de Vède, les défenseurs lui avaient tiré dessus. Grandgousier décide d’organiser un immense festin pour le retour de son fils. Gargantua a envie de salade ; il cueille les laitues réputées les plus grandes dans un jardin et emporte inopinément six pèlerins qui s’y étaient abrités pour la nuit. Il avale sa salade et les pèlerins. Ceux-ci ne doivent leur survie qu’au fait que s’accrochant aux dents du géant et que malencontreusement en tâtant autour d’eux avec leur bâton, ils touchent un point sensible. Gargantua, muni d’un cure-dent, les retire de sa bouche les uns après les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant le souper, Grandgousier explique à Gargantua les raisons des hostilités contre Picrochole. Il lui raconte le courage de frère Jean. Gargantua ordonne de le faire venir. Ces derniers s’apprécient aussitôt et ils se mettent à boire. Ivres, ils divaguent en propos incohérents. Au cours du repas, Eudémon, un des compagnons de Gargantua, s’étonne que les moines soient rejetés du monde. Gargantua lui expose qu’ils ne travaillent pas de leurs mains, qu’ils dérangent les mortels, et qu’ils vivent des péchés des hommes. Gymnase s’interroge sur le fait que les clercs aient de si longs nez. Frère Jean lui raconte que sa nourrice avait les seins mous et que son nez s’y s’enfonçait comme dans du beurre et qu’il grandissait comme la pâte avec du levain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le repas, Gargantua et ses compagnons décident d’attaquer à minuit les troupes de Picrochole. Gargantua n’arrive pas à s’endormir. Alors frère Jean lui conseille de prier Dieu et au premier psaume, ils s’endorment tous les deux. A minuit, le moine, habitué au rythme des matines, s’éveille en sursaut et réveille tous ses compagnons d’armes. Puis il décrète que chaque matin, il se purgera avec du vin. Tous se préparent alors, à passer à l’attaque. Le moine encourage ses compagnons d’armes mais surestime ses capacités guerrières. Vitupérant contre l’ennemi, il passe sous un noyer et y reste accroché. Eudémon grimpe dans l’arbre et décroche le moine. Frère Jean abandonne son équipement guerrier et ne garde que son bâton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir eu connaissance de la déroute de Tripet, et croyant que Gargantua est réellement accompagné de démons, Picrochole envoie une avant-garde qu’il a fait asperger d’eau bénite. Gargantua et l’avant-garde se rencontrent. Les soldats ennemis, terrorisés par frère Jean qui crie « par tous les diables, » s’enfuient sauf leur chef, Tyravant, qui charge tête baissée. Frère Jean l’assomme puis, seul, poursuit l’armée en déroute. Gargantua décide de ne pas charger. Mais finalement, frère Jean est fait prisonnier et l’avant-garde contre attaque. Gargantua reprend le dessus de la bataille. Entre temps, le moine tue ses deux gardiens et fond sur les arrières de l’armée ennemie en pleine confusion. Il fait prisonnier Toucquedillon, l’aide de camp de Picrochole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gargantua est très malheureux pour son ami qu’il pense toujours prisonnier. Soudain, ce dernier apparaît avec Toucquedillon et cinq pèlerins que Picrochole gardait en otages. Ils festoient. Gargantua questionne les pèlerins et leur offre des chevaux pour rentrer chez eux. Toucquedillon est présenté à Grandgousier. Par bonté d’âme, il le libère afin qu’il puisse raisonner son chef. Les pays amis de Grandgousier lui proposent leur aide, mais il la refuse car ses forces sont suffisantes. Il mobilise ses légions. Toucquedillon propose à Picrochole de se réconcilier avec Grandgousier. Hastiveau déclare que Toucquedillon est un traître mais ce dernier le tue. Et à son tour Toucquedillon est tué par Picrochole. Gargantua et ses hommes attaquent le château de Picrochole. Les défenseurs hésitent sur la conduite à tenir. Gargantua passe à l’assaut et frère Jean tue quelques soldats de Picrochole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyant sa défaite inéluctable, Picrochole décide de fuir. Sur la route, son cheval trébuche et par colère il le tue. Il tente alors de voler un âne à des meuniers qui réagissent violemment et finalement le volent. Et depuis, personne ne sait ce qu’il est devenu. Gargantua recense les rescapés. Par bienveillance Gargantua libère les soldats faits prisonniers, et il leur verse trois mois de solde afin qu’ils puissent rentrer chez eux et nourrir leurs familles. Cependant, il ordonne que les conseillers de Picrochole lui soient ramenés. Grandgousier récompense fortement ses soldats et indemnise les paysans victimes de la guerre. Il organise un festin grandiose où il offre à ses seigneurs terres et privilèges.&lt;br /&gt;( Azadunifr )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-8190496444212864226?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/8190496444212864226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=8190496444212864226' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8190496444212864226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8190496444212864226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/11/franois-rabelais-vers-1483-1553.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SRQtX-11soI/AAAAAAAAAJQ/MWoYOxsM59g/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-2285351303165005278</id><published>2008-10-20T11:15:00.000-07:00</published><updated>2008-10-20T11:18:33.570-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SPsEziwRLTI/AAAAAAAAAIE/alxyNjg49lg/s200/16_1.jpg" width="148" height="199" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;François Villon&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;(1431 - 1463)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François de Montcorbier dit Villon (né en 1431 à Paris, disparu en 1463) est un poète français de la fin du Moyen Âge. Il est probablement l'auteur français le plus connu de cette période. Les romantiques en firent le précurseur des poètes maudits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les seules sources contemporaines dont nous disposons concernant Villon sont, outre ses propres écrits littéraires, six documents administratifs relatifs à ses procès[1]. Ainsi, il faut soigneusement séparer les faits établis avec une quasi-certitude de la « légende Villon » à laquelle il a lui-même largement contribué en se mettant en scène dans ses œuvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Biographie&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Un noble, né de parents pauvres et hors la loi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;François des Loges, Seigneur de Montcorbier, naît à Paris, probablement le 30 mai 1431. Son père, un gentilhomme du bourbonnais est pendu à la même époque. Sa mère, issue d’une famille noble de la région d’Angers a été condamnée plusieurs fois pour vol et elle subit la réprimande de l’évêque Thibaut d’Aussigny.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François est confié au chanoine Guillaume de Villon, chapelain de Saint-Benoît-le-Bétourné. Celui-ci devient « plus que père » pour François qui se fait appeler « de Villon ». Bachelier en 1449, il est reçu « maistre es ars » à la faculté de Paris en 1452. Il poursuit ses études à la Faculté de Décret alors que les Universités sont en conflit avec le Roi Charles VII. Les étudiants sont à cette époque très nombreux, et beaucoup sont misérables et mènent une vie de beuveries et bagarres. ( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Un étudiant turbulent&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 5 juin 1455, impliqué dans une rixe, il reçoit un coup de dague au visage et blesse mortellement le prêtre Philippe Sermoise. François Villon se fait soigner sous le nom de « Michel Mouton » et fuit Paris. Grâce à son statut de clerc, à sa conduite jusqu’alors irréprochable et au pardon que lui accorde Sermoise sur son lit de mort, le Roi lui accorde des lettres de rémission en janvier 1456.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir de Noël 1456 il vol 500 écus au collège de Navarre en compagnie de Colin de Cayeux et de Gui Tabarie. Réalisant la gravité de sa situation, il compose alors Le Lais également connu sous le nom de Petit Testament. François Villon y explique ses actes à une déception en amour, annonce son départ pour Angers et répartit ses biens à ses amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Sur la route et à la cour de Charles d'Orléans&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;François Villon séjourne probablement à Angers chez un parent, puis à la cour de Jean II de Bourbon, à Moulins, puis à la cour de Charles d'Orléans, à Blois à la fin de 1457.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles d'Orléans, futur père de Louis XII, est lui-même poète et l’on a trouvé dans ses manuscrits trois poèmes signés de Villon :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Épître à Marie d'Orléans, célèbre la naissance de la fille de Charles et de Marie de Clèves le 19 décembre 1457.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Ballade des Contradictions, qui est dite du concours de Blois car elle est la troisième d'une série de dix ballades composées par divers auteurs et qui devaient s’ouvrir sur ce vers de Charles d'Orléans : «Je meurs de soif auprès d'une fontaine».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Ballade franco-latine, qui réponds à deux poèmes bilingues du manuscrit, dialogue entre Charles d’Orléans et Fredet, l'un de ses favoris. Cette Ballade est une attaque à l'encontre de Fredet. François Villon est en retour réprimandé dans deux ballades composées par Charles et l'un de ses pages qui, sans le nommer, l'accusent de mensonge et d'arrivisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François quitte la cour de Blois très probablement peu après cet épisode et il n’y sera plus reçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cette époque, sans ressources, il est en rapports avec «les compagnons de la Coquille » ou « bande des Coquillards», une société criminelle plus ou moins secrète. Nous ignorons s'il en faisait vraiment partie, mais il est certain qu'il connaissait le jargon de la Coquille, puisque nous possédons entre six et onze Ballades en jargon (le chiffre varie en raison des problèmes d'attribution), dont la compréhension reste difficile et la signification ambiguë.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;François Villon, un hors la loi tourmenté&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'Évêque d'Orléans, encore Thibaut d’Aussigny le fait emprisonner pour des raisons inconnues durant l'été 1461 à Meung-sur-Loire. Il est déchu de son statut de Clerc. Il y compose très probablement l'Épître à ses amis et le Débat du coeur et du corps de Villon. Le 2 octobre, le Roi Louis XI, qui passe par la ville en compagnie de Charles d'Orléans, le fait libérer .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Villon compose alors la Ballade contre les ennemis de la France dans le but d'attirer l'attention du Roi, ainsi que la Requeste au Prince (Charles d'Orléans et non Jean II de Bourbon, le sous titre ajouté par Clément Marot étant probablement erroné).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Villon rentre à Paris en 1462. Il fait amende honorable dans la Ballade de bon conseil, mais son orgueil reprend le dessus dans la Ballade de Fortune. Il termine Le Testament, son œuvre majeur. Les premiers poèmes de ce recueil, Ballade des Dames du temps jadis, la Ballades des Seigneurs du temps jadis et la Ballade en vieil langage françois, sont consacrés à la perte de la jeunesse, aux méfaits de l'amour mais surtout à la mort. Puis il reprend en approfondissant, le petit testament (Le Lais). La Ballade à s'amye exprime une rancœur envers sa maîtresse. Finalement il organise son exécution, son sépulcre et le service religieux et invite tous et toutes à son enterrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Villon est arrêté le 2 novembre 1462 pour un petit larcin. Gui Tabarie, l’ayant dénoncé en 1458, il est poursuivi pour l’affaire du collège de Navarre, Il obtient la liberté en échange de sa promesse de rembourser sa part de butin, soit 120 livres. Malheureusement fin novembre il est impliqué dans une rixe au cours de laquelle est blessé Maître Ferrebouc, notaire pontifical ayant participé à l'interrogatoire de Guy Tabarie. Il semble que ce soit son compagnon Robin Dogis qui a provoqué les clercs de l'étude, tandis que Villon tentait de se tenir à l'écart. Il est alors incarcéré au Châtelet. Il est torturé et condamné, en tant que récidiviste, à la mort par pendaison. Il fait appel. Il compose très probablement le Quatrain et la Ballade des pendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 5 janvier 1463 le parlement de Paris commue sa peine en dix ans de bannissement de la ville. François Villon rédige alors la Question au clerc du guichet ainsi que son dernier poème connu Louange à la cour. Aucun élément biographique n’a été recueilli concernant la fin de sa vie.( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Le Lais&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Lais est une œuvre de jeunesse (1457) formée de quarante huitains d'octosyllabes, où l'on voit un Villon, joyeux et parfois potache, égrener une suite de « dons » ou de « legs » plus ou moins loufoques, mais toujours cruels et souvent drôles, à destination de ses ennemis. Ses cibles favorites sont les autorités, la police, les ecclésiastiques trop bien nourris, les bourgeois, les usuriers, en somme les cibles éternelles de la contestation étudiante et prolétaire. Il reprend dans ce texte plusieurs genres littéraires connus : au vu des circonstances (le départ pour Angers) et de l'utilisation de motifs de l'amour courtois des trouvères, ce pourrait être un congé, dans la droite ligne de la tradition arrageoise, où le poète galant quitte sa dame qui l'a trop fait souffrir. Cependant, il est ici question de lais (de « laisser »), des dons qui font penser aux testaments littéraires, tel celui d'Eustache Deschamps qui parodia à la fin du XIVe siècle toute sorte de documents légaux. Enfin, dans les dernières strophes, Villon reprend à son compte le thème fort usité du songe où l'auteur raconte une aventure qui lui est arrivée en rêve. Parodie de congé, testament satirique et songe ironique : les Lais sont tout cela successivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Lais est avant tout destiné à ses amis et compagnons de débauche et fourmille d'allusions et de sous-entendus aujourd'hui indéchiffrables mais qui à coup sûr devaient beaucoup faire rire ses camarades. Il semble cependant avoir eu un petit succès, car Villon y fait plusieurs fois référence dans le Testament, se plaignant de façon plaisante que l'œuvre circule sous le titre erroné de « testament » :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sy me souvient, ad mon advis,&lt;br /&gt;Que je feiz à mon partement&lt;br /&gt;Certains laiz, l'an cinquante six,&lt;br /&gt;Qu'aucuns, sans mon consentement,&lt;br /&gt;Voulurent nommer « testament » ;&lt;br /&gt;Leur plaisir fut, non pas le myen.&lt;br /&gt;Mais quoy! on dit communément:&lt;br /&gt;« Ung chascun n'est maistre du scien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le Testament&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le Testament est une œuvre beaucoup moins homogène que n'est le Lais. S'il reprend l'idée de parodie d'un acte juridique, ce n'est en fait qu'une colonne vertébrale sur laquelle viennent se greffer toutes sortes de digressions sur l'injustice, la fuite du temps, la mort, la sagesse... ainsi que des poèmes autonomes souvent présentés comme des legs. On retrouve cependant la plume vive et acerbe et l'humour tantôt noir et subtil, tantôt franchement rigolard et paillard qui caractérise Villon. Peut-être l'auteur souhaite-t-il présenter ici un large spectre de ses talents afin d'attirer l'attention d'un éventuel mécène, le Testament devenant une sorte de carte de visite. Le texte s'adresse aussi à ses anciens compagnons, soit la foule de miséreux cultivés que produit à cette époque la Sorbonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Testament passe pour être le chef-d'œuvre de Villon et l'un des plus beaux textes littéraires du Moyen Âge tardif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;La Ballade des pendus&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ballade dite Ballade des pendus, parfois improprement appelée Épitaphe Villon, est le poème le plus connu de François Villon, et l'un des plus célèbres poèmes de la langue française. On s'accorde en général pour penser que cette ballade fut composée par Villon alors qu'il était emprisonné à la suite de l'affaire Ferrebouc, mais le fait n'est pas absolument établi. Le poème présente une originalité profonde dans son énonciation : ce sont les morts qui s'adressent aux vivants, dans un appel à la compassion et à la charité chrétienne, rehaussé par le macabre de la description. Cet effet de surprise est cependant désamorcé par le titre moderne. Le premier vers « Freres humains, qui après nous vivez », conserve de ce fait encore aujourd'hui un fort pouvoir d'évocation et d'émotion : la voix des pendus imaginée par Villon transcende la barrière du temps et de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce poème composé de trois strophes de dix décasyllabes et d'un envoi de cinq décasyllabes, François Villon qui rit d'être condamné à la pendaison s'adresse à la postérité pour solliciter la pitié des passants et émettre des souhaits - solliciter notre indulgence et notre pardon - décrire ce qu'est leurs conditions de vie - adresser une prière à Jésus. ( Azadunifr )&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://raham1.blogspot.com/"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; Littérature française du Moyen Âge &lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-2285351303165005278?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/2285351303165005278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=2285351303165005278' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/2285351303165005278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/2285351303165005278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/10/franois-villon-1431-1463-franois-de.html' title=''/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SPsEziwRLTI/AAAAAAAAAIE/alxyNjg49lg/s72-c/16_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-1852465622611270624</id><published>2008-10-16T11:54:00.000-07:00</published><updated>2008-10-16T12:02:02.278-07:00</updated><title type='text'>Histoire de l’Antiquité</title><content type='html'>La littérature de l’Antiquité occidentale se compose principalement des littératures grecque et romaine. En effet, Les Égyptiens et les Hébreux n’écrivaient que des textes fonctionnels ou sacrés. Il n’existe pas non plus de littérature gauloise, les Celtes de cette époque, pour des raisons de tabou religieux principalement, n’ayant laissé que peu de textes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ecbaill.free.fr/dossiers/gaulois/gaulois.htm"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Gaule&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Definition&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaule (latin, Gallia), nom donné par les Romains à un vaste territoire bordé à l’ouest par l’océan Atlantique, au sud par les Pyrénées et la Méditerranée, au nord par la Manche et à l’est par les Alpes et le Rhin, et dépassant les frontières actuelles de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses habitants, appelés Gaulois, étaient des Celtes. La première mention de la Gaule remonte à 600 av. J.-C. environ, lorsque des Grecs phocéens fondèrent une colonie à Massalia (Marseille) sur la côte méridionale. Les Grecs appelèrent par la suite le pays Galatie, qui devint Gallia à l’époque romaine. Les Romains distinguaient la Gaule Transalpine (ou Lyonnaise, ou Ultérieure) parce que située au-delà des Alpes, de la Gaule Cisalpine (Italie du Nord).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principales descriptions littéraires de la Gaule préromaine sont dues au géographe Strabon et à Jules César ; elles doivent être complétées par les nombreuses études d’archéologie et de toponymie qui permettent d’en préciser les caractères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lexilogos.com/gaulois_peuples_carte.htm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;voire la carte&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Les Gaulois:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si l'on peut remonter jusqu'à 2 millions d'années pour trouver des traces d'une présence humaine sur le sol de France, et surtout vers 35.000 av. J.-C. (Lascaux en Dordogne, Carnac en Bretagne), l'origine du peuple français est liée aux Celtes, qui ont pénétré dans cette région occidentale de l'Europe vers 1000 ans avant notre ère et plus massivement encore autour de 450 av. J.-C .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SPeCEHNPKeI/AAAAAAAAAH0/s38I9-Pn_P4/s200/peuplement_celte.jpg"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;voir la carte&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Celtes sont un peuple issu de la famille des tribus indo-européennes, dont les Grecs et les Italiens font également partie. A cette époque, le territoire des Celtes est immense, il s'étend de l'Atlantique à la Mer Noire. Ces hommes font commerce avec les peuples du sud, les Grecs notamment, installés sur les bords de la Méditerranée, et qui fondent Marseille en 600 av. J.-C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Celtes ont une pratique funéraire particulière: leurs morts sont brûlés avec leurs possessions précieuses et leurs cendres sont placées dans des urnes de terre cuite qui sont ensuite mises en terre. Les plus prestigieux d'entre eux sont enterrés dans des tombes monumentales, les tumulus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Celtes qui occupent la Gaule, une vaste région située à l'ouest du Rhin et qui va jusqu'aux Pyrénées, forment un ensemble de 90 peuples (civitates) dirigés par une aristocratie qui se réunit une fois par an pour un Conseil au cours duquel sont examinés les litiges entre tribus. Ils vivent dans des villages composés de huttes circulaires ou rectangulaires. Pour se protéger des assaillants, ils construisent des oppidums, vastes camps fortifiés situés sur des collines et où ils peuvent se réfugier en cas d'attaque. Leur maîtrise du fer et du bronze leur permet de produire des outils ou des épées d'excellente qualité et de fabriquer des bijoux remarquables dont les femmes aiment se parer. Ce sont des ouvriers habiles, ils construisent des chars à deux ou quatre roues, des embarcations avec lesquelles ils cabotent le long des côtes. Les Gaulois sont crédités de l'invention du tonneau de bois, plus léger et maniable que l'amphore de terre cuite; on leur doit aussi l'invention du savon, qu'ils obtiennent en mélangeant de la graisse et de la soude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces Gaulois, guidés par leurs prêtres (druides), vouent un culte à la Terre, mère féconde des êtres et des choses; leurs divinités sont des lacs, des rivières, certains arbres de la forêt, des rochers. Il est probable aussi qu'ils pratiquaient le sacrifice humain. Ces hommes rudes qui vont parfois nus à la guerre aiment manger et boire, viande de sanglier, bière et vin, et une agriculture développée leur fournit toute sorte de céréales. Le chef est craint et respecté, le père a droit de vie et de mort sur tous les membres de sa famille. Ils sont aussi des guerriers entreprenants : en 390 av. J.-C., emmenés par leur chef Brennos, les Gaulois vont jusqu'à Rome pour en faire le siège et pillent la ville avant de se retirer contre une forte rançon. Cependant, dès le 3e siècle av. J.-C, les Romains s'organisent et résistent à l'expansion des Celtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La Conquête romaine:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les Romains consolident peu à peu leur puissance dans la péninsule d'Italie et en Méditerranée, appuyés sur une brillante civilisation qui s'inspire de la Grèce d'Alexandre. La conquête de la Gaule se fait en deux époques, d'abord de 124 à 121 av. J.-C., avec la prise de Marseille et d'Aix-en-Provence, qui aboutit à la colonisation d'une vaste région qui va des Alpes aux Pyrénées (la Narbonnaise). La Gaule du sud entre alors dans une période de révolution urbaine avec la construction de multiples monuments inspirés par Rome. Enfin, en 58 av. J.-C., sous la direction de Jules César, qui use du prétexte de contrôler les invasions barbares qui menacent à l'est du Rhin, les légions romaines envahissent la Gaule. La conquête totale sera achevée en quelques années. Les batailles coûtent cher aux peuples de Gaule, désunis et divisés par leurs rivalités internes: elles font plus d'un million de morts et des centaines de milliers d'hommes sont déportés en esclavage. Dans son ouvrage La Guerre des Gaules, César raconte cette longue campagne; le prestige qu'il a tiré de cette conquête lui a permis de devenir consul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'occupation romaine est violente et meurtrière, particulièrement en Belgique (nord). Un chef gaulois de la tribu des Arvernes, Vercingétorix ("le grand roi des héros"), tente alors de lutter contre l'occupation romaine en mobilisant les armées gauloises. Des feux sur les collines sont allumés partout dans le pays pour rallier la résistance. Les Gaulois pratiquent la tactique de la "terre brûlée", et après une victoire initiale du chef gaulois à Gergovie (Auvergne), César et Vercingétorix s'affrontent à Alésia, près de Dijon, en 52 av. J.-C. Cependant, au terme du long siège des troupes romaines devant l'oppidum, Vercingétorix doit finalement reconnaître sa défaite face à la force et à l'organisation de ses ennemis. Le chef gaulois dépose ses armes aux pieds de César. L'ultime bataille d'Alésia marque la fin de la Gaule antique et le début de la Gaule romaine. Cette défaite représente aussi une première étape dans la construction de l'unité de la Gaule, jusqu'à lors profondément divisée en tribus et en clans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La Gaule Romaine:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'occupation de la Gaule par les Romains dure 300 ans, c'est la fameuse pax romana, qui durera jusqu'aux premières invasions des peuples barbares de l'est. En plus de la Narbonnaise au sud, placée sous le contrôle direct de Rome depuis plus d'un siècle, le pays est divisé en trois régions administratives (Belgique, Celtique et Aquitaine). C'est la ville de Lyon qui après sa fondation en 43 av. J.-C., devient sous le règne d'Auguste la capitale des "Trois Gaules". Douze ans avant notre ère, un autel à la gloire d'Auguste est inauguré à Condate, près des rives de la Saône et du Rhône, face à Lyon. C'est ici que les Gaulois se réunissent annuellement en assemblée, comme ils le faisaient jadis, pour discuter des affaires du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de la longue période de paix romaine, une relative prospérité s'installe, le commerce avec les pays du sud favorisent les Gaulois, qui exportent du blé, du vin et des viandes, des ouvrages de céramique et du textile. Les anciens guerriers rudes et belliqueux se transforment profondément et ils apprennent à construire des routes, des ponts, des aqueducs (le pont du Gard en 50) qui alimentent en eau des villes qu'ils équipent d'arènes pour les jeux et de thermes pour la détente, comme à Rome. La société civile s'organise également, les Gaulois sont peu à peu intégrés aux administrations, participent aux gouvernements locaux et certains représentants des Trois Gaules sont même admis au sénat de Rome, en 48, sous le règne de Claude. Enfin, une bourgeoisie urbaine se forme dans les grandes villes, dont fait partie Lutèce (Paris). Dans les campagnes, de grands propriétaires fonciers apparaissent, ils développent une activité agricole intense et sont à l'origine de la seigneurerie féodale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitants de la Gaule sont ainsi devenus des gallo-romains, les plus cultivés d'entre eux parlent la langue de Rome, révèrent le panthéon des dieux gréco-romains, même si certains rites et croyances celtiques persistent. Dès le premier siècle de notre ère, le christianisme pénètre en Gaule et c'est en 177 qu'ont lieu à Lyon les premières persécutions contre des chrétiens, parmi lesquels figure la jeune martyre Blandine, livrée aux lions dans les arènes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Les invasions:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attirés par la prospérité du pays et aidés par les infiltrations d'éléments étrangers dans les armées gallo-romaines, les envahisseurs germains venus de l'est de l'Europe se répandent en Gaule. En 253, les Alamans et les Francs franchissent une première fois le limes, la frontière fortifiée sur le Rhin et en 275, la Gaule est complètement envahie par des barbares (ainsi nommées par les Romains parce qu'ils ne parlent ni grec ni latin) qui pillent tout sur leur passage. Le chaos dure près de deux siècles, malgré une tentative par l'empereur Constantin en 355 de renforcer la frontière du Rhin afin d'empêcher de nouvelles invasions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 406, une gigantesque population, composée d'hommes, de femmes, d'enfants, de chariots et de bétail, passe le Rhin pour se réfugier en Gaule et fuir les armées des Huns, venus de la lointaine Mongolie. Ce vaste peuple de diverses origines s'installe dans différentes régions de la Gaule : les Wisigoths dans le sud-ouest autour de Toulouse, les Alains en Aquitaine, les Burgondes dans la vallée du Rhône, les Francs sur la rive gauche du Rhin et en Belgique et les Alamans en Alsace .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SPeAwoRtzcI/AAAAAAAAAHc/6mGJi5mrtN0/s200/invasions.jpg"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;( voir la carte )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces envahisseurs bouleversent l'unité gallo-romaine, car ils apportent avec eux leur culture, leurs traditions et leur organisation politique. Une coalition de ces peuples se forme pourtant en 451 pour repousser Attila, le chef des Huns, dont la domination sur l'Europe centrale fait trembler l'Empire d'Orient. Attila est défait près de Troyes, il détruit Metz et Reims puis se présente devant Lutèce (Paris) qu'il ignore toutefois, persuadé qu'il n'y trouverait pas de richesses. Attila est à nouveau battu près d'Orléans, ce qui le force à fuir et à se réfugier vers le Danube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces vastes migrations du nord vers le sud et d'est en ouest qui se sont succédé du IIIe au Ve siècle ont profondément changé la démographie, la culture et l'économie gallo-romaines. Elles ont également mis fin à l'empire romain d'Occident; la Gaule est désormais contrôlée par des rois barbares et elle entre dans une nouvelle période, le Moyen Age.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Histoire de la France&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://histoiredelantiquit.blogspot.com/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; Histoire de l’Antiquité &lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-1852465622611270624?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/1852465622611270624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=1852465622611270624' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1852465622611270624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1852465622611270624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/10/histoire-de-lantiquit.html' title='Histoire de l’Antiquité'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-898261212975825331</id><published>2008-09-21T23:09:00.000-07:00</published><updated>2008-11-13T15:50:27.674-08:00</updated><title type='text'>Henri Alban-Fournier</title><content type='html'>calendrier litteraire ( 22 septembre )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 154px; HEIGHT: 169px" alt="Powered by Blogger" src="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SGCI128nnGI/AAAAAAAAADc/jy6v7D3MXio/s200/Fournier.jpg" width="144" height="165" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;Henri Alban-Fournier&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;( 1886 - 1914 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Naissance :&lt;/strong&gt; le 3 octobre 1886&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Décès&lt;/strong&gt; : le 22 septembre 1914&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Alain-Fournier, pseudonyme d'Henri Alban Fournier (3 octobre 1886 - 22 septembre 1914) est un écrivain français, mort à l'âge de 27 ans après avoir écrit un unique roman, le Grand Meaulnes.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;aussi Le Poète De L'amour Platonique.&lt;br /&gt;1886-1914&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"Comment rattraper sur la route terrible où elle nous a fuis, au-delà du spécieux tournant de la mort, cette âme qui ne fut jamais tout entière avec nous, qui nous a passé entre les mains comme une ombre rêveuse et téméraire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je ne suis peut-être pas tout à fait un être réel." Cette confidence de Benjamin Constant, le jour où il la découvrit, Alain-Fournier en fut profondément bouleversé ; tout de suite il s'appliqua la phrase à lui-même et il nous recommanda solennellement, je me rappelle, de ne jamais l'oublier, quand nous aurions, en son absence, à nous expliquer quelque chose de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois bien ce qui était dans sa pensée : "Il manque quelque chose à tout ce que je fais, pour être sérieux, évident, indiscutable. Mais aussi le plan sur lequel je circule n'est pas tout à fait le même que le vôtre ; il me permet peut-être de passer là où vous voyez un abîme : il n'y a peut-être pas pour moi la même discontinuité que pour vous entre ce monde et l'autre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la préface de Jacques Rivière à l'ouvrage posthume Miracles (1924), recueil de divers poèmes et textes en prose d'Alain-Fournier.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Sa Vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri-Alban Fournier naît le 3 octobre 1886 à la Chapelle-d'Angillon, dans le Cher. Son père, instituteur, est nommé à l'école d'Epineuil-le-Fleuriel en 1891 et Henri en sera son élève jusqu'en 1898, avant d'entrer en sixième au lycée Voltaire à Paris. En 1901, Henri-Alban Fournier, qui songe alors à devenir marin, poursuit ses études de seconde au lycée de Brest dans le but d'entrer à l'École Navale. Mais, il renonce rapidement à ce projet et rejoint finalement, à la fin de l'année 1902, le lycée de Bourges afin d'y passer son baccalauréat qu'il obtiendra six mois plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la rentrée 1903, l'adolescent s'inscrit au lycée Lakanal de Sceaux afin de préparer le concours d'entrée à l'École Normale Supérieure. Il y fait la rencontre de Jacques Rivière, qui deviendra son meilleur ami (leurs correspondances, l'une des plus belles de la littérature française, seront publiées entre 1926 et 1928) puis son beau-frère lorsqu'en 1909 il épousera Isabelle Fournier, la soeur cadette d'Henri-Alban. En 1906, Fournier échoue dans ses projets scolaires. Il tente alors, l'année suivante, une ultime année de Khâgne, au lycée Louis Le Grand mais encore une fois, il échoue au concours d'entrée à l'Ecole Normale Supérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est durant cette vie de lycéen que se déroule un événement qui sera déterminant dans la vie sentimentale et littéraire d'Alain Fournier ; en effet, le 1er juin 1905, en sortant du Grand Palais, il croise une jeune fille d'une grande beauté qu'il suit à distance jusqu'à son domicile, boulevard Saint Germain. Revenu sur les lieux, le 11 juin suivant, il l'accoste cette fois-ci dans la rue et lui murmure : "Vous êtes belle". Yvonne de Quiévrecourt ne répond pas à ses avances et s'en va vers l'église de Saint-Germain des Près, où elle assiste à la messe. Après la cérémonie, les deux jeunes gens ont enfin une longue conversation au terme de laquelle Yvonne lui avoue qu'elle est fiancée et que son destin est maintenant tracé. Yvonne de Quiévrecourt qui deviendra Yvonne de Galais dans le Grand Meaulnes se marie en 1907.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'année suivante, Henri-Alban Fournier effectue son service militaire. Après avoir suivi le peloton des élèves-officiers à Laval, il est affecté au 88e R.I., à Mirande, dans le Gers, avec le grade de sous-lieutenant. Hanté par le souvenir d'Yvonne, il rédige alors quelques poèmes et essais, ses premiers pas dans la littérature, qui seront publiés à titre posthume par son ami Jacques Rivière sous le titre Miracles (1924). Son service militaire achevé, Henri-Alban Fournier trouve à s'employer au mois d'avril 1910 en tant que journaliste à Paris-Journal et y rédige de façon régulière un " courrier littéraire ". Au même moment commence une liaison avec Jeanne Bruneau, une modiste de la rue Chanoinesse rencontrée autrefois à Bourges, qui durera jusqu'en avril 1912. Celle-ci inspirera vraisemblablement le rôle de Valentine dans le Grand Meaulnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est durant cette période que Fournier, installé rue Cassini, entreprend la rédaction d'un roman autobiographique, Le Grand Meaulnes. En 1912, il quitte la rédaction du quotidien parisien pour entrer, grâce à Charles Péguy, au service de Claude Casimir-Perier, fils d'un ancien Président de la République. Le jeune homme entame alors une liaison orageuse avec l'épouse de l'homme politique, l'actrice Pauline Benda, plus connue dans les milieux artistiques de la capitale sous le pseudonyme de Madame Simone&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En octobre 1903 Alain-Fournier va préparer l’Ecole normale supérieure au lycée Lakanal à Sceaux. C’est là qu’il rencontre Jacques Rivière qui devient son meilleur ami. Ils échangeront jusqu’en 1914 une importante et passionnante correspondance. Jacques Rivière deviendra , en 1909, son beau-frère en épousant en effet Isabelle Fournier, de trois ans plus jeune que son frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette photo d’Alain-Fournier, sans doute l’une des plus connues, a été prise en septembre 1905 à la Chapelle d’Angillon . Alain-Fournier a alors près de 19 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;2)&lt;/span&gt; La rencontre ( 1905-1909)&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le 1er juin 1905, jour de l’Ascension, Alain-Fournier, jeune lycéen de 18 ans vient de visiter " le Salon de la Nationale" au Petit Palais. En descendant l’escalier de pierre, son regard croise celui d’une grande jeune fille blonde, élégante, élancée, portant un "grand manteau marron ". Il la suit sur le Cours-la-Reine, puis sur un bateau mouche où elle s’embarque et enfin l’accompagne à distance jusqu’à sa maison du boulevard Saint Germain. Il revient plusieurs fois sous ses fenêtres et sa persévérance sera récompensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 10 juin, il a pu apercevoir derrière la vitre le visage de la jeune fille. Surprise, mais souriante. Le lendemain 11 juin, jour de la Pentecôte, il est encore là, tôt le matin et la jeune fille sort de cette maison, un livre de prières à la main. Avant qu’elle ne monte dans le tramway il l’accoste et murmure : " Vous êtes belle". Rabroué mais non dépité, il la suit jusqu’à l’église Saint-Germain des Près. A la fin de la messe, il l’aborde à nouveau et c’est " la grande, belle, étrange et mystérieuse conversation" entre deux êtres qui, jusqu’au pont des Invalides vont laisser vivre leur rêve. Au coin du Pont de la Concorde, elle lui demande son nom, il lui dit. Elle hésite une seconde , puis "regardant bien droit, pleine de noblesse et de confiance elle a dit fièrement : Mon nom ? je suis mademoiselle Yvonne de Galais..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas la réalité reprend ses droits : la jeune fille est fiancée, son destin est tracé. Avant de se perdre dans la foule, elle se retourne vers celui qu’elle vient de quitter et à qui elle a demandé de ne pas la suivre. Une dernière fois le regarde longuement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette rencontre, dont il a noté tous les détails, dès les jours suivants, va déterminer la vie entière d’Alain-Fournier. Il la transposera quasi littéralement dans le Grand Meaulnes. Pendant huit ans, Alain-Fournier s’efforcera de raconter son histoire en l’associant à ses plus chers souvenirs d’enfance. Parallèlement au Grand Meaulnes, il écrira également des nouvelles et des poèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1906, le jour anniversaire de l’Ascension, Alain-Fournier guette vainement la jeune fille sur Le Cours la reine et confie le soir même à Jacques Rivière : "Elle n’est pas venue. D’ailleurs fut-elle venue, qu’elle n’aurait pas été la même ". Cette année-là, il échoue au concours d’entrée à l’Ecole Normale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1907, au terme d’une ultime année de "Khâgne" au lycée Louis Le Grand, il échoue de nouveau à l’Ecole Normale. Il apprend également le récent mariage d’Yvonne de Quiévrecourt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1908 et 1909, il fait son service militaire : après le peloton d’élève-officier à Laval, il est nommé sous-lieutenant à Mirande (Gers). Toujours hanté par le souvenir d’Yvonne, il écrit quelques poèmes et essais qui seront repris plus tard sous le titre Miracles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yvonne de Quiévrecourt est née en 1885 à Paris. Le 1er juin 1905, jour de l’Ascension, elle croise Alain-Fournier, jeune lycéen de 18 ans, qui descend les marches du Petit Palais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17 octobre 1906, elle épouse un médecin de marine Amédée Brochet de Vaugrigneuse ; un mariage de raison souhaité par son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 171px; HEIGHT: 198px" alt="Powered by Blogger" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SGDC0Bz5xsI/AAAAAAAAAD0/VxmRWO0OToY/s200/Alain%2520Fournier%25203.jpg" width="144" height="165" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;( &lt;span style="color:#009900;"&gt;Alain-Fournier, en 1909&lt;/span&gt; )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;3) &lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Le Grand Meaulnes (1910 -1913)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après son service militaire, Alain-Fournier cherche un emploi, il trouve en avril 1910 un poste de rédacteur à Paris-Journal. Il a une liaison avec Jeanne Bruneau, une modiste de la rue Chanoinesse, originaire de Bourges. Il se donne tout entier à elle, mais elle ne le comprend pas. Le 19 Octobre 1910 il écrit à Jacques et sa sœur : "C’est fini". Ils se reverront pourtant et la rupture définitive ne se produira qu’au mois d’avril 1912. Alain-Fournier confiera dans sa correspondance : " J’ai fait tout cela pour me prouver à moi-même que je n’avais pas trouvé l’amour."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de 1910, Alain-Fournier, installé rue Cassini, se met pour de bon à l’écriture du Grand Meaulnes. En 1912, il quitte la rédaction de Paris-Journal, devient le secrétaire de Claude Casimir-Perier avant d’entamer avec la femme de ce dernier la célèbre actrice madame Simone, de son vrai nom Pauline Benda, une liaison orageuse.&lt;br /&gt;En février 1913, Henri-Alban Fournier obtient pour la dernière fois une entrevue avec Yvonne de Quiévrecourt (mariée Vaugrigneuse), son amour de jeunesse, maintenant mère de deux enfants. De juillet à novembre 1913, La Nouvelle Revue française commence la publication de son oeuvre romanesque, Le Grand Meaulnes, achevée au début de l'année. Elle paraît ensuite en volume (1913) chez l'éditeur Émile-Paul, l'écrivain ayant pris à cette occasion le nom d'Alain-Fournier. Sélectionné pour le prix Goncourt, Le Grand Meaulnes manque de peu le prestigieux prix littéraire, l'honneur revenant à Marc Elder et au Peuple de la Mer. Au début de l'année 1914, Alain-Fournier entame l'écriture d'une pièce de théâtre, la Maison dans la forêt, et d'un nouveau roman, Colombe Blanchet. Ces deux dernières oeuvres demeureront inachevées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, l'écrivain est mobilisé dès la déclaration de guerre, au mois d'août 1914. Il rejoint alors le front comme lieutenant d'infanterie avec le régiment de réserve de Mirande, le 288e R.I. Le 22 septembre suivant, après quelques semaines de combat, Alain-Fournier est tué au sud de Verdun, dans les Hauts de Meuse. Porté disparu avec vingt de ses compagnons d'armes, son corps est découvert en 1991 dans une fosse commune où les soldats allemands l'avaient enterré. En 1992, les 21 corps de fantassins du 288e RI exhumés du bois de Saint-Rémy dont celui de l'écrivain Alain-Fournier sont regroupés. Henri-Alban Fournier est maintenant inhumé dans la nécropole nationale de Saint-Remy-la-Calonne, dans la Meuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin juillet 1913, huit ans après la rencontre du Grand Palais, grâce à l’entremise de Jeanne de Quiévrecourt, sa sœur , Alain-Fournier rencontre une dernière fois Yvonne de Vaugrigneuse, désormais mère de deux enfants. Il la quitte donc pour toujours et revient vers Simone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Achevé au début de 1913, Le Grand Meaulnes paraît d’abord dans La Nouvelle Revue française ( de juillet à octobre 1913), puis en volume chez Emile-Paul. Sélectionné pour le prix Goncourt, Le Grand Meaulnes obtient 5 voix au dixième tour de scrutin ( alors qu’il lui en suffisait de 6 pour avoir le prix). Pourtant au onzième tour, c’est Le Peupler de la Mer de Marc Elder qui aura le Prix Goncourt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;4) &lt;span style="color:#ff6600;"&gt;La guerre, la Mort ( 1914)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Au début de 1914 Alain-Fournier ébauche une pièce de théâtre, la Maison dans la forêt, et commence un nouveau roman, Colombe Blanchet, qui restera inachevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mobilisé dès la déclaration de guerre, en août 1914, Alain Fournier rejoint le front comme lieutenant d’infanterie. Le 22 septembre 1914, il est tué au sud de Verdun, dans les Hauts de Meuse. Il n’avait pas encore vingt-huit ans. Porté disparu avec vingt de ses compagnons d’armes, son corps a été découvert dans une fosse commune où les Allemands l’avaient entérré. Il a été identifié en novembre 1991 et est maintenant inhumé dans le cimetière militaire de Saint-Remy la Calonne (Meuse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Bibliographie :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Le Grand Meaulnes. Éditions Gallimard 1924, Livre de poche 1972.&lt;br /&gt;• Miracles. Éditions Fayard 1986.&lt;br /&gt;• Colombe Blanchet. Éditions Le Cherche Midi 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Le Grand Meaulnes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Grand Meaulnes est un roman d’amour et d'aventures tiré en grande partie de l’enfance de l’auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le remarque par:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la région où se situe le récit. Même si certains noms ont été changés, on constate des similitudes avec son environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les personnages du livre qui ont des caractéristiques tirées de la vie de l’auteur. Meaulnes a hérité des caractéristiques aventurières d’Alain-Fournier tandis que François, lui a hérité de l’environnement de l’auteur à savoir la maison-école, le père instituteur, la région dans laquelle il vit,...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frantz, lui, n’est autre que l’incarnation de son désir d’évasion et de sa rêverie romanesque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désir de Meaulnes de faire sa vie avec Yvonne, qui connaît une fin tragique, est sembable à l’amour d’Alain-Fournier pour Yvonne de Quiévrecourt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rêve et le merveilleux ont une place importante dans ce récit. Le roman ne se termine pas vraiment et laisse place à notre imagination. Le lecteur doit lui-même imaginer ce qui va se passer pour Meaulnes et sa fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Présentation des personnages&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Augustin Meaulnes:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le titre le dit, c'est le personnage principal. C'est un adolescent mystérieux, aventurier, cherchant son idéal et toujours insatisfait. Il est presque le reflet de l’auteur. Pour lui, rien n'est plus important que l'amour mais il ne reste jamais longtemps à la même place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement, il veut toujours plus, il n’est jamais content de ce qu’il a. Quand il n’obtient pas quelque chose, il se donne à fond pour l’obtenir et dès qu’il l’a, il veut déjà autre chose. En plus de cela, c’est est un entraîneur, un chef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une de ses escapades le conduit aux portes du paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;François Seurel:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le narrateur s’appelle François, il a 15 ans et habite dans la maison-école où enseignent ses parents. Il veut également devenir instituteur. Il est calme et compréhensif et mettra tout en œuvre pour que son ami Meaulnes puisse retrouver son amour. Il est, à l’opposé de Meaulnes, stable et réfléchi. François va être entraîné par Meaulnes vers le monde extérieur, libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Frantz de Galais: &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Frantz est un excentrique qui a des idées extraordinaires comme le montre la fête étrange qu’il organise pour ses fiançailles. C’est lui qui va créer tous les problèmes financiers de la famille à cause de sa folie. Il tente de se suicider après la fuite de sa fiancée. Il reste incurablement enfant et le restera probablement toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Yvonne de Galais:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yvonne est la sœur de Frantz. Physiquement, l’auteur la qualifie comme "la jeune fille la plus belle qu’il y ait peut-être jamais eu au monde", elle a un visage aux traits "dessinés avec une finesse presque douloureuse". Ses chevilles sont "si fines qu’elles pliaient par instants et qu’on craignait de les voir se briser ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a été inspirée d’une femme qu’Alain-Fournier avait rencontrée sur le Cours-la-Reine, Yvonne de Quiévrecourt. C’est la femme qu’Alain-Fournier aurait toujours voulu avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Meaulnes, elle est "la fée, l’incarnation de tous ses désirs". Elle est donc à la fois irréelle et très présente..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Résumé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Seurel, fils d'instituteur, se rappelle la rencontre qu’il a faite à quinze ans et qui a décidé toute sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela se passe à la campagne, au centre de la France. Quand Augustin Meaulnes (17 ans) arrive en pension chez lui, François a enfin un ami. Quelque temps après, Meaulnes fait une fugue de trois jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il raconte son aventure à François: un lieu mystérieux, un peu comme un rêve, un château, Yvonne, une très belle fille, un mariage qui n'a pas lieu, une fiancée qui s'enfuit....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines après, un bohémien arrive dans la classe des deux amis. C'est le frère d'Yvonne, Frantz, le fiancé qui a perdu sa femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela rappelle à Meaulnes son aventure, et il décide de partir à Paris pour retrouver Yvonne. Il n'y rencontra que Valentine, la fiancée de Frantz et la demandera même en mariage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-temps, François va chez son oncle Florentin qui connaît Yvonne et le domaine mystérieux. Ils organisent un pique-nique avec elle et Meaulnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le mariage d’Yvonne et de Meaulnes, le " Hou-ou! " de Frantz est le rappel du terrible serment enfantin qui va voir le départ de Meaulnes. Ce départ doit permettre de réparer la faute qui le hante : celle qu’il a faite avec Valentine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meaulnes veut rassembler Frantz et Valentine même si cela doit briser son propre ménage. C’est le départ de Meaulnes qui permet à François d’être le héros du roman. Il prend sa place aux côtés d’Yvonne. Elle se confie à lui et il l’assistera jusqu’à sa mort. François est seul avec la fille de Meaulnes, qu’il considère un peu comme sa propre fille, mais pas pour longtemps car Meaulnes va venir la chercher pour partir vers de nouvelles aventures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Extrait d’un passage du livre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet extrait se situe au début de la troisième partie du livre. François rencontre son oncle Florentin, tenancier d’un petit magasin, qui lui fournit des informations sur le domaine mystérieux, plus connu sous le nom: Domaine des Sablonnières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le soir de mon arrivée au Vieux-Nançay, j'avais interrogé mon oncle Florentin sur le Domaine des Sablonnières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Ce n’est plus un Domaine, avait-il dit. On a tout vendu, et les acquéreurs, des chasseurs, ont fait abattre les vieux bâtiments pour agrandir leurs terrains de chasse ; la cour d’honneur n’est plus maintenant qu’une lande de bruyères et d’ajoncs. Les anciens possesseurs n’ont gardé qu’une petite maison d’un étage et la ferme. Tu auras bien l’occasion de voir ici Mlle de Galais, c’est elle-même qui vient faire ses provisions, tantôt en selle, tantôt en voiture, mais toujours avec le même cheval, le vieux Bélisaire…C’est un drôle d’équipage ! "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais si troublé que je ne savais plus quelle question poser pour en apprendre d’avantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Ils étaient riches, pourtant ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. Monsieur de Galais donnait des fêtes pour amuser son fils, un garçon étrange, plein d’idées extraordinaires. Pour le distraire, il imaginait ce qu’il pouvait. On faisait venir des Parisiennes… des gars de Paris et d’ailleurs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Toutes les Sablonières étaient en ruines, Mme de Galais près de sa fin, qu’ils cherchaient encore à l’amuser et lui passaient toutes ses fantaisies. C’est l’hiver dernier-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;non, l’autre hiver, qu’ils ont fait leur plus grande fête costumée. Ils avaient invité moitié gens de Paris et moité gens de campagne. Ils avaient acheté ou loué des quantités d’habits merveilleux, des jeux, des chevaux, des bateaux. Toujours pour amuser Frantz de Galais. On disait qu’il allait se marier et qu’on fêtait là ses fiançailles. Mais il était bien trop jeune. Et tout a cassé d’un coup ; il s’est sauvé ; on ne l’a jamais revu…La châtelaine morte, Mlle de Galais est restée soudain toute seule avec son père, le vieux capitaine de vaisseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Troisième partie, chapitre II, " Chez Florentin "&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;---------&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Livre &lt;/span&gt;----------&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SGCIiZzAWdI/AAAAAAAAADU/5AlXYvwWGmI/s200/22VECADNKPCJCA0DA51BCAIE2KHYCATQQAPFCAVLA4VMCAHX8CJDCA42QC5PCAHW4O6JCATGTY16CA3IQKZKCA07GTVFCAGSY7ZNCAM4WZ25CA0MBRGJCAV2RI1UCA2TS0V1CAI60648CAEOHHRHCAEJV406.jpg" width="114" height="157" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://www.legrandmeaulnes.com/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Site le grand meaulnes&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.legrandmeaulnes.com/french/meaulnes.htm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; Resumé &lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Grand_Meaulnes"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; Lisez &lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;----------- &lt;span style="color:#ff6600;"&gt;En&lt;/span&gt; ------------&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Alain-Fournier"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Alain Fournier&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 220px; HEIGHT: 190px" alt="Powered by Blogger" src="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SGC_r95zIHI/AAAAAAAAADs/KoIhpa-c8fM/s200/250px-Alain_Fournier-tombe.jpg" width="144" height="165" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;( Tombe de Fournier Henri )&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Voici la dernière lettre (une carte en réalité) écrite par Alain-Fournier à sa s¿ur Isabelle, le 11 septembre 1914&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"Je reçois bien tes lettres, ma chère petite Isabelle. Certaines me sont même parvenues au milieu du combat. Je suis en excellente santé. J'espère me rapprocher de Jacques avant peu. Je suis maintenant attaché à l'état-major à cheval. J'ai grande confiance dans l'issue de la guerre. Priez Dieu pour nous tous. Et ayez confiance aussi. Longuement, tendrement, je te serre avec ta Jacqueline dans mes Bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton frère,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Source : Mindef/SGA/DMPA - Vincent Konsler&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-898261212975825331?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/898261212975825331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=898261212975825331' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/898261212975825331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/898261212975825331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/henri-alban-fournier.html' title='Henri Alban-Fournier'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SGCI128nnGI/AAAAAAAAADc/jy6v7D3MXio/s72-c/Fournier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-561400213576295185</id><published>2008-09-21T22:36:00.000-07:00</published><updated>2008-09-21T23:21:18.823-07:00</updated><title type='text'>Maurice Blanchot</title><content type='html'>calendrier litteraire ( 22 septembre )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SNcuyx73tlI/AAAAAAAAAGA/DlXQ80n7OBQ/s200/images.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Maurice Blanchot&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;( 1907 - 2003 )&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Naissance&lt;/strong&gt; : le 22 septembre 1907&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Décès :&lt;/strong&gt; le 20 février 2003&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maurice Blanchot (l'ancien hameau de Quain, sur la commune de Devrouze en Saône-et-Loire, 22 septembre 1907 - Le Mesnil-Saint-Denis, Yvelines, 20 février 2003) est un romancier, critique et philosophe français. « Sa vie fut entièrement dévouée à la littérature et au silence qui lui est propre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maurice Blanchot naît le 22 septembre 1907 au hameau de Quain à Devrouze (Saône-et-Loire), dans un milieu aisé. Il suit ses études à Strasbourg (allemand et philosophie) jusqu'en 1925. Il fréquente l’Action française et déambule muni d'une canne au pommeau d'argent. C'est à Strasbourg qu'il rencontre Emmanuel Levinas : « très éloigné de moi politiquement à cette époque-là, il était monarchiste. » Blanchot dira : « [...] Emmanuel Levinas, le seul ami - ah, ami lointain - que je tutoie et qui me tutoie ; cela est arrivé, non pas parce que nous étions jeunes, mais par une décision délibérée, un pacte auquel j'espère ne jamais manquer. » (Pour l'Amitié). En 1928, il achève la lecture de Être et Temps de Martin Heidegger : « Grâce à Emmanuel Levinas, sans qui, dès 1927 ou 1928, je n'aurais pu commencer à entendre Sein und Zeit, c'est un véritable choc intellectuel que ce livre provoqua en moi. Un événement de première grandeur venait de se produire : impossible de l'atténuer, même aujourd'hui, même dans mon souvenir. » (cité par Christophe Bident, p. 44). Il passe son Certificat d'études supérieures à Paris en 1929, puis se diplôme à la Sorbonne en 1930 en réalisant un travail sur la conception du dogmatisme chez les sceptiques. Il suit alors des études de médecine à l'Hôpital Sainte-Anne, avec une spécialisation en neurologie et psychiatrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de 1931, Blanchot collabore avec certains journaux et revues d'extrême droite : il publie son premier texte en juin 1931 dans la Revue française : « François Mauriac et ceux qui étaient perdus ». Critique littéraire, pendant la guerre, et chroniqueur au Journal des Débats, il y devient rédacteur en chef - « [...] et c'est là qu'il passera, pendant près de dix ans, le plus clair de son temps » (Bident, p. 68). En 1932, il commence la rédaction de Thomas l'Obscur. En 1933, il entre au Rempart (de Paul Levy) tout en poursuivant son travail au Journal des Débats. « Avec Blanchot, Maxence et Maulnier à des postes-clés, la "jeune droite" occupe cependant une place importante » (Bident, p. 73). Après la fin du Rempart, Blanchot retrouve Levy à Aux Écoutes où il est également rédacteur en chef. En 1935-1936, il écrit Le dernier mot et L'idylle, qui seront d'abord republiés dans Le ressassement éternel en 1951, puis dans Après coup en 1983. En 1936 il entre à la revue Combat, où il vitupère Léon Blum, puis à L'Insurgé en 1937.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mai 1940, Thomas l'Obscur est terminé : Jean Paulhan le reçoit chez Gallimard. Pendant l'Occupation, à partir de mai 1940, Blanchot abandonne le journalisme politique mais à partir d' « avril 1941, et jusqu'aux derniers jours, Blanchot assurera le Journal des Débats, toujours plus vichyste, ultra-maréchaliste, d'une chronique littéraire régulière » (Bident, p. 155). En novembre, Blanchot sauve Paul Levy de la Déportation, puis mettra en sécurité la femme et la fille de Levinas. Il participera à un réseau d'aide aux clandestins dans sa région natale. À la fin de 1940, il rencontre Georges Bataille ainsi que sa compagne Denise Rollin (qui aura peut-être une aventure avec Blanchot). Bataille lit à Blanchot L'Expérience intérieure, qui sera fort redevable à Thomas l'obscur. Celui-ci fut publié en 1941 : Paulhan le conseille à la NRF (Nouvelle Revue française) ; en 1942 suit son second roman, Aminadab. Il rencontre Dionys Mascolo en 1943, alors qu'il publie son premier recueil de textes critiques, Faux Pas, premier recueil de critiques. Il devient membre du Jury du Prix de la Pléiade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1944, Blanchot séjourne à Quain où il prétendra avoir vécu l'un des événements les plus dramatiques de sa vie, relaté cinquante ans plus tard dans L'instant de ma mort : il aurait soi-disant failli être fusillé par des soldats allemands. Pour redorer son blason, il inventa cette fable qui lui permit de faire croire que "la mort, comme déjà passée et devant revenir à nouveau, ne le quitterait plus."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la Guerre, Blanchot devient un membre éminent de la scène littéraire française. Il est membre du jury du Prix des Critiques en 1945, puis collabore dès 1946 à diverses revues importantes : L'Arche, les premiers numéros des Temps Modernes, la nouvelle revue Critique ou il rencontre Jean Piel. À la fin de l'année 1946, il décide de quitter Paris et s'installe à Èze dans les Alpes-Maritimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il poursuit une œuvre toujours plus exigeante et de laquelle il extirpe toute donnée biographique. Il publie son dernier roman, Le Très-haut en 1948, et dès 1947, avec Le dernier mot jusqu'à la fin de sa vie, il n'écrira plus désormais que des récits. Une étude , Lautréamont et Sade, est publiée en 1949, ainsi qu'un second recueil de textes critiques, La part du feu, dans lequel se trouve peut-être le programme de son "livre" à venir, La littérature et le droit à la mort. Il publie dans la revue Empédocle Un récit ? (qui ne sera publiée en livre qu'en 1973 sous le titre La folie du jour). Suite au choix du genre du récit, il retravaille Thomas l'obscur, l'abrège de deux cents pages, le termine en 1948 (il sera republié en 1950). En 1953, il commence sa collaboration à la NNRF, régulièrement, jusqu'au moins 1969. Il regroupe les premiers de ces essais (les Recherches) dans L'espace littéraire, puis Le livre à venir. Un autre récit suit, Le dernier homme, en 1957. Il revient alors à Paris, où il rencontre Robert Antelme, dont il deviendra l'ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours plus absent, il côtoie pourtant Antelme, Marguerite Duras, Mascolo, Gineta et Elio Vittorini, et sa pensée se radicalise. Il participe activement au Manifeste des 121 défendant le droit à l'insoumission en Algérie. À partir de 1960-1961, l'idée germe de création d'une Revue internationale. Le projet, porté par Blanchot jusqu'en 1964 au moins, recoupera l'histoire de la plupart des écrivains importants des années cinquante et soixante en Europe, ainsi qu'aux États-Unis et en Amérique du Sud. Louis-René des Forêts sera l'un des piliers, avec Vittorini, Magnus Enzensberger, et dans une moindre mesure, Italo Calvino, Roland Barthes, Michel Butor, Günter Grass, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1962 paraît L'Attente l'oubli, point d'orgue de son œuvre, et premières tentatives d'écriture du fragment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blanchot rencontre Jacques Derrida en 1967, puis Michel Foucault, Gilles Deleuze, Roland Barthes et Roger Laporte. Il participe aux cortèges de Mai-Juin avec Mascolo et Duras notamment, et il participe aux Comités Écrivains-Étudiants. Blanchot se retire alors de plus en plus dans le silence, ne réservant son accueil qu'à de rares amis. Après la publication de la somme qu'est L'entretien infini en 1969 (année de la mort de Jean Paulhan), il ne s'adonnera plus qu'au fragment. Le pas au-delà (1973), puis L'écriture du désastre (1980). Son dernier livre de narration L'Instant de ma mort, paraît en 1994. Ce livre marque la transition entre le personnel et le collectif, le biographique et le récit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La communauté inavouable (1983), sur Bataille, Duras et le communisme, marque le début de plusieurs textes à la fois politiques et d'hommages, comme Pour l'amitié ou Les intellectuels en question en 1996, ou d'autres d'abord publiés chez Fata Morgana (dont Blanchot claque la porte en 1996 suite à l'affaire Alain de Benoist, publié par l'éditeur) puis regroupées dans Une voix venue d'ailleurs en 2001 (essais sur des Forêts, Michel Foucault, Paul Celan). Il prendra encore position en faveur du Peuple Juif, pour la reconnaissance légale du couple homosexuel, contre les lois Debré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne côtoyant plus que Jacques Derrida et deux ou trois amis proches, Blanchot meurt en 2003, à l'âge de 96 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Romans :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1941 : Thomas l'obscur (Gallimard), réedition en 2005.&lt;br /&gt;1942 : Aminadab (Gallimard, Coll. L'imaginaire) ISBN 2-07-077029-X&lt;br /&gt;1948 : Le Très-Haut (Gallimard, Coll. L'Imaginaire) ISBN 2-07-071447-0&lt;br /&gt;1950 : Thomas l'obscur Seconde version (Gallimard, Coll. L'Imaginaire) ISBN 2-07-072548-0&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque : La version de Thomas l'obscur datant de 1950 réduit de manière considérable la première version. Les éditions Gallimard ont republié la première version en 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Récits :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1948 : L'Arrêt de mort (Gallimard, Coll. L'Imaginaire) ISBN 2-07-029699-7&lt;br /&gt;1951 : Au moment voulu (Gallimard, Coll. Blanche) ISBN 2-07-020735-8&lt;br /&gt;1951 : Le ressassement éternel (Editions de Minuit)&lt;br /&gt;1953 : Celui qui ne m'accompagnait pas (Gallimard, Coll. L'Imaginaire) ISBN 2-07-073438-2&lt;br /&gt;1957 : Le Dernier Homme (Gallimard, Coll. Blanche) ISBN 2-07-020738-2&lt;br /&gt;1962 : L'Attente, l'oubli (Gallimard, Coll. L'Imaginaire) ISBN 2-07-075838-9&lt;br /&gt;1973 : La folie du jour (Fata Morgana)&lt;br /&gt;1983 : Après Coup, précédé par Le ressassement éternel (Editions de Minuit)&lt;br /&gt;1994 : L’instant de ma mort (Fata Morgana)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque : La réédition de L'arrêt de mort en 1971 ne contient pas la fin du récit publié en 1948. "Blanchot, par une décision que je ne pouvais comprendre, avait choisi de supprimer dans L’Arrêt de mort les quelques phrases que l’on peut considérer, après la dernière scène du récit, comme une suprême recommandation au lecteur." (Madaule, 1973, p. 74-75)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Essais :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1942 : Comment la littérature est-elle possible ? (Corti)&lt;br /&gt;1943 : Faux pas (Gallimard) ISBN 2-07-020731-5&lt;br /&gt;1949 : La part du feu (Gallimard)&lt;br /&gt;1949 : Lautréamont et Sade (Editions de Minuit)&lt;br /&gt;1955 : L'espace littéraire (Gallimard) ISBN 2-07-032475-3&lt;br /&gt;1958 : La Bête de Lascaux (GLM, repris dans Une voix venue d'alleurs, 2002)&lt;br /&gt;1959 : Le livre à venir (Gallimard) ISBN 2-07-032397-8&lt;br /&gt;1969 : L'entretien infini (Gallimard) ISBN 2-07-026826-8&lt;br /&gt;1971 : L'amitié, (Gallimard) ISBN 2-07-028044-6&lt;br /&gt;1973 : Le pas au-delà ( Gallimard) ISBN 2-07-028786-6&lt;br /&gt;1980 : L'écriture du désastre (Gallimard)&lt;br /&gt;1981 : De Kafka à Kafka (Gallimard)&lt;br /&gt;1983 : La communauté inavouable (Editions de Minuit)&lt;br /&gt;1984 : Le dernier à parler (Fata Morgana, repris dans Une voix venue d'ailleurs, 2002))&lt;br /&gt;1986 : Michel Foucault tel que je l'imagine (Fata Morgana, repris dans Une voix venue d'ailleurs)&lt;br /&gt;1987 : Joë Bousquet (Fata Morgana)&lt;br /&gt;1992 : Une voix venue d'ailleurs - Sur les poèmes de LR des Forêts (Ulysse Fin de Siècle, repris dans Une voix venue d'ailleurs 2002)&lt;br /&gt;1996 : Pour l'amitié (Fourbis, republié chez Farrago en 2000)&lt;br /&gt;1996 : Les intellectuels en question (Fourbis, republié chez Farrago en 2000)&lt;br /&gt;1999 : Henri Michaux ou le refus de l'enfermement (Farrago)&lt;br /&gt;2002 : Une voix venue d’ailleurs (Gallimard)&lt;br /&gt;2003 : Ecrits politiques (1958-1993) (Léo Sheer)&lt;br /&gt;2007 : Chroniques littéraires du "Journal des Débats" (avril 1941-août 1944) (Gallimard)&lt;br /&gt;2008 : Ecrits Politiques 1953-1993, (Cahiers de la NRF, Gallimard)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;L'œuvre de Maurice Blanchot&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La portée, l'influence, l'importance des textes de Maurice Blanchot sur la littérature et la philosophie françaises d'après-guerre est un fait incontestable. Son œuvre balance à première vue entre hermétisme (revenant à l'un des auteurs les plus lus de Blanchot, Stéphane Mallarmé) et terrorisme (imputable à une autre des figures de formation du jeune Blanchot, celle de Jean Paulhan)2. L'œuvre de Blanchot serait ainsi l'héritière d'une tradition littéraire française qui, née peut-être de l'audience d'écrivains tel que Maurice Scève, se répercute chez Mallarmé, Paul Valéry, Paulhan et se poursuivrait peut-être, dans une certaine mesure toutefois, chez Samuel Beckett, Marguerite Duras, Edmond Jabès ou Jacques Derrida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son œuvre, le silence dont il a cerné sa vie d'homme, mais aussi ses engagements politiques et sa poétique exigeante, ont érigé Blanchot en une espèce de figure mythique, guide ou nocher, ou, dans le cas contraire, ennemi public ou gourou. La passion que cristallise son nom n'a d'égal que l'absence de renommée auprès du grand public3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son cheminement politique (de l'extrême-droite à l'extrême-gauche) ; ses prises de positions, notamment contre Charles de Gaulle ; son opposition, moins virulente, à Jean-Paul Sartre ; les écrivains qui se réclament de lui ou que lui-même a soutenu contre tous ; son irrésistible parenté avec la Nouvelle Nouvelle Revue Française ; son engagement auprès du peuple Juif et le questionnement impossible de la Shoah (Auschwitz) ; enfin ses amitiés indéfectibles, en tête celle avec Emmanuel Levinas et celle avec Georges Bataille font de lui, bien qu'absent de la scène médiatique et sujet à une maladie obscure qui semble éternelle, un témoin obligé de la vie culturelle de l'après-guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;La parole de Blanchot&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le lecteur qui découvre la première fois Blanchot, soit par le récit ou le roman, soit par l'essai4, l'expérience est nouvelle. À lire Blanchot, le lecteur consent à entrer dans un langage qui, bien que jamais réellement difficile, surprend, et nécessite un effort de par sa syntaxe ardue et sa rigoureuse méthode : méthode dont la rigueur consiste essentiellement à pousser jusqu'au bout à la fois la pensée et le langage et le rapport que les deux entretiennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Influencé par le versant linguistique de la réflexion de Jean Paulhan, notamment les textes sur le triptyque pensée-langage-signe (d'une facture différente des préceptes du structuralisme linguistique de Saussure à Jakobson) : Jacob Cow le pirate (1921), Clef de la Poésie (1944), et bien sûr Les Fleurs de Tarbes (1941). Le premier texte critique publié par Blanchot : Comment la littérature est-elle possible ?, en 1942 chez José Corti, précisément entre les Fleurs et Clef de Paulhan, marque à la fois l'empreinte de celui-ci et le souci majeur de la “poétique” blanchotienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, tous les premiers écrits de Blanchot, qui méditent sur un énorme réservoir de publications françaises et étrangères (notamment allemandes et américaines), apparaissent moins comme des essais au sens classique que comme une expérience littéraire propre, un avant-propos, une initiation à la Montaigne, dont la suite de l'œuvre ne sera jamais plus que l'approfondissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquons enfin que cette époque correspond au début de l'écriture du grand roman de Blanchot, Thomas l'obscur. Ce que l'on peut dire de cette époque de formation (longue toutefois), le texte blanchotien se construit, et pour en saisir le sel, nous pouvons poser comme citation liminaire cet extrait de Thomas l'obscur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Thomas demeura à lire dans sa chambre. Il était assis, les mains jointes au dessus de son front, les pouces appuyés contre la racine de ses cheveux, si absorbé qu'il ne faisait pas un mouvement lorsqu'on ouvrait la porte. ceux qui entraient, voyant son livre toujours ouvert aux mêmes pages, pensaient qu'il feignait de lire. Il lisait. Il lisait avec une attention et une minutie insurpassables. Il était, auprès de chaque signe, dans la situation où se trouve le mâle quand la mante religieuse va le dévorer. L'un et l'autre se regardaient. Les mots, issus d'un livre qui prenait une puissance mortelle, exerçaient sur le regard qui les touchait un attrait doux et paisible. chacun d'eux, comme un œil à demi fermé, laissait entrer le regard trop vif qu'en d'autres circonstances il n'eût pas souffert [...] Il se voyait avec plaisir dans cet œil qui le voyait. Son plaisir même devint très grand. Il devint si grand, si impitoyable qu'il le subit avec une sorte d'effroi et que, s'étant dressé, moment insupportable, sans recevoir de son interlocuteur un signe complice, il aperçut toute l'étrangeté qu'il y avait à être observé par un mot comme par un être vivant, et non seulement un mot, mais tous les mots qui se trouvaient dans ce mot, par tous ceux qui l'accompagnaient et qui à leur tour contenaient eux-mêmes d'autres mots, comme une suite d'anges s'ouvrant à l'infini jusqu'à l'œil absolu. D'un texte aussi bien défendu, loin de s'écarter, il mit toute sa force à vouloir se saisir, refusant obstinément de retirer son regard, croyant être encore un lecteur profond, quand déjà les mots s'emparaient de lui et commençaient de le lire. »&lt;br /&gt;— (pp. 27-28)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette longue citation, malgré sa décontextualisation et l'impossibilité chez Blanchot d'élever des phrases à des exempla, nous permet de poser, en premier lieu, l'une des principales thématiques chez Blanchot : la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Le rapport : lecture &lt;—&gt; écriture&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Maurice Blanchot est avant tout un lecteur, qui assaille d'une lecture serrée le remous littéraire. Si Thomas l'obscur était le premier roman de l'auteur, celui-ci écrit depuis les années trente des articles qui s'autorisent de plus en plus des incursions en terrain littéraire, pour devenir réellement lectures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le répertoire classique y passe, ainsi que nombre des parutions contemporaines de l'époque. Les deux premiers recueils critiques de Blanchot, Faux pas et La part du feu regorgent de textes qui cherchent à cerner quelque chose de la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce quelque chose, il arrive à la fin de La part du feu (cf. le texte fondateur « La littérature et le droit à la mort », qui transcende l'œuvre de Hegel par celle de Mallarmé) ainsi que dans le petit essai Comment la littérature est-elle possible ?. Comme le dit Blanchot, le travail de l'écrivain commence lorsque la littérature devient une question. C'est le sens de l'essai publié chez Corti. Dès lors ce questionnement inlassable va décrire un « espace littéraire », où il ne sera plus question que de cette question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blanchot visite et travaille pour cela les œuvres importantes du fonds mondial, avec une nette préférence pour les œuvres travaillant cette source littéraire insondable : par là Blanchot ouvre des chemins qui seront ceux explorés par la suite par des écrivains comme Roland Barthes, Jacques Derrida, Michel Foucault. Son dialogue avec le texte littéraire est fructueux : Hegel puis Heidegger, Sade, Nietzsche, Georges Bataille, Marguerite Duras, Samuel Beckett, Antonin Artaud, Henri Michaux, Henry James, Virginia Woolf, Marcel Proust, Simone Weil, Robert Antelme, Pierre Klossowski, René Char, Edmond Jabès, Louis-René des Forêts, Paul Celan, Philippe Jaccottet, et surtout Hölderlin, Rilke, Kafka et Mallarmé, puis Emmanuel Levinas (leurs relations ont fait l'(objet d'un colloque récent [1]), ainsi qu'un très grand nombre d'autres écrivains, forme la sève des textes écrits, notamment durant l'Après-Guerre, dans des revues comme L'Arche, L'Arc, Le Nouveau Commerce, Critique, Les Temps Modernes et surtout, grâce à Jean Paulhan, à partir du premier numéro de la Nouvelle Nouvelle Revue Française en 1953 jusqu'à la mort de celui-ci à peu près en 1969.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque mois, dix pages de Blanchot ont façonné des générations d'écrivains, et même d'autres artistes : peintres et plasticiens, architectes, photographes, etc. Ces textes, réunis encore dans les chefs-d'œuvre que sont L'espace littéraire et Le livre à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces textes ne seraient rien si le travail de lecture de Maurice Blanchot ne s'accompagnait d'une écriture propre, les deux méthodes, les deux occupations, étant le revers et l'avers, indissociables, d'une même entité, appelée littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les romans du jeune Blanchot qui étaient alors plutôt conventionnels, influencés par ceux de Jean Giraudoux, Kafka, un certain romantisme, un certain fantastique (Aminadab, Le Très-Haut), deviennent de leurs cotés des trames de plus en plus ténues : le langage se resserre, l'intrigue se raréfie et le mot prend toute sa place : Thomas l'obscur reparaît en 1950, émondé, radical5. L'arrêt de mort, ouvre une recherche dont le triptyque Au moment voulu, Celui qui ne m'accompagnait pas, Le dernier homme forme une suite de plus en plus exigeante et dont il importe moins de connaître la finalité que d'en sentir l'essence, et notamment la poésie propre à cette limite de la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet unisson se fait plus sensible dès les années soixante, notamment par le texte singulier L'attente l'oubli, livre étrange, fragmentaire, le premier d'une série successive. Un texte paru en revue, « L'entretien infini » marque peut-être la limite de cette recherche littéraire où le récit se réduit de plus en plus à l'intervalle onirique, fantastique, éthique et érotique propre à l'entretien.&lt;br /&gt;Ce texte sera repris en tête du livre éponyme peut-être le plus important de Blanchot, dont la force n'a sans doute pas encore été aujourd'hui complètement éprouvée. Des fragments seront repris de livres en livres, dans des contextes différents, sans atténuer leur portée littéraire. Il semble que la recherche de Blanchot (du nom de la chronique qu'il a tenue dans la NRF pendant plus de quinze années), ainsi que l'épreuve de cette recherche dans le champ narratif, ne servent en réalité qu'une immense déférence envers la chose littéraire que Blanchot, paraphrasant Mallarmé, décrit comme « ce jeu insensé d'écrire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« *Le secret, cette réserve qui, si elle parlait, la faisait différer de parler, lui donnant parole en cette différence. “Vous ai-je jamais promi de parler ?” —“Non, mais c'est vous-même qui étiez, ne disant rien et refusant de rien dire et restant liée à ce qui ne se dit pas, promesse de parole.” Ils ne parlaient pas, ils étaient les répondants de toute parole encore à dire entre eux. »&lt;br /&gt;— (L'attente l'oubli, p.86)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;La mort&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans L'espace littéraire puis Le livre à venir, Maurice Blanchot questionne le centre même de l'expérience littéraire notamment dans sa faculté à « remettre tout en cause, y compris elle-même ». Blanchot voit dans l'écrivain celui qui, n'étant pas autrement qu'au service de l'œuvre, perd toute individualité et toute énergie en elle. Il est alors en proie au désœuvrement alors même qu'il fait l'épreuve de l'autre nuit, nuit de la solitude où s'égarent les pensées.&lt;br /&gt;Réalité dispersée, temps arrêté ou absent, l'écrire renvoie face à elle-même l'écriture et face à lui-même, anéanti, l'écrivain. Cet espace est l'espace du neutre, où se neutralisent toute velléité, toute individualité et, bien sûr, tout engagement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort est alors la présence chaude et lénifiante qui rassérène l'écrire et lui confère toute sa force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ecrire, c'est entrer dans l'affirmation de la solitude où menace la fascination. C'est se livrer au risque de l'absence de temps, où règne le recommencement éternel. C'est passer du Je au Il, de sorte que ce qui m'arrive n'arrive à personne, est anonyme par le fait que cela me concerne, se répète dans un éparpillement éternel. »&lt;br /&gt;— (L'espace littéraire, p.31)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette expérience est alors présentée par Blanchot sous la forme du mythe d'Orphée et Eurydice, pages célèbres de son œuvre. La recherche de l'œuvre par le poète, Orphée, qui devra se résoudre par la disparition d'Eurydice marque le début de l'expérience littéraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« […]certes, en se retournant vers Eurydice, Orphée ruine l'œuvre, l'œuvre immédiatement se défait, et Eurydice se retourne en l'ombre ; l'essence de la nuit, sous son regard, se révèle comme l'inessentiel. Ainsi trahit-il l'œuvre et Eurydice et la nuit. Mais ne pas se tourner vers Eurydice, ce ne serait pas moins trahir, être infidèle àla force sans mesure et sans prudence de son mouvement, qui ne veut pas Eurydice dans sa vérité diurne et dans son agrément quotidien, qui la veut dans son obscurité nocturne, dans son éloignement, avec son corps fermé et son visage scellé, qui veut la voir, non quand elle est visible, mais quand elle est invisible, et non comme l'intimité d'une vie familière, mais comme l'étrangeté de ce qui exclut toute intimité, non pas la faire vivre, mais avoir vivante en elle la plénitude de la mort. »&lt;br /&gt;— (L'espace littéraire, p.226)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort est singulièrement familière pour Blanchot, homme toujours malade gravement, et pourtant toujours vivant, toujours ainsi dans l'intimité de la mort, toujours dans la connivence, l'intimité, la proximité de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la mort n'est jamais proche, elle est toujours le plus lointain, l'expérience impossible, le défaut de témoignage. De fait, la mort procure une espèce d'infinie légèreté pour celui qui la côtoie comme sa voisine : l'écrivain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort, pour Blanchot, est au cœur même du processus poétique et s'il étudie tout particulièrement les auteurs dans la naissance de leur œuvre (lettres d'Artaud à Jacques Rivière, Journal de Kafka et celui de Virginia Woolf), il saura peu à peu montrer combien la littérature, si proche de la philosophie mais au contraire, dévastatrice, donne corps à la pensée de la mort si bien que, à terme, mort et pensée même ne sont qu'une seule et même chose (ainsi débute Le pas au-delà)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le raccourci peut être abrupt, mais il est le fruit d'une écriture patiente, éternelle, et le Pas en est une étape supplémentaire. Il se trouve par ailleurs que Blanchot vivra vieux, et verra disparaître ses amis, fidèlement, l'un après l'autre, et la parole de Blanchot, sur le tard, aura pour une part cette forme d'hommage. L'amitié, le dernier livre critique au sens premier du terme (qui n'est pas sous la forme de fragment) en marquera la pierre de touche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant le vide alors donné par la vie même, Blanchot donnera peut-être l'une des clefs capitales à la compréhension de son œuvre, un court récit, L'instant de ma mort, décrivant comment le narrateur échappe, de justesse à la mort par fusillade durant la dernière guerre. Ce texte, paru en 1994, dessine peut-être la fin d'une œuvre, il marque en tout cas un cran décisif dans l'ensemble des thèmes que Blanchot a travaillé au fil de ses livres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« * Mourir serait, chaque fois, là où nous parlons, ce qui retient d'affirmer, de s'affirmer, comme de nier. »&lt;br /&gt;— (Le pas au-delà, p. 94)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela, qui est aussi le neutre, et qui est assez proche de ce que Levinas nomme l'il y a, ressort de l'écriture même, et associe dans le même mouvement la mort, le désastre, le désœuvrement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ecrire, c'est ne plus mettre au futur la mort toujours déjà passée, mais accepter de la subir sans la rendre présente et sans se rendre présent à elle, savoir qu'elle a eu lieu, bien qu'elle n'ait pas été éprouvée, et la reconnaître dans l'oubli qu'elle laisse et dont les traces qui s'effacent appellent à s'excepter de l'ordre cosmique, là où le désastre rend le réel impossible et le désir indésirable. »&lt;br /&gt;— (L'écriture du désastre, pp.108-109)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Le graffiti et le fragment&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre à venir énumérait les étapes de la littérature depuis Proust jusqu'à Robbe-Grillet ou Barthes, et le constant rapport au désœuvrement qui étreignait chaque jour plus fort la pratique littéraire. Il pouvait être considéré comme le pendant pratique de L'espace littéraire. La fin du livre, explicitant ce titre énigmatique de livre à venir, en suivant de près le projet de Livre de Stéphane Mallarmé, montre ce vers quoi peut tendre la littérature : la pluralité, la dissémination, la dialogie, l'éparpillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière partie, appelée justement « Où va la littérature ? », sera justement reprise comme hypothèse dans L'entretien infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce nouvel opus, fort de plus de 600 pages, a une ambition supplémentaire : il convoque à lui les plus grands noms de la littérature, certes, mais il s'attache également à démonter, cerner, instruire, répéter, lire et relire, et comprendre le fonds philosophique du passé comme du présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lien entre littérature et philosophie est fait. Le lien entre création narrative et création critique se fortifie. On ne peut ici résumer en quelques phrases l'ensemble de cette œuvre. On peut toutefois insister sur le fait que ce livre prend pour base de travail le Livre, comme support politique, signe de la complétion et d'une certaine autorité, et, sans doute, signe de pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A contrario, Blanchot encense la parole dispersée, la parole en archipel de René Char, le « Livre » de Mallarmé, la parole anonyme. Vient alors le fragment. Après une longue réflexion sur Héraclite, sur Nietzsche, Blanchot en vient à concevoir la parole même de l'entretien, la parole de l'altérité, la parole d'autrui assimilée ou la déprise de la parole personnelle. L'influence de Levinas est ici la plus sensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fragment, ainsi dégagé au fil d'un raisonnement infaillible, patient et souvent irrévocable, rejoint ainsi l'exigence du neutre. La parole, anonyme, peut enfin se libérer d'elle-même et toucher à la liberté même. Le fragment porte le neutre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Mais l'un des traits du neutre[…], c'est, se dérobant à l'affirmation comme à la négation, de recéler, encore, sans la présenter, la pointe d'une question ou d'un questionnement, sous la forme, non d'une réponse, mais d'un retrait à l'égard de tout ce qui viendrait, en cette réponse, répondre. »&lt;br /&gt;— (L'entretien infini, p. 450)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux livres complètement fragmentaires, par la suite, Le pas au-delà et L'écriture du désastre, sont comme les achévements de cette pensée qui se dénie comme pensée et qui, en butte à la loi qu'indique le livre, cherche à modérer son pouvoir par le recours au neutre, qui est l'anonyme du fragment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette parole, concomitamment, Blanchot la conçoit dans le champ politique. Rentré à Paris après dix ans d'absence d'une retraite solitaire, Maurice Blanchot se liera dès 1958 au groupe informel des « amis de la rue Saint Benoît », chez Marguerite Duras, avec Robert Antelme, Dyonis Mascolo, les Vittorini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'amitié de Mascolo s'ajoute la revendication : il se pose ouvertement contre le coup d'état gaulliste en 1958, contre la guerre d'Algérie en 1960 (ils rédigent la fameuse Déclaration des 121). Il est dans la rue en 1968, comme en témoigne Michel Foucault. Il observe les graffiti, il se gorge de l'écriture anonyme des rues, il profite de son anonymat (il n'existe que quatre photos de lui à ce jour). Il se consacrera au début des années soixante au projet de Revue internationale où la rubrique Le cours des choses associe les auteurs de manière anonyme ; l'échec de ce projet collectif le peine grandement. Prenant position ça et là pour différentes causes humanitaires, la fin de l'œuvre de Blanchot est marquée par la plus grande humilité devant les blessures de l'Histoire, dont la plus grande est l'Holocauste. La folie du jour, texte publié dans la revue Empédocle en 1949 (sous le titre Un récit ?) puis chez Fata Morgana en 1973 essaie d'évaluer la possibilité d'écrire après Auschwitz. Dès 1949 la sentence était claire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un récit ? Non, pas de récit, plus jamais »&lt;br /&gt;— (La folie du jour)&lt;br /&gt;'&lt;br /&gt;La fin de l'œuvre est encore marquée par une série de petits livres, à partir de La communauté inavouable, dédiés aux amis (Bataille, Duras, Celan, Mascolo, Foucault, des Forêts, Laporte, Levinas…), faisant foi, par là, d'un idéal de la communauté qui dépasse même le communisme. Le personnage rejoint alors la note biographique des éditions de poche de ses essais :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Maurice Blanchot, romancier et critique, est né en 1907. Sa vie est entièrement dévouée à la littérature et au silence qui lui est propre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mauriceblanchot.net/blog/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Site maurice blanchot&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-561400213576295185?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/561400213576295185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=561400213576295185' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/561400213576295185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/561400213576295185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/maurice-blanchot.html' title='Maurice Blanchot'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SNcuyx73tlI/AAAAAAAAAGA/DlXQ80n7OBQ/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-4347339689827623310</id><published>2008-09-20T22:22:00.000-07:00</published><updated>2008-09-20T22:40:33.917-07:00</updated><title type='text'>Henry de Montherlant,</title><content type='html'>calendrier litteraire ( 21 septembre )&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 172px; HEIGHT: 164px" alt="Powered by Blogger" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SNXZwM0Y0RI/AAAAAAAAAFw/0ccxacq6On8/s200/002JCAUSRTVECALLSZY0CA124DYPCAJR76NPCAAK62WUCAQ02HU2CAUR9A00CAXKI3TPCA28T4O7CAUB1510CA1KM1O8CAM2TRLTCA7ZIJHBCA8WSZRBCASWDSNMCAGUYJ9HCAKBJVIE.jpg" width="141" height="128" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Henry de Montherlant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;( 1895 - 1972 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;Naissance&lt;/strong&gt; : le 20 avril 1895&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Décès&lt;/strong&gt; : le 21 septembre 1972&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Activité&lt;/strong&gt; : Auteur dramatique, romancier, essayiste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henry de Montherlant, de son nom complet Henry Marie Joseph Frédéric Expedite Millon de Montherlant, né le 20 avril 1895 à Paris, décédé le 21 septembre 1972 à Paris, est un romancier, essayiste, auteur dramatique et académicien français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Descendant d’une famille de la noblesse catalane, Henry Marie Joseph Frédéric Expedite Millon de Montherlant est né à Paris, le 20 avril 1895 11 bis avenue de Villars à Paris, là-même où naît Louis Aragon deux ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il perd ses parents très jeune, passe sa jeunesse auprès de sa grand-mère, jusqu’à la mort de celle-ci en 1923. Montherlant partage avec Marguerite Yourcenar le triste privilège d’avoir tué sa mère en naissant. Mais si Madame de Crayencour décède quelques heures après la naissance de sa fille, Madame de Montherlant, abimée à vie par une hémorragie utérine provoquée par l’accouchement, survit vingt ans à celle de son fils. Malgré sa faible santé, elle est plus présente aux côtés d’Henry qu’un père qui est là sans être là, et elle lui fait découvrir la lecture. C’est ainsi qu’en 1904, il découvre Quo Vadis, qui lui révèle la ''sauvagerie'' qui est en lui et lui donne l’envie d’écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1907, il est écolier à Saint-Pierre de Neuilly. Il lui arrive de prendre la défense d’Aragon dans la cour de récréation. &lt;p&gt;&lt;br /&gt;Il intègre le collège Sainte-Croix en 1911, d’où il est renvoyé l’année suivante car son système de parrainage des plus jeunes par les aînés n’est pas du goût de tout le monde. Il devra s’en inspirer pour écrire La Relève du matin et La Ville dont le prince est un enfant, pièce de théâtre racontant l’amitié forte entre deux garçons de 14 et 16 ans, l’homosexualité est abordée au travers des soupçons que portent les prêtres sur cette amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1913, il décroche le Baccalauréat de philosophie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre 1914 et 1916, il est agent d’assurance chez son oncle, rue de Richelieu.&lt;br /&gt;Après avoir été ajourné en 1914 pour hypertrophie cardiaque, il est ''requis'' en septembre 1917 : on l’envoie dans une ferme, loin de la zone des combats, pour garder les vaches et nettoyer les écuries. Après une bagarre avec un camarade, il prend peur et saute dans le train de Paris, où on l’accuse d’abord d’abandon de poste ; mais un colonel, ami de la famille, arrange les choses. Montherlant est alors dirigé sur Mirecourt, où il devient secrétaire d’état-major. En janvier 1918, en permission à Paris, il dépose chez plusieurs éditeurs le texte de La Relève du matin.&lt;br /&gt;De retour à Mirecourt, il essaie de se faire nommer assistant d’un officier de renseignements chargé d’aller sur le terrain. Il est affecté début mai au 360° R.I., où l’un de ses oncles est commandant.Il est versé dans la compagnie hors rang, c’est-à-dire celle des auxiliaires qui ne vont pas à l’attaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 6 juin 1918, à Ban-de-Laveline, il se trouve pris sous un tir inopiné de batterie ennemie et reçoit dans le dos et les fesses sept éclats d’obus de 105. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Deux jours plus tard, son oncle le commandant le conduit à l’hôpital de Saint-Dié où on lui extrait un petit éclat logé dans l’épaule. Le lendemain, Montherlant donne ces précisions à sa grand-mère : ''Des sept éclats, un a été extrait, deux sont insignifiants, et les quatre autres, dans la cuisse, sont si profonds qu’il faudrait charcuter pour les extraire ; d’autant moins utile qu’ils sont dans le muscle d’une façon inoffensive. Je suis enchanté de ces égratignures, vous savez que je les désirais''. Il sera décoré. Marqué par cette expérience, il en tire Songe en 1922, roman autobiographique, et son Chant funèbre pour les morts de Verdun, exaltation de l’héroïsme de la Grande Guerre. De 1920 à 1924, il est Secrétaire général de l’Oeuvre de l’Ossuaire de Douaumont. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Il collabore après la guerre au Figaro, à la Revue Hebdomadaire, fait paraître en 1920 son premier roman grâce à Mauriac, la Relève du Matin, et en 1926 Les Bestiaires, son premier succès. Il admire jusque dans la vie civile l’effort et l’héroïsme, le sport : Les Olympiques (1924). Admirateur de Nietzche, il produit une oeuvre hybride où tragique et bonheur trouve un point d’équilibre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de 1925, il s’installe à Paris mais vit surtout en Espagne, où il pratique la tauromachie, et en Afrique du nord. Il écrit à Alger La Rose des sables (1932), roman anticolonialiste qu’il ne publie pas, ''pour ne pas nuire aux intérêts de la France''.&lt;br /&gt;Les Célibataires, parus en 1934, remportent un grand succès et il reçoit en 1934 le Grand Prix de Littérature. Des fiançailles non abouties avec une jeune fille rencontrée dans une conférence lui inspirent les quatre volumes des Jeunes Filles (1936-39).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 1940-50, Henry de Montherlant se consacre surtout au théâtre : La Reine morte (1942), Le Maître de Santiago (1948), La Ville dont le Prince est un enfant (1951), Port-Royal (1953). Montherlant devient un peu le ''fournisseur attitré'' de la Comédie-Française. On lui reproche souvent son classicisme et sa métrique surannée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la libération, sa collaboration à des périodiques parus sous l’Occupation lui vaut une interdiction de publier pendant un an. On lui reprocha un certain écart entre les attitudes héroïques dont il s’était fait spécialité dans ses ouvrages antérieurs et son comportement moins engagé et moins glorieux durant ces années d’épreuves. Ceux que lui inspirèrent la défaite de 40 et les années de l’Occupation : L’Équinoxe de septembre, Le Solstice de juin, Textes sous une occupation -1940-1944, Carnets - 1940-1944, furent assez discutés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1960 l’accueil de sa pièce Le Cardinal d’Espagne est si hostile qu’il se tourne à nouveau vers le roman : Le Chaos et la nuit (1963) et Les Garçons en 1968 : des garçons s’échangent des baisers comme preuve d’amitié protectrice. Mais les garçons se cachent pour les échanger comme si cette forme d’amitié était un scandale. Montherlant a l’attitude typique de l’homosexuel de droite. Il assume son homosexualité, mais n’en parle pas considérant qu’il s’agit d’une affaire privée. Là-dessus vient se greffer une misogynie qui transparaît dans certaines de ses oeuvres (Les Jeunes Filles, Celles qu’on prend dans ses bras etc...). Fiancé deux fois, il rompt deux fois son engagement. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Il est élu à l’Académie française le 24 mars 1960, sans concurrent au fauteuil d’André Siegfried. Il n’avait pas effectué de visites de candidature, formalité à laquelle il se refusait. Agoraphobe, ou prétendant l’être, il ne fut reçu, par le duc de Lévis Mirepoix le 20 juin 1963, qu’en séance de commission de lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Atteint de cécité (suite à une insolation en 1959) et voyant ses facultés décliner (perte de la vision de l’oeil gauche en 1968), Henry de Montherlant choisit de se donner la mort (cyanure et revolver) à l’âge de soixante-seize ans, le 21 septembre 1972, à 16 heures. ''Je deviens aveugle, je me tue''. Ce qui avait souvent paru attitude théâtrale, chez ce grand admirateur des exemples antiques, reçut ainsi une tragique justification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Romans&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La Jeunesse d'Alban de Bricoule :&lt;br /&gt;Le Songe (1922)&lt;br /&gt;Les Bestiaires (1926)&lt;br /&gt;Les Garçons (1969)&lt;br /&gt;Les Célibataires (1934)&lt;br /&gt;Les Jeunes Filles :&lt;br /&gt;Les Jeunes Filles (1936)&lt;br /&gt;Pitié pour les femmes (1936)&lt;br /&gt;Le Démon du bien (1937)&lt;br /&gt;Les Lépreuses (1939)&lt;br /&gt;Le Chaos et la Nuit (1963)&lt;br /&gt;La Rose de sable (1968)&lt;br /&gt;Un assassin est mon maître (1971)&lt;br /&gt;Thrasylle (1984)&lt;br /&gt;Moustique (1986)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Théâtre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'Exil (1929)&lt;br /&gt;Pasiphaé (1936)&lt;br /&gt;La Reine morte (1942)&lt;br /&gt;Fils de personne (1943)&lt;br /&gt;Un incompris (1943)&lt;br /&gt;Malatesta (1946)&lt;br /&gt;Le Maître de Santiago (1947)&lt;br /&gt;Demain il fera jour (1949)&lt;br /&gt;Celles qu'on prend dans ses bras (1950)&lt;br /&gt;La Ville dont le prince est un enfant (1951)&lt;br /&gt;Port-Royal (1954)&lt;br /&gt;Brocéliande (1956)&lt;br /&gt;La Mort qui fait le trottoir (Don Juan) (1956)&lt;br /&gt;Le Cardinal d'Espagne (1960)&lt;br /&gt;La Guerre civile (1965)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Récits&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Voyageurs traqués :&lt;br /&gt;Aux fontaines du désir (1927)&lt;br /&gt;La Petite Infante de Castille (1929)&lt;br /&gt;Un voyageur solitaire est un diable (1961)&lt;br /&gt;Mais aimons-nous ceux que nous aimons ? (1973)&lt;br /&gt;Le Fichier parisien (1974)&lt;br /&gt;Coups de soleil (1976)&lt;br /&gt;Quelques mois de féerie, quelques jours de galère. Inédits nord-africains (1926-1940) (1995)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Essais&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Relève du matin (1920)&lt;br /&gt;Les Olympiques (1924)&lt;br /&gt;Mors et vita (1932)&lt;br /&gt;Service inutile (1935)&lt;br /&gt;L'Équinoxe de septembre (1938)&lt;br /&gt;Le Solstice de juin (1941)&lt;br /&gt;Textes sous une occupation (1940-1944) (1963)&lt;br /&gt;Discours de réception à l'Académie française et réponse du duc de Lévis Mirepoix (1963)&lt;br /&gt;Le Treizième César (1970)&lt;br /&gt;La Tragédie sans masque. Notes de théâtre (1972)&lt;br /&gt;Essais critiques (1995)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Carnets&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carnets 1934-1944 (1957)&lt;br /&gt;Va jouer avec cette poussière (1958-1964) (1966)&lt;br /&gt;La Marée du soir (1968-1971) (1972)&lt;br /&gt;Tous feux éteints (1965, 1966, 1967, 1972 et sans dates) (1975)&lt;br /&gt;Garder tout en composant tout (Derniers carnets, 1924-1972) (2001)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Poésie &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Encore un instant de bonheur (1934)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Correspondance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henry de Montherlant - Roger Peyrefitte, Correspondance (1938-1941), présentation et notes de R. Peyrefitte et Pierre Sipriot, Robert Laffont, 1983&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henry de Montherlant, Lettres à Michel de Saint-Pierre, préface de Michel de Saint-Pierre, Albin Michel, 1987&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Correspondance avec Philippe de Saint Robert, in Bibliographie.&lt;br /&gt;Divers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pages catholiques, recueillies et présentées par Marya Kasterska, Plon, 1947&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dessins, préface de Pierre Sipriot, Copernic, 1979&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.montherlant.be/index.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Site Montherlant &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=617"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Henry de MONTHERLANT &gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; Academie Francaise&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-4347339689827623310?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/4347339689827623310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=4347339689827623310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/4347339689827623310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/4347339689827623310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/henry-de-montherlant.html' title='Henry de Montherlant,'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SNXZwM0Y0RI/AAAAAAAAAFw/0ccxacq6On8/s72-c/002JCAUSRTVECALLSZY0CA124DYPCAJR76NPCAAK62WUCAQ02HU2CAUR9A00CAXKI3TPCA28T4O7CAUB1510CA1KM1O8CAM2TRLTCA7ZIJHBCA8WSZRBCASWDSNMCAGUYJ9HCAKBJVIE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-1479128772493789992</id><published>2008-09-19T22:46:00.000-07:00</published><updated>2008-09-19T23:14:54.730-07:00</updated><title type='text'>SAINT-JOHN PERSE</title><content type='html'>calendrier litteraire ( 20 septembre )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SNSOfSG3twI/AAAAAAAAAFo/D7NaBJ35IrE/s200/perse.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Saint-John Perse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;(1887 - 1975)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Naissance&lt;/strong&gt; : le 31 mai 1887&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Décès&lt;/strong&gt; : le 20 septembre 1975&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Activité&lt;/strong&gt; : poète et diplomate français&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Œuvre principale&lt;/strong&gt; : Éloges (1911) Anabase (1924), Amers (1957), puis Chronique (1960), l’Ordre des oiseaux (1962), Oiseaux (1963)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;le prix Nobel de littérature en 1960&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint-John Perse, pseudonyme d’Alexis Léger, est un poète et diplomate français, né le 31 mai 1887 à la Guadeloupe, mort sur la presqu'île de Giens le 20 septembre 1975.&lt;br /&gt;Il a également utilisé le nom de plume Alexis Saint-Léger Léger (qu'il a présenté comme son véritable patronyme, Léger n'étant alors qu'une abréviation).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né à Saint-Léger-des-Feuilles (Guadeloupe), Marie René Alexis Saint-Leger choisit le pseudonyme de Saint-John Perse, c'est dans ce lieu qu'il écrit son premier recueil, Éloges (1911). Il vient s’établir en métropole avec sa famille en 1899, après des études de droits, embrasse, en 1914, la carrière diplomatique. Il est déchu de la citoyenneté française et démis de ses fonctions par le gouvernement de Vichy pour avoir défendu une politique de fermeté à l’égard de l’Allemagne hitlérienne, il doit s’exiler aux États-Unis, où il s’installe en 1941. Sa citoyenneté lui est restituée, dès la libération, mais il ne rentre en France qu'en 1957. Il obtient le prix Nobel en 1960 pour l'ensemble de ses oeuvres. Il décède en 1975à Giens. Ses principaux recueils sont : Anabase (1924), Amers (1957), puis Chronique (1960), l’Ordre des oiseaux (1962), Oiseaux (1963), Au souvenir de Valery Larbaud (1964), Pour Dante (1965), Chanté par celle qui fut là (1969), Chant pour un équinoxe (1975). Il édite ses oeuvres complètes en 1972. "A la question toujours posée "Pourquoi ecrivez-vous ?", la réponse du poète sera toujours la plus brève : "Pour mieux vivre" Citation de Saint-John Perse"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Le poète&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexis Léger, après une enfance passée à la Guadeloupe jusqu'en 1899, s'installe à Pau avec sa famille, où il fréquente l'actuel lycée Louis-Barthou, fait ses études de droit à Bordeaux dès 1904. Il fait son service militaire dans l'infanterie à Pau, puis fait la rencontre de Francis Jammes qui le présente notamment à Paul Claudel, avec qui il entretiendra des relations mouvementées. Il s'introduit peu à peu dans le milieu de la NRF, où il fait la connaissance de Jacques Rivière et André Gide qui l'encouragent dans la carrière littéraire. Il publie son premier recueil de poèmes Éloges en 1911 et rencontre un grand succès. Il se décide à s'engager dans la carrière diplomatique en 1914. Il est nommé diplomate à Pékin de 1916 à 1921, nommé en 1924 directeur du cabinet diplomatique d'Aristide Briand, année où il publie son recueil Anabase sous le pseudonyme de Saint-John Perse, jusqu'en 1932, puis nommé ambassadeur en 1933, et secrétaire général du ministère des affaires étrangères jusqu'en 1940, date à laquelle il s'exile aux États-Unis. Il publie Exil en 1942, Pluies et Poème à l'étrangère en 1943, Neiges en 1944. Il est réintégré dans la nationalité française en 1944, à la libération de la France, mais reste aux États-Unis. Il publie Amers en 1957, année où il revient faire de longs séjours en France, sur la presqu'île de Giens. Il publie de courts poèmes : Chronique en 1960, année où il obtient le Prix Nobel de littérature , son allocution au banquet Nobel du 10 décembre 1960 restant un modèle d'éloquence. Il publiera encore Oiseaux, inspirés par Georges Braque en 1963, et finalement Chant pour un équinoxe en 1971. Il meurt le 20 septembre 1975, à Giens (Var), où il a écrit ses dernières œuvres, Nocturne et Sécheresse, et où il repose désormais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Le diplomate&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexis Léger devient chef de cabinet d'Aristide Briand en 1925 et est l'un des principaux auteurs des Accords de Locarno en octobre 1925; Aristide Briand reste le mentor d'Alexis Léger et prolonge, par son disciple, son influence au Quai d'Orsay de sa mort en 1932 jusqu'en 1940. Toute sa vie, Alexis Léger défend sa mémoire, allant jusqu'à affirmer que jamais Briand n'aurait toléré les abandons de la France devant la montée du nazisme. Comme secrétaire général du ministère des affaires étrangères pendant 8 ans, il assure la continuité de la diplomatie française devant la valse des ministres (plus d'un par an en moyenne). Ainsi, en mai 1936, au moment de son arrivée au pouvoir, Léon Blum demande tout de suite : « Qu'en pense Léger ? » sur les deux principaux enjeux diplomatiques, la remilitarisation de la rive gauche du Rhin et la Guerre d'Espagne. À Munich, il semble moins complaisant que Daladier et, surtout, Georges Bonnet, son ministre, devant l'abandon de la Tchécoslovaquie : Hitler le qualifie à cette occasion de « petit martiniquais sautillant » ! En juin 1940, Paul Reynaud le remplace par Charles-Roux pour marquer sa rupture avec la politique pratiquée vis-à-vis du Reich depuis 8 ans, ce qu'il prend pour un affront. En exil aux USA, il est alors déchu de la nationalité française par le régime de Vichy et se fait embaucher par la Bibliothèque du Congrès grâce à Archibald MacLeish, poète américain. Il devient avec Jean Monnet peut-être le seul Français qu'accepte d'écouter le Président Roosevelt, très hostile au général de Gaulle. Le chef de la France libre essaie de le rallier à sa cause en tant que plus important responsable du ministère de Affaires Etrangères après le ministre en titre au moment de la défaite. Il refuse sèchement en reprochant à de Gaulle sa « démarche politique », ce que le Général ne lui pardonnera jamais : en 1960, à l'occasion de son Prix Nobel, Alexis Léger déclare avoir reçu « les félicitations de quatorze gouvernements étrangers mais pas de celui de sa patrie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Bibliographie &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Éloges (1911)&lt;br /&gt;Anabase (1924)&lt;br /&gt;Exil (1942)&lt;br /&gt;Pluies et Poème à l'étrangère (1943)&lt;br /&gt;Neiges (1944)&lt;br /&gt;Vents (1946)&lt;br /&gt;Amers (1957)&lt;br /&gt;Chronique (1960)&lt;br /&gt;Poésie (1961)&lt;br /&gt;Oiseaux (1963)&lt;br /&gt;Chant pour un équinoxe (1971)&lt;br /&gt;Nocturne (1973)&lt;br /&gt;Sécheresse (1974)&lt;br /&gt;Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard (1972, volume entièrement conçu par le poète lui-même, y compris la "Biographie", les notes et notices, la bibliographie, etc., réédition augmentée en 1982&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Oeuvres principales:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Eloges&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;est un recueil composite, qui regoupe plusieurs poèmes publiés à la NRF au début du siècle : "Ecrit sur la porte", qui constitue une sorte de seuil, publié en 1910, "Images à Crusoé", publié en 1909, les six textes de "Pour fêter une enfance" parus en 1910, puis "Eloges" proprement dit avec ses 18 chants, publié en 1911. L'ensemble est le premier pan de la poétique persienne, dans lequel se fixent déjà les repères essentiels d'un imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ordre de succession des différentes parties du recueil est celui qui a été fixé par Saint-John Perse pour l'édition de la Pléiade en 1972 : plusieurs éditions précédentes présentaient un ordre différent. La genèse, les différentes étapes de la composition du recueil sont retracés par Mireille Sacotte dans sa présentation d'Eloges parue en 1999, à laquelle nous renverrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésie:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Éloges, suivi de La Gloire des Rois, Anabase, Exil. Paris: Gallimard, 1967.&lt;br /&gt;Vents, suivi de Chronique. Paris: Gallimard, 1968.&lt;br /&gt;Amers, suivi de Oiseaux. Paris: Gallimard, 1970.&lt;br /&gt;Œuvres complètes. Paris: Gallimard (Pléiade), 1972.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Discours:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Poésie". Discours de réception du Prix Nobel de Littérature (Stockholm, 10 décembre 1960). Œuvres complètes. Paris: Gallimard, 1972: 443-447.&lt;br /&gt;"Pour Dante". Discours pour l'inauguration du septième centenaire de Dante (Florence, 20 avril 1965). Œuvres complètes. Paris: Gallimard, 1972: 449-459.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Enregistrements sonores:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait du discours de réception du Grand Prix national des Lettres, 1959.&lt;br /&gt;Début du Discours de Stockholm, de réception du Prix Nobel de Littérature, 1960.&lt;br /&gt;Début du Discours de Florence, pour le septième centenaire de Dante, 1965&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Prix et Distinctions littéraires:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1959 Le Grand Prix national des Lettres (France).&lt;br /&gt;1959 Membre honoraire de la Modern Language Association.&lt;br /&gt;1959 Docteur Honoris Causa de l'Université de Yale.&lt;br /&gt;1960 Prix Nobel de Littérature.&lt;br /&gt;1960 Membre honoraire de The American Academy of Arts and Letters.&lt;br /&gt;1960 Membre du National Institute of Arts and Letters (USA).&lt;br /&gt;1960 Membre de l'Académie bavaroise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;C H A N S O N&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cheval arrêté sous l'arbre plein de tourterelles, je siffle un sifflement si pur, qu'il n'est promesses à leurs rives que tiennent tous ces fleuves. Feuilles vivantes au matin sont à l'image de la gloire)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n'est point qu'un homme ne soit triste, mais se levant avant le jour et se tenant avec prudence dans le commerce d'un vieil arbre,&lt;br /&gt;appuyé du menton à la dernière étoile,&lt;br /&gt;il voit au fond du ciel de grandes choses pures qui tournent au plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cheval arrêté sous l'arbre qui roucoule, je siffle un sifflement plus pur...&lt;br /&gt;Et paix à ceux qui vont mourir, qui n'ont point vu ce jour.&lt;br /&gt;Mais de mon frère le poète, on a eu des nouvelles. Il a écrit encore une chose très douce. Et quelques-uns en eurent connaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Saint-John Perse&lt;br /&gt;Poésie/Gallimard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sjperse.org/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Site consacré au poète Saint-John Perse et à son oeuvre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dormoy.com/Saint-John-Perse/index-Perse.htm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Saint John Perse (site très complet avec liens)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-1479128772493789992?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/1479128772493789992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=1479128772493789992' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1479128772493789992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/1479128772493789992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/saint-john-perse.html' title='SAINT-JOHN PERSE'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SNSOfSG3twI/AAAAAAAAAFo/D7NaBJ35IrE/s72-c/perse.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-5397429152936321855</id><published>2008-09-16T20:25:00.000-07:00</published><updated>2008-09-16T22:39:41.974-07:00</updated><title type='text'>Alfred de Vigny</title><content type='html'>&lt;strong&gt;calendrier litteraire ( 17 septembre )&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SNB7EeKT40I/AAAAAAAAAFY/FA5UxbYU2nM/s200/vigny2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Alfred de Vigny&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;(1797 - 1863)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Naissance :&lt;/strong&gt; le 27 mars 1797&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Décès :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; le 17 septembre 1863&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Activité :&lt;/strong&gt; Écrivain et poète français&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Genre:&lt;/strong&gt; Romantisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Œuvre principale&lt;/strong&gt; : Les Destinées , Cinq-Mars, Poèmes antiques et modernes, Chatterton,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alfred Victor, comte de Vigny est un écrivain, dramaturge et poète français né le 27 mars 1797 à Loches, Indre-et-Loire, et mort à Paris le 17 septembre 1863.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figure du romantisme, contemporain de Victor Hugo et de Lamartine – il fréquente le Cénacle – il écrit parallèlement à une carrière militaire entamée en 1814 et publie ses premiers poèmes en 1822. Avec la publication de Cinq-Mars en 1826, il contribue au développement du roman historique français. Ses traductions versifiées de Shakespeare s'inscrivent dans le drame romantique, de même que sa pièce Chatterton (1835). Son œuvre se caractérise par un pessimisme fondamental, et une vision désenchantée de la société. Il développe à plusieurs reprises le thème du paria, incarné par le poète, le prophète, le noble, Satan et le soldat. Sa poésie est empreinte d’un stoïcisme hautain, qui s’exprime en vers denses et dépouillés, souvent riches en symboles, annonçant la modernité poétique de Baudelaire, Verlaine et Mallarmé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alfred de Vigny naît à la fin du XVIIIe siècle, au sein d’une famille issue de la vieille noblesse militaire. Après une vie de garnison monotone, où il passe quinze ans dans l'armée sans combattre, il fréquente les milieux littéraires parisiens et notamment le cénacle romantique de Victor Hugo. De 1822 à 1838, il écrit des poèmes, (Poèmes antiques et modernes), des romans, (Cinq-Mars, Stello), des drames (La Maréchale d’Ancre, Chatterton) et des nouvelles, (Servitude et grandeur militaires) qui lui apportent la célébrité. Après une rupture sentimentale avec Marie Dorval et la mort de sa mère, Alfred de Vigny se retire au Maine-Giraud, son domaine situé en Charente. Il goûte la solitude et veille auprès de sa femme malade et constamment alitée. De retour à Paris, il se mêle de nouveau à la vie politique et littéraire. Il parvient en 1845 à se faire élire, à la cinquième tentative, à l'Académie française. En revanche il échoue à accéder à la députation de Charente en 1848.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’ensuivent vingt-cinq années durant lesquelles il vit presque reclus, dans sa tour d’ivoire du Maine-Giraud, avec Mme de Vigny pour seule compagnie, venant rarement à Paris. Il écrit peu, médite et lit beaucoup. Il décède d’un cancer de l’estomac, après une lente agonie qu’il supporte avec patience et stoïcisme. Son recueil posthume Les Destinées est publié en 1864. Son Journal est révélé en 1867.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Une vie de désillusion:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Débuts dans les armes:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alfred de Vigny naquit à Loches, en Touraine, dans une famille d'ancienne noblesse; son éducation fut fortement marquée par le culte des valeurs aristocratiques. Après la tourmente révolutionnaire, qui les laissa ruinés, les Vigny s'installèrent à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la chute de l'Empire en 1814, Alfred de Vigny, conformément à sa naissance, entra avec le grade de sous-lieutenant dans les compagnies rouges ou Gendarmes du roi. Son plus brillant fait de guerre se limita cependant à escorter la calèche de Louis XVIII fuyant le retour de Napoléon en 1815. Pendant dix ans, il mena une vie de garnison qu'il trouva assez morne: ses premiers rêves, ceux des gloires militaires, étaient irrémédiablement déçus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Fréquentation du Cénacle:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tira profit du temps libre que lui laissait la vie militaire pour lire - notamment Byron - et faire ses débuts dans la carrière des lettres. En 1820, il fut introduit au sein du Cénacle, groupe littéraire qui s'attachait à définir les idées du romantisme naissant. Il se lia d'amitié avec Victor Hugo, qui fit paraître ses premiers poèmes dans sa revue, le Conservateur littéraire, dès 1822. C'est par un poème philosophique, Eloa ou la Sœur des anges (1824), qu'Alfred de Vigny fut révélé au grand public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir quitté l'armée en 1827, Vigny épousa une jeune anglaise, Lydia Bunbury, et s'installa définitivement à Paris, où il publia coup sur coup Poèmes antiques et modernes (1822-1841), recueil qui réunit ses poèmes publiés en revue, et Cinq-Mars (1826), roman qui devint très populaire. Hugo lui-même écrivit dans la Quotidienne du 30 juillet 1826 un article élogieux sur ce roman « admirable »: « La foule le lira comme un roman, le poète comme un drame, l'homme d'État comme une histoire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admirateur de Shakespeare, Vigny contribua à faire connaître en France le grand dramaturge en traduisant en vers quelques-unes de ses pièces, notamment Othello, le More de Venise, qui fut représenté à la Comédie-Française le 24 octobre 1829.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui-même se lança bientôt dans la carrière dramatique et, après quelques essais, une pièce historique, la Maréchale d'Ancre (1831) et un proverbe Quitte pour la peur (1833), il rencontra le succès avec Chatterton (1835). Représentée à la Comédie-Française, la pièce était interprétée entre autres par Marie Dorval, maîtresse de Vigny, qui fut très applaudie dans le rôle de Kitty Bell. La pièce reprenait le thème d'un roman philosophique, Stello, que Vigny avait écrit trois ans plus tôt et dans lequel il développait l'idée du poète « paria » de la société moderne. C'est également ce thème que le poète développa dans Servitude et Grandeur militaires (1835) en racontant l'histoire d'un officier placé entre sa conscience d'homme et son devoir de soldat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Époque des désillusions:&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la suite de la mort de sa mère, de sa rupture avec Marie Dorval (1837) et de brouilles successives avec ses anciens amis du Cénacle, Vigny se replia dans une solitude amère. Il en sortit néanmoins pour briguer un siège à l'Académie française, entreprise où il rencontra de sérieuses oppositions. C'est seulement après six candidatures malheureuses qu'il finit par être élu, en 1845. Pendant ces années sombres, il composa également de nombreux poèmes, comme « la Mort du loup » (1843), « la Flûte » (1843) ou « le Mont des Oliviers » (1844), qui furent rassemblés plus tard sous le titre les Destinées (posthume, 1864). Ce recueil constitue son testament philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'étant progressivement rapproché des valeurs républicaines, Alfred de Vigny s'enthousiasma pour la révolution de 1848 et espéra jouer un rôle politique dans la IIe République. Le peu de voix recueillies par sa candidature de député en Charente lui apportèrent une nouvelle désillusion. Il se retira alors à la campagne, où il vécut jusqu'en 1853 pour y soigner sa femme devenue infirme - elle mourut en 1862. Il revint ensuite à Paris, composa quelques poèmes et rédigea des notes sur sa vie qui furent recueillies dans Journal d'un poète (posthume, 1867). Il mourut des suites d'un cancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Poète et paria dans la société moderne:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poète, romancier et auteur dramatique, Vigny est l'une des figures marquantes du romantisme en France. Son œuvre se caractérise par un pessimisme fondamental, qui se fit de plus en plus prégnant au cours de sa vie et de sa production. Sa vision désenchantée de la société va de pair avec un thème qu'il développa à plusieurs reprises, celui du « paria ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Empruntant les traits tantôt du poète, tantôt du noble, parfois aussi du soldat, ce dernier est toujours un avatar de Vigny lui-même. S'il eut recours à des procédés et à des formes classiques en matière de versification, il se montra novateur en revanche dans l'utilisation qu'il fit des symboles - notamment des symboles bibliques -, qui annonce la modernité poétique de la fin du siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bal (1820)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Bal_(Vigny)"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Poèmes (1822)&lt;br /&gt;Éloa, ou La sœur des anges (1824)&lt;br /&gt;Poèmes antiques et modernes (1826)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Po%C3%A8mes_antiques_et_modernes"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cinq-Mars (1826)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Cinq-Mars"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Othello (1829)&lt;br /&gt;La maréchale d'Ancre (1831)&lt;br /&gt;Stello (1832)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Stello"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quitte pour la peur (1833)&lt;br /&gt;Servitude et grandeur militaires (1835)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Servitude_et_grandeur_militaires"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Chatterton (1835)&lt;br /&gt;Les Destinées (1864)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Destin%C3%A9es"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Journal d'un poète (1867)&lt;br /&gt;Œuvres complètes (1883–1885)&lt;br /&gt;Daphné (1912)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Daphn%C3%A9"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Les Destinées&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Destinées sont des poésies philosophiques par Alfred de Vigny, qui ont paru en 1843 et 1854 dans la Revue des Deux Mondes, et ont été réunies en un recueil posthume (Paris, 1864).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Destinées possèdent la particularité d'exposer réellement des conceptions philosophiques et morales. La philosophie de Vigny est un pessimisme extrêmement élevé, qui aboutit à la résignation et à la pitié. Il ne sert à rien de prier ou de se plaindre : il faut obéir passivement à la destinée. L'honneur consiste dans l'accomplissement silencieux d'une tâche incompréhensible. Dans la pièce qui ouvre le volume, Alfred de Vigny nous montre les Destinées antiques pesant du pied de chaque homme ; Le Christ arrive ; l'âme humaine espère un moment être délivrée de la fatalité ; les Destinées, inquiètes, redemandent à Dieu leur ancien empire, qui leur est rendu par la Grâce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les poèmes les plus fameux de ce recueil sont : Les Destinées (1849), La Maison du Berger (1844), La Mort du loup (1843), La Bouteille à la Mer (1853), Le Mont des Oliviers (1862) et l'Esprit pur (1863).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;(Recueil : Les Destinées)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/les-destines-depuis-le-premier-jour-de.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Les Destinées &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/la-maison-du-berger-eva-i-si-ton-coeur.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;La Maison du Berger&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/les-oracles-destine-dun-roi-i-ainsi-je.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Les Oracles&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/la-sauvage-i-solitudes-que-dieu-fit.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;La Sauvage&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/la-colre-de-samson-le-dsert-est-muet-la.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;La Colère de Samson&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/la-mort-du-loup-i-les-nuages-couraient.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;La mort du loup &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/la-flte-i-un-jour-je-vis-sasseoir-au.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;La flûte &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/le-mont-des-oliviers-i-alors-il-tait.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Le Mont des Oliviers&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/la-bouteille-la-mer-i-courage-faible.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;La Bouteille à la mer &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://toppoemazadunifr.blogspot.com/2008/09/lesprit-pur-si-lorgueil-prend-ton-coeur.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;L'Esprit Pur&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Cinq-Mars:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinq-Mars (1826) est considéré comme le premier grand roman historique français, genre mis à la mode en Angleterre par Walter Scott dès 1819 et bientôt en vogue dans toute l'Europe. L'action du roman se situe au début du XVIIe siècle et a pour cadre la cour du roi Louis XIII. Il relate l'histoire du marquis de Cinq-Mars qui, homme de bravoure et de fermeté, sut gagner l'estime du roi en organisant un mouvement d'opposition au très puissant cardinal de Richelieu, lequel tenait le roi sous sa dangereuse influence. Par cet acte de bravoure, Cinq-Mars espérait conquérir l'amour de Marie de Gonzague; cependant, des manipulations, des complots, des trahisons diverses amenèrent finalement le roi à abandonner son champion et permirent à Richelieu de triompher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En choisissant cet épisode historique et en magnifiant le personnage de Cinq-Mars, Vigny prenait délibérément partie en faveur d'une aristocratie restée fidèle à l'idéal chevaleresque. Pour servir son propos, il modifia les faits historiques de manière sensible: l'histoire, en effet, rapporte que l'entreprise de Cinq-Mars était davantage dictée par l'ambition personnelle que par la fidélité au roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà des débats critiques assez vains qui s'engagèrent à l'époque sur ce sujet (Sainte-Beuve reprocha à l'auteur ses inexactitudes historiques), il reste, créé sous la plume de Vigny, un personnage rebelle et ténébreux, incarnant la figure idéale du romantisme légitimiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Cinq-Mars"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Cinq-Mars ( Une conjuration sous Louis XIII ) &gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Romans de la désillusion:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après Cinq-Mars, Vigny abandonna le roman historique pour se consacrer au « roman philosophique », selon sa propre expression, c'est-à-dire à des récits qui seraient l'expression philosophique de sa désillusion. Le premier, Stello (1832), est un récit sur la fatale destinée des poètes, le second, Servitude et Grandeur militaires (1835), est un récit sur la fatale destinée des soldats.&lt;br /&gt;Dans ces deux romans, Vigny propose une même épopée de la stérilité, dominée par son amertume et son pessimisme: le lecteur y assiste à la mort de toute spiritualité, et constate le destin cruel que la société réserve aux êtres noblement dévoués à leur idéal, c'est-à-dire le poète, le soldat ou le croyant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Stello"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Stello (1832) &gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Servitude_et_grandeur_militaires"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Servitude et grandeur militaires (1835 ) &gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Chatterton:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marquée par l'influence du romantisme anglais, cette pièce (1835) est librement inspirée par la vie du poète anglais Thomas Chatterton. Dans la pièce de Vigny, Chatterton est un jeune poète londonien, incarnation parfaite de l'esprit romantique. Il compose anonymement ses œuvres et vit misérablement dans une chambre louée à l'industriel John Bell, un « nouveau baron du monde moderne ». Dans son combat, Chatterton reçoit l'appui de l'épouse de John Bell, Kitty, dont il est amoureux, et celle d'un quaker qui se dit vivement anticapitaliste au nom des valeurs religieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'élévation de pensée et de sentiment de Kitty Bell et de Chatterton s'oppose de façon manichéenne à la vulgarité des viveurs, à la suffisance des gens en place. Différents quiproquos , interprétés comme les manifestations de l'acharnement du destin, mènent Chatterton au désespoir: il voit la paternité de ses œuvres contestée et Kitty se détacher de lui. Vaincu après une lutte inégale, il finit par brûler ses manuscrits avant de se donner la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce ne développe pas une intrigue complexe, mais peint la descente aux enfers du héros, donnant au romantisme une de ses expressions les plus contenues et les plus denses. Vigny y aborde son thème le plus cher, celui du poète paria, méconnu et méprisé dans la société moderne, qui le condamne à la solitude, à l'incompréhension, à la persécution et à la misère.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://romantis.free.fr/vigny/html/chattert.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&gt;&gt;&gt; lisez&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Romantisme_fran%C3%A7ais"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;( voir Romantisme français )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_de_Vigny"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;suite &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-5397429152936321855?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/5397429152936321855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=5397429152936321855' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5397429152936321855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5397429152936321855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/alfred-de-vigny.html' title='Alfred de Vigny'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SNB7EeKT40I/AAAAAAAAAFY/FA5UxbYU2nM/s72-c/vigny2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-5731852590246864657</id><published>2008-09-14T22:27:00.000-07:00</published><updated>2008-09-14T23:15:12.126-07:00</updated><title type='text'>François de La Rochefoucauld :</title><content type='html'>&lt;strong&gt;calendrier litteraire ( 15 septembre )&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SM3ztqOJlNI/AAAAAAAAAFQ/mfPuMqsbqH8/s200/images.jpg" width="126" height="142" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;François de La Rochefoucauld&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;( 1613 - 1680 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Naissance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; :le 15 septembre 1613&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Décès&lt;/strong&gt; : le 17 mars 1680,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Activité&lt;/strong&gt; : Écrivain&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Genre&lt;/strong&gt;: écrivain, moraliste et mémorialiste français, surtout connu pour ses Maximes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Œuvre principale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Maximes ( Reflexions ou Sentences et maximes morales)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Biographie &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François de La Rochefoucauld (15 septembre 1613 à Paris - 17 mars 1680) fut le plus important écrivain de maxime, et probablement le représentant le plus complet et accompli de l'ancienne noblesse à une époque où la monarchie oscillait entre aider les nobles et les menacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il porta pendant cette période le titre de prince de Marcillac et ses études furent un peu négligées puisqu'il joint l'armée alors qu'il a seize ans et presque immédiatement commence à se faire un nom dans la vie publique. Il avait été marrié nominalement pendant une année à Andrée de Vivonne, qui semble avoir été une épouse affectionnée, pendant qu'aucun scandale ne la toucha ce dont La Rochefoucauld ne méritait probalement pas. Pendant quelques années Marcillac continua à participer aux campagnes annuelles, où il se montra du plus grand courage, mais sans obtenir crédit pour ses capacités militaires. Puis il passa sous la main de Madame de Chevreuse, la première des trois femmes célèbres qui influencèrent successivement sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par le truchement de Madame de Chevreuse il devint attaché à la reine, Anne d'Autriche, et dans l'une de ses querelles avec Richelieu et son époux un plan sauvage semble avoir été formé suivant le quel Marcillac devait l'emmener à Bruxelles sous un déguisement. Ces caballes contre Richelieu, cependant, n'eurent aucun résultat sérieux (il fut mis pendant huit jours à la Bastille et du se retirer sur le domaine de son père). Après la mort de son grand ministre (1642) l'occasion sembla etre favorable pour la vague ambition qui animait la moitié de la noblesse de France. Marcillac devint l’un des personnages important et prit une part active dans la réconciliation entre la reine et Condé dans une ligue contre Gaston, duc d’Orleans. Mais la côte montante de Mazarin vint lui faire obstacle et la liaison qu’il eut vers 1645 avec la belle duchesse de Longueville en fit irrévocablement un Frondeur. Il eut une place marquante dans le siège de Paris se battit desespérement dans des engagements et fut sévèrement blessé au siège de Mardyke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la seconde fronde Marcillac suivit les fortunes de Condé, et à la mort de son père, qui arriva en 1650 intervint un incident caractéristique. La nobilité de province se réunit aux funérailles, et le nouveau duc de La Rochefoucauld prit les circonstances pour les persuader de le suivre dans une tentative sur la garnison de Saumur, sans succès. Puis ce fut une série d’actions pendant la Fronde au cours desquels il fut brave et généralement malchanceux. Sa course de malheurs atteint un sommet dans la bataille du faubourg St Antoine (1652) où il fut tiré à travers la tête et l’on pensa qu’il perdrait les deux yeux. Il eut besoin d’une année pour récuperer et se retrouva dans la ville de Verteuil avec comme seul résultat pour vingt ans de combats qu’une santé abimée, une fortune écornée et des conflits avec tous ceux qui avaient du pouvoir dans l’État. Il resta quelques années en retraite et eut la chance (surtout grace à la fidélité de Gourville, qui fuit à son service puis passé à celui de Mazarin et Condé avait acquis tant de la fortune que de l’influence d’avoir de l’aide. Il ne retourna à la cour qu’après la mort de Mazarin lorsque Louis XIV avait prit le pouvoir absolu, et la Fronde matée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu avant La Rochefoucauld fit partie du salon de Madame de Sable, une membre de la ville côterie de Rambouillet et la fondatrice d’une sorte de successeur. Il avait passé dans la solitude l’écriture de ses mémoires alors que l’emploi au salon fut pour la fabrication de ses Sentences et Maximes. En 1662, cependant, plus de troubles que de réputation à cause de la publication de ses mémoires subrepticement par les Elzevirs. Beaucoup de ses amis furent profondément blessés et il se dépécha de dénier platement l’authenticité. Trois ans plus tard il publia sans son nom les Maximes encore célèbre, qui l’établirent d’un coup parmi les plus grand hommes de lettre. À peu près à la meme époque commença son amitié avec Madame de la Fayette, qui dura jusqu’à la fin de sa vie. Les aperçus que nous avons de lui proviennent surtout des lettres de Madame de Sévigné, et bien qu’elles montrent son agonie souffrant de la goutte sont généralement plaisante. Il avait un cercle d’amis dévoués; il était reconnu comme un moraliste et un écrivain de la plus haute valeur et il aurait pu entrer à l’Académie française sur demande; son fils, le prince de Marcillac, auquel il avait donné un peu avant sa mort ses titres et honneurs bénéficia d’une position supérieure à la cour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la plupart de ses contemporains il voyait la politique comme un jeu d’échec. Dénonciation inlassable de toutes les apparences de vertu, les « Maximes » annoncent la fin du héros cornélien qui se poursuivra avec Nietzsche et Cioran.&lt;br /&gt;L’édition définitive avec les sept cent maximes n’apparut qu’en 1817.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Maximes ( 1665 )&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les Réflexions ou sentences et maximes morales, communément connues sous le nom de Maximes, sont un ouvrage de La Rochefoucauld dont la première édition remonte à 1665.&lt;br /&gt;La Rochefoucauld a donné, de son vivant, cinq éditions originales, successivement modifiées, de ses Maximes, ajoutant quelquefois de nouveaux développements à sa pensée, l’amenant plus souvent à plus de netteté par une plus grande concision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première version parut en 1665 sous le titre de Réflexions ou Sentences et Maximes morales, avec un Discours sur les Réflexions et un Avis au lecteur. Le Discours sur les réflexions ou sentences et maximes morales qui l’accompagne est attribué à La Chapelle-Bessé. Cette édition comptait trois cent seize maximes numérotées, plus une Réflexion sur la mort ne portant pas de numéro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde édition, donnée en 1666, ne contient plus que trois cent deux maximes. Le Discours de La Chapelle-Bessé en a été retiré et ne reparaîtra que dans l’édition posthume de 1693. La troisième, parue en 1671, en renferme trois cent quarante et une et celle de 1675, quatre cent treize : cette édition porte pour la première fois l’épigraphe : « Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cinquième édition, datant de 1678, contient cinq cent quatre maximes ; c’est la dernière revue par l’auteur, celle qui constitue la rédaction définitive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Rochefoucauld a eu l’idée de composer un grand nombre de maximes, et surtout de les publier, dans le salon de Madeleine de Sablé où a été lancé le genre littéraire des maximes. On trouve d’ailleurs une certaine proximité de préoccupations dans les maximes de celle-ci et celles de La Rochefoucauld. Les maximes étaient discutées par Madeleine de Sablé ainsi que Jacques Esprit, la princesse de Guéméné, la duchesse de Schomberg, la comtesse de Maure ou Eléonore de Rohan. Les transformations effectuées à la version de l’édition de 1665 doit beaucoup à ces amis influents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les contemporains, et surtout les contemporaines les plus attachées à l’auteur, celles qui louaient en lui la noblesse des sentiments, la bonté, l’affection, le dévouement aux amis, furent pourtant les premières à se récrier contre son livre. « Nous avons lu les Maximes de M. de La Rochefoucauld. Ah ! madame ! quelle corruption il faut avoir dans l'esprit et dans le cœur pour écrire tout cela ! » écrivait, à Madeleine de Sablé, Marie-Madeleine de La Fayette elle-même, qui, n’étant entrée dans la vie de La Rochefoucauld qu’après la première édition des Maximes, n’aurait été écoutée que pour les suivantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a essayé de justifier l’auteur en cherchant à voir dans une peinture qui abaisse systématiquement l’homme une préparation, une introduction aux dogmes chrétiens qui le relèvent. « L’Évangile commence où votre philosophie finit », écrivait un de ses contemporains à La Rochefoucauld. On a essayé aussi de dire que l’auteur des Maximes n’a retracé aussi crûment les défauts et les vices des hommes que pour mieux les en faire rougir et les en corriger. Mais il n’y a pas dans l’œuvre entière, où règne le sang-froid philosophique le plus complet, un mot, un accent qui puisse faire prêter à l’auteur le rôle de misanthrope vertueux, de témoin intérieurement indigné des sentiments et des actions dont il trace le tableau.&lt;br /&gt;Si l’ouvrage de La Rochefoucauld est l’œuvre d’un esprit très pénétrant qui paraît systématiquement occupé à une considération exclusive des aspects négatifs de la nature humaine, qui lui ont valu la qualification de philosophe de l’amour-propre, c’est que le pessimisme dont il est imprégné doit beaucoup à la doctrine de Port-Royal qui a marqué la littérature de l’époque classique. La dénonciation de la vanité humaine, la réfutation du libre-arbitre, la mise à nu de la faiblesse de l’être et des feintes dont il use vis-à-vis de lui-même, ou la peinture de son insignifiance, doivent être pris comme autant de témoignages de cet esprit janséniste qui traverse les Maximes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à la précision et à la netteté originales de son style, relevé par des ornements dont la distinction égale la sobriété, La Rochefoucauld a décrit son temps et une société pleine d’intrigues et de révolutions perpétuelles pour laisser, de modèles passagers envisagés dans une perspective pessimiste, une image immortelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Maximes ont été souvent réimprimées depuis les cinq éditions originales données du vivant de l’auteur. La sixième édition, publiée en 1693, contenait cinquante pensées nouvelles, dont l’authenticité ne fut pas contestée par la famille. Plusieurs éditions ultérieures furent faites avec peu de fidélité, en bouleversant l’ordre des pensées, en altérant et défigurant le texte, pour rendre le style plus grammatical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;*************&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le travail du corps délivre des peines de l'esprit, et c'est ce qui rend les pauvres heureux. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aurions souvent honte de nos plus belles actions si le monde voyait tous les motifs qui les produisent. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus on aime une maîtresse, plus on est prêt de la haïr. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a bien de la peine à rompre quand on ne s'aime plus. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoique les hommes se flattent de leurs grandes actions, elles ne sont pas souvent les effets d'un grand dessein, mais des effets du hasard. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aimons toujours ceux qui nous admirent, et nous n'aimons pas toujours ceux que nous admirons. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a guère de gens qui ne soient honteux de s'être aimés, quand ils ne s'aiment plus. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'aimer guère en amour est un moyen assuré pour être aimé. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans la jalousie plus d'amour-propre que d'amour. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand effort de l'amitié n'est pas de montrer nos défauts à un ami, c'est de&lt;br /&gt;lui faire voir les siens. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'esprit est toujours la dupe du coeur. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est du véritable amour comme de l'apparition des esprits : tout le monde en&lt;br /&gt;parle, mais peu de gens en ont vu. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeunesse est une ivresse continuelle : c'est la fièvre de la santé ; c'est la&lt;br /&gt;folie de la raison. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les premières passions, les femmes aiment l'amant, et dans les autres elles aiment l'amour. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est plus honteux de se défier de ses amis que d'en être trompé. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En amour, celui qui est guéri le premier est toujours le mieux guéri. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plaisir de l'amour est d'aimer, et l'on est plus heureux par la passion que l'on a que par celle que l'on donne. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité ne fait pas tant de bien dans le monde que ses apparences y font de mal. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est plus aisé d'être sage pour les autres que pour soi-même. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d'autrui. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas si dangereux de faire du mal à la plupart des hommes que de leur faire trop de bien. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fait souvent du bien pour pouvoir impunément faire du mal. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est plus rare que la véritable bonté ; ceux mêmes qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une grande folie de vouloir être sage tout seul. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour de la justice n'est pour la plupart des hommes que la crainte de souffrir de l'injustice. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut répondre de son courage quand on n'a jamais été dans le péril. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons plus de paresse dans l'esprit que dans le corps. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas s'offenser que les autres nous cachent la vérité, puisque nous nous la cachons si souvent à nous-mêmes. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne trouve guère d'ingrats tant qu'on est en état de faire du bien. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de gens sont assez sages pour préférer le blâme qui leur est utile à la louange qui les trahit. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des méchants qui seraient moins dangereux s'ils n'avaient aucune bonté. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul ne mérite d'être loué de bonté s'il n'a pas la force d'être méchant. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La clémence des princes n'est souvent qu'une politique pour gagner l'affection des peuples. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres qu'enfin nous nous déguisons à nous-mêmes. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne donne rien si libéralement que ses conseils. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fait que si peu de personne sont agréables dans la conversation, c'est que chacun songe plus à ce qu'il veut dire qu'à ce que les autres disent. (Réflexions diverses)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est plus facile de paraître digne des emplois qu'on n'a pas que de ceux qu'on exerce.&lt;br /&gt;On parle peu quand la vanité ne fait pas parler. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable, c'est qu'elle blesse la nôtre. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vertu n'irait pas loin si la vanité ne lui tenait compagnie. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'hypocrisie est un hommage que rend le vice à la vertu. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vices entrent dans la composition des vertus, comme les poisons entrent dans la composition des remèdes. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous empêche souvent de nous abandonner à un seul vice, c'est que nous en avons plusieurs. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous essayons de nous faire honneur des défauts que nous ne voulons pas corriger. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité. (Maximes)&lt;br /&gt;Si nous n'avions pas d'orgueil, nous ne nous plaindrions pas de celui des autres. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ceux qui connaissent leur esprit ne connaissent pas leur coeur. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous promettons selon nos espérances, et nous tenons selon nos craintes. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des personnes à qui les défauts siéent bien, et d'autres qui sont disgraciées avec leurs bonnes qualités. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous n'avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre défiance justifie la tromperie d'autrui. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ridicule déshonore plus que le déshonneur. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intérêt parle toutes sortes de langues et joue toutes sortes de personnages, même celui de désintéressé. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est quelquefois aussi différent de soi-même que des autres. (Maximes)&lt;br /&gt;Il n'y a que les personnes qui ont de la fermeté qui puissent avoir une véritable douceur. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s'ils n'étaient les dupes les uns des autres. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pardonnons souvent à ceux qui nous ennuient, mais nous ne pouvons pardonner à ceux que nous ennuyons. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'ennuie presque toujours avec ceux que l'on ennuie. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'espérance, toute trompeuse qu'elle est, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun dit du bien de son coeur, et personne n'ose en dire de son esprit. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme d'esprit serait souvent bien embarrassé sans la compagnie des sots. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de n'être plus en état de donner de mauvais exemples. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut être plus fin qu'un autre, mais non pas plus fin que tous les autres. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La faiblesse est plus opposée à la vertu que le vice. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vertus se perdent dans l'intérêt, comme les fleuves se perdent dans la mer. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu a permis, pour punir l'homme du péché originel, qu'il se fit un dieu de son amour-propre pour en être tourmenté dans toutes les actions de sa vie. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut de plus grandes vertus pour soutenir la bonne fortune que la mauvaise. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas un grand malheur d'obliger des ingrats, mais c'en est un insupportable d'être obligé à un malhonnête homme. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des hommes ont, comme les plantes, des propriétés cachées que le hasard fait découvrir. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens heureux ne se corrigent guère : ils croient toujours avoir raison quand la fortune soutient leur mauvaise conduite. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'est jamais si heureux ni si malheureux qu'on imagine. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai honnête homme est celui qui ne se pique de rien. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde se plaint de sa mémoire, et personne ne se plaint de son jugement. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des reproches qui louent et des louanges qui médisent. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine que nos bonnes qualités. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aime mieux dire du mal de soi-même que de n'en point parler. (Maximes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se console souvent d'être malheureux par un certain plaisir qu'on trouve à la paraître &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;lisez sue le net&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://libri.freenfo.net/4/4070014.html"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Reflexions ou Sentences et maximes morales ( Maximes )&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://libri.freenfo.net/4/4070014.html"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-5731852590246864657?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/5731852590246864657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=5731852590246864657' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5731852590246864657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5731852590246864657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/franois-de-la-rochefoucauld.html' title='François de La Rochefoucauld :'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SM3ztqOJlNI/AAAAAAAAAFQ/mfPuMqsbqH8/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-8026640621387891024</id><published>2008-09-12T22:26:00.000-07:00</published><updated>2008-09-19T09:46:08.252-07:00</updated><title type='text'>Michel de Montaigne</title><content type='html'>calendrier litteraire ( 13 septembre )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img style="WIDTH: 128px; HEIGHT: 152px" alt="Powered by Blogger" src="http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SMtN5FMbceI/AAAAAAAAAEs/K-RDv_4wMZ4/s200/images.jpg" width="119" height="178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Michel de Montaigne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;( 1533 - 1592 )&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Naissance :&lt;/strong&gt; le 28 février 1533 &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Décès :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; le 13 septembre 1592 &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Activité &lt;/strong&gt;: Écrivain &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Genre: &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;un penseur, un moraliste et un homme politique français de la Renaissance &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Œuvre principale&lt;/strong&gt; : Les Essais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Michel Eyquem de Montaigne ou plus simplement Michel de Montaigne, (né le 28 février 1533, au château de Montaigne à Saint-Michel-de-Montaigne, Dordogne - mort le 13 septembre 1592 au château de Montaigne, dans le petit village de Saint-Michel-de-Montaigne, en Dordogne) est un philosophe sceptique, un moraliste et un homme politique français de la Renaissance qui est l'auteur des Essais, premier ouvrage de ce genre de l'époque moderne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Origine et études&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michel de Montaigne est issu d'une famille de négociants bordelais anoblie deux générations auparavant. Son arrière grand-père, Ramon Eyquem, avait fait l'acquisition en 1477 d'une maison forte du XIVe siècle, à Saint-Michel-de-Montaigne, dans le Périgord, et accéda ainsi au noble statut de « Seigneur de Montaigne » qu'il transmit à ses enfants et petits-enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ceux-ci, Pierre Eyquem est le premier à venir s'installer de manière permanente dans la demeure périgourdine qu'il fait aménager et fortifier. Il s'affirme malgré tout régulièrement dans son oeuvre comme gascon, identité attachée alors aux Bordelais. Il avait fait la guerre en Italie, et épousé en 1528 Antoinette de Louppes, fille d'un marchand toulousain et d'origine marrane. Les deux premiers enfants du couple meurent en bas âge ; Michel, né le 28 février 1533, est le premier qui survit. Il sera l'aîné de sept frères et sœurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Eyquem, qui est nommé maire de Bordeaux en 1544, donne à son fils aîné une éducation dans les principes humanistes. Selon Montaigne, il est envoyé en nourrice « à un pauvre village des siens » pour s'y accoutumer « à la plus basse et commune façon de vivre » (Essais, III, 13). À l'âge de trois ans, il peut retourner au château. On lui donne alors comme précepteur un médecin allemand nommé Hortanus, qui a pour ordre de ne parler à Michel qu'en latin, règle à laquelle doit se plier également le reste de la famille. À treize ans, Michel de Montaigne, ne sachant que le latin, est scolarisé au collège de Guyenne à Bordeaux, haut lieu de l'humanisme bordelais, où il apprend le français, le grec, la rhétorique et le théâtre. Il y brille rapidement par son éloquence, par son aisance à pratiquer la joute rhétorique et par son goût pour le théâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait si c'est à Toulouse ou à Paris qu'il poursuit, probablement entre 1546 et 1554, les études de droit indispensables à ses activités futures. En 1557, on retrouve le jeune Montaigne conseiller à la cour des Aides de Périgueux qui est ensuite réunie au Parlement de Bordeaux. Il y exerce treize ans ses fonctions qui lui valent plusieurs missions à la cour de France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Jeunesse et premières œuvres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 23 septembre 1565, il épouse Françoise de La Chassaigne, fille de l'un de ses collègues au Parlement de Bordeaux, Joseph de La Chassaigne (1515-1572), écuyer, chevalier, soudan de Pressac, seigneur de Javerlhac, conseiller du Roi au Parlement en 1538 et 1543, président au Parlement de Bordeaux en 1569. De douze ans sa cadette, Françoise lui donne six filles, dont une seule — Léonor de Montaigne — survécut. Il semblerait que le mariage n'ait pas eu une grande importance dans la vie affective de Montaigne. Les époux faisaient chambre à part, ce qui était courant à l'époque, et Montaigne, préoccupé par d'autres activités, laissait volontiers la gestion de ses propriétés à sa femme. Par contre, très au fait des humanités grecques et par conséquent du Banquet de Platon, il était fidèle ami d'Etienne de La Boétie : à l'origine, il avait écrit les Essais comme écrin pour le Discours de la servitude volontaire de son meilleur ami, qui y faisait l'éloge de l'amitié contre la corruption du pouvoir et des courtisans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admirateur de Virgile et de Cicéron, il est un humaniste qui prend l'homme, et en particulier lui-même, comme objet d'étude dans son principal travail, Les Essais, entrepris à partir de 1571 à l'âge de 37 ans. Il y annonce « Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins » (« Avertissement au lecteur »). Le projet de Montaigne était de lever les masques, de dépasser les artifices pour se découvrir lui-même.&lt;br /&gt;Travail sans précédent dans sa sincérité et sa saveur personnelle, c'est celui d'un sceptique pour qui sont à bannir les doctrines trop figées et les certitudes aveugles. Son influence a été colossale sur la philosophie française, occidentale et même mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant le temps des guerres de Religion, Montaigne, lui-même catholique, a agi comme un modérateur, respecté par le catholique Henri III et le protestant Henri de Navarre, à qui le liait une solide amitié. En 1577, ce dernier, alors seulement roi de Navarre, nomme — par lettres patentes — Montaigne gentilhomme de sa Chambre.&lt;br /&gt;À partir de 1578, il souffre de la « maladie de la pierre » (calcul rénal).&lt;br /&gt;De 1580 à 1581, il a voyagé en France, en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Italie, tenant un journal détaillé qui décrivait les différences d'une région traversée à l'autre et qui ne fut publié qu'en 1774 sous le titre de Journal de voyage. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Montaigne à la Mairie de Bordeaux&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tandis qu'il était à Rome, en 1581, il apprit qu'il avait été élu maire par les Jurats de Bordeaux. Son père Pierre Eyquem avait déjà rempli cette fonction dans cette ville que Michel de Montaigne servit jusqu'en 1585 : il tenta d'y modérer les relations entre catholiques et protestants. Vers la fin de son mandat, la peste sévit dans sa ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le nouveau roi Henri IV, avec qui Montaigne avait toujours entretenu un lien d'amitié, invite ce dernier à venir à sa cour comme conseiller, le philosophe décline cette généreuse proposition, refusant par là même de jouer le rôle qu'avait tenu Platon pour conseiller le tyran Denys de Syracuse :&lt;br /&gt;« Je n'ai jamais reçu bien quelconque de la libéralité des rois, non plus que demandé ni mérité, et n'ai reçu nul paiement des pas que j'ai employé à leur service (...) Je suis, Sire, aussi riche que je me souhaite. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il continua d'étendre et de réviser les Essais jusqu'à sa mort d'un ulcère à la gorge le 13 septembre 1592, au château de Montaigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Son œuvre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le style de Montaigne est allègre et affranchi : il virevolte d'une pensée à l'autre, « à sauts et à gambades ».Néanmoins, il s'explique principalement par le fait qu'il dictait ses pensées, ce qui peut expliquer ce ton si particulier et que l'on retrouve surtout dans les Essais. Ses considérations sont en permanence étayées de citations de classiques grecs et romains. Il s'en explique par l'inutilité de « redire plus mal ce qu'un autre a réussi à dire mieux avant lui ». Soucieux d'éviter le pédantisme, il évite néanmoins de rappeler à chaque fois l'auteur ou l'œuvre citée, de toute façon connus à son époque. Les annotateurs futurs de son œuvre s'en chargeront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il déclare que son but est de « décrire l'homme, et plus particulièrement lui-même (...) et l'on trouve autant de différence de nous à nous-même que de nous à autrui ». Il estime que la variabilité et l'inconstance sont deux de ses caractéristiques premières. « Je n'ai vu, dit-il, un plus grand monstre ou miracle que moi-même ». Il décrit sa pauvre mémoire, sa capacité à arranger des conflits sans s'y impliquer émotionnellement, son dégoût pour les hommes poursuivant la célébrité et ses tentatives pour se détacher des choses du monde pour se préparer à la mort. Sa célèbre devise « Que sais-je ? » apparaît comme le point de départ de tout son étonnement philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1569, il publie à Paris, chez Michel Sonnius, la « Théologie naturelle de Raymond Sebon » dans laquelle il tente de « démontrer la vérité de la foi chrétienne et catholique », en utilisant un procédé littéraire laissant croire qu'il s'agissait d'une traduction du latin en français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il montre son aversion pour la violence et pour les conflits fratricides entre catholiques et protestants (mais aussi entre Guelfes et Gibelins) qui avaient commencé à se massacrer conjointement à l'apparition de la Renaissance, décevant l'espoir que les humanistes avaient fondé sur elle. Pour Montaigne, il faut éviter la réduction de la complexité à l'opposition binaire, à l'obligation de choisir son camp, privilégier le retrait sceptique comme réponse au fanatisme. Dans l’un des plus beaux textes qui aient été écrits à son sujet — un passage du dernier livre1 qu'il ait écrit peu de temps avant de se donner la mort au Brésil, en 1942 — Stefan Zweig disait de lui :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Que malgré sa lucidité infaillible, malgré la pitié qui le bouleversait jusqu'au fond de son âme, il ait dû assister à cette effroyable rechute de l'humanisme dans la bestialité, à un de ces accès sporadiques de folie qui saisissent parfois l'humanité (...) c'est là ce qui fait la vraie tragédie de la vie de Montaigne. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les humanistes avaient cru retrouver dans le Nouveau Monde le Jardin d'Éden, alors que Montaigne déplore que la conquête de celui-ci apporte des souffrances à ceux qu'on tente de réduire en esclavage. « Viles victoires. » Il était plus horrifié par la torture que ses semblables infligeaient à des êtres vivants que par le cannibalisme de ces Indiens qu'on appelait sauvages, et il les admirait pour le privilège qu'ils donnaient à leur chef de marcher le premier à la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme beaucoup d'hommes de son temps (Érasme, Thomas More, Guillaume Budé...), Montaigne constatait un relativisme culturel, reconnaissant que les lois, les morales et les religions des différentes cultures, quoique souvent fort diverses et éloignées, ont toutes quelque fondement. « De ne changer aisément une loi reçue » constitue l'un des chapitres les plus incisifs des Essais. Par-dessus tout, Montaigne est un grand partisan de l'humanisme. S'il croit en Dieu, il se refuse à toute spéculation sur sa nature et, parce que le moi se manifeste dans ses contradictions et ses variations, il pense qu'il doit être dépouillé des croyances et des préjugés qui l'entravent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses écrits sont marqués d'un pessimisme et d'un scepticisme qui ne sont pas rares du temps de la Renaissance (Cornelius Agrippa, Henri Estienne, François Sanchez). Citant le cas de Martin Guerre, il pense que l'humanité ne peut atteindre la certitude et il rejette les propositions absolues et générales. Son scepticisme est le mieux exposé dans le long essai Apologie de Raymond Sebond (Chapitre 12, livre 2) fréquemment publié séparément des Essais. Pour lui nous ne pouvons pas croire nos raisonnements car les pensées nous apparaissent sans acte de volition : nous ne les contrôlons pas. Nous n'avons pas de raison de nous sentir supérieurs aux animaux. Nos yeux ne perçoivent qu'à travers nos connaissances :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si vous demandez à la philosophie de quelle matière est le ciel et le Soleil, que vous respondra-t-elle, sinon de fer ou, avec Anaxagoras, de pierre, et telle étoffe de notre usage ? (Essais, Livre II, chapitre 12) »&lt;br /&gt;« Que ne plaît-il un jour à la nature de nous ouvrir son sein et de nous faire voir au propre les moyens et la conduite de ses mouvements, et y préparer nos yeux ! O Dieu ! Quels abus, quels mécomptes nous trouverions en notre pauvre science. »&lt;br /&gt;Il considère le mariage comme une nécessité pour permettre l'éducation des enfants, mais pense que l'amour romantique est une atteinte à la liberté de l'individu :&lt;br /&gt;« Le mariage est une cage ; les oiseaux en dehors désespèrent d'y entrer, ceux dedans désespèrent d'en sortir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, en éducation, il prônait l'entrée dans le savoir par les exemples concrets et l'expérience, plutôt que les connaissances abstraites acceptées sans aucune critique. Mais il se refuse lui-même en guide spirituel, en maître à penser ; il n'a pas de philosophie à faire prévaloir, se considérant seulement en compagnon de celui qui entame une quête d'identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté de penser ne se pose pas en modèle, ni en mètre étalon, elle offre seulement aux hommes la possibilité de faire émerger en lui cette liberté, le pouvoir de penser et de s'assumer jusqu'à la liberté ultime :&lt;br /&gt;« Que philosopher c'est apprendre à mourir. (Essais, Livre I, chapitre 20) » &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Quelques citations célèbres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Toutes les citations qui suivent sont extraites des Essais de Michel de Montaigne :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;« La vraie liberté, c'est de pouvoir faire toute chose sur soi ». (Livre III, chapitre 12)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'aime mieux forger mon âme que la meubler ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition ». (Livre III, chapitre 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les plus belles âmes sont celles qui ont plus de variété et de souplesse ». (Livre III, chapitre 3)&lt;br /&gt;« Il ne se voit point d'âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l'aigre et le moisi ». (Livre III, chapitre 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La vieillesse nous attache plus de rides en l'esprit qu'au visage ». (Livre III, chapitre 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La plus subtile folie se fait de la plus subtile sagesse ». (Livre II, chapitre 12)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'ai vu en mon temps cent artisans, cent laboureurs, plus sages et plus heureux que des recteurs de l'université ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Penser, c'est être à la recherche d'un promontoire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication ». (Livre II, chapitre 8)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qui veut guérir de l'ignorance, il faut la confesser. Iris est fille de Thaumantis. L'admiration est fondement de toute philosophie, l'inquisition le progrès, l'ignorance le bout ». (Livre III, chapitre 11)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La perfidie peut être en quelque cas excusable : lors seulement elle l'est, qu'elle s'emploie à punir et trahir la perfidie. Il se trouve assez de trahisons non seulement refusées, mais punies par ceux en faveur desquels elles avaient été entreprises ». (Livre III, chapitre 1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nos raisons et nos discours humains, c'est comme la matière lourde et stérile : la grâce de Dieu en est la forme ; c'est elle qui y donne la façon et le prix ». (Livre II, chapitre 12)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les lois se maintiennent en crédit non parce qu'elles sont justes, mais parce qu'elles sont lois ». (Livre III, chapitre 13)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je me fais plus d'injure en mentant que je n'en fais à celui à qui je mens ». (Livre II, chapitre 17)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Personne n'est exempt de dire des fadaises. Le malheur est de les dire curieusement » (Livre III, chapitre 1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L'accoutumance est une seconde nature, et non moins puissante ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne peins pas l'être. Je peins le passage : non un passage d'âge en autre, ou, comme dit le peuple, de sept en sept ans, mais de jour en jour, de minute en minute […] » (Livre III, chapitre 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nul a esté prophete non seulement en sa maison, mais en son païs, dit l'experience des histoires.» (Livre III, chapitre 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'accuse toute violence en l'éducation d'une âme tendre, qu'on dresse pour l'honneur, et la liberté. Il y a je ne sais quoi de servile en la rigueur, et en la contrainte : et tiens que ce qui ne se peut faire par la raison, et par prudence, et adresse, ne se fait jamais par la force ». (Livre II, chapitre 8)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« elle (l'envie du plaisir) monte à la moyenne région, (au milieu du corps) où elle se plante longtemps, et y produit, selon moi, les seuls vrais plaisirs de la vie corporelle ». (Livre II, chapitre 2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c'est la science du ménage ». (Livre III, chapitre 9)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le monde n'est qu'une branloire pérenne ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il est peu d'hommes qui osassent mettre en évidence les requêtes secrètes qu'ils font à Dieu ». (Livre I, chapitre 26)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive ». (Livre I, chapitre 20)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi." » (Evoquant son amitié avec Etienne de La Boétie - Livre Ier, chapitre 28)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Penser par soi-même c’est surtout le chemin le plus sûr pour penser à la fois tout seul et comme tout le monde, que de penser par autrui. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Toute science est dommageable à celui qui n'a la science de la bonté. » (Livre I, chapitre 25)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. » (Livre I, chapitre 25)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu'il craint. » (Livre III, chapitre 13)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L'ambition n'est pas un vice de petits compagnons, et de tels efforts que les nôtres » (Livre III, chapitre 10)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Puisque ce n'est par conscience, au moins par ambition refusons l'ambition ; dédaignons cette faim de renommée et d'honneur, basse et bélitresse, qui nous le fait coquiner de toute sorte de gens » (Livre III, chapitre 10)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage"('Livre II)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"(...) je voudrais aussi qu'on fut soigneux de lui choisir un conducteur, qui eut plutôt la tête bien faite que bien pleine." (Livre I, chapitre 25 )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quand bien nous pourrions être savants du savoir d'autrui, au moins sages ne pouvons-nous etre que de notre sagesse."(Livre I, chapitre 25)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Essais&lt;/strong&gt; (1580, 1588, 1595).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Journal de voyage&lt;/strong&gt; (1580-1581, découvert au XVIIIe siècle et publié en 1774)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;les Essais&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id="powered-by"&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SMtOAICaXDI/AAAAAAAAAE0/dwG1c7LQcoE/s200/images+2.jpg" width="110" height="141" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vers 1572 que Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) entreprend de dicter les Essais, qui l’occupent jusqu’à sa mort. Deux ans plus tôt, il a vendu sa charge de conseiller au Parlement de Bordeaux et s’est retiré en son château du Périgord. Non qu'il se consacre exclusivement aux Essais : tout en administrant son domaine, Montaigne joue son rôle de gentilhomme catholique dans divers épisodes militaires ou politiques des guerres de religion. Il voyage, est élu puis réélu maire de Bordeaux, sert enfin d’intermédiaire entre le roi Henri III et le chef protestant Henri de Navarre (futur Henri IV). Les Essais se nourrissent autant de cette expérience que des lectures de l’humaniste dans la « retraite » de sa « librairie ». Montaigne publie les livres I et II à Bordeaux en 1580, puis les augmente et leur adjoint le livre III dans l’édition parisienne de 1588. Il continue ensuite d’enrichir son texte en vue d’une nouvelle édition. De ce travail subsistent deux témoins parfois divergents : un exemplaire des Essais couvert d’additions de la main de Montaigne (dit exemplaire de Bordeaux) et l’édition posthume de 1595&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Une écriture fragmentaire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’imitation du Grec Plutarque (46-120), Montaigne conçoit ses Essais comme une « marqueterie mal jointe », et revendique leur désordre comme gage de sa liberté et de sa « bonne foy ». Ce désordre vient aussi de la façon même dont les Essais sont écrits : Montaigne pense à haute voix, un scribe (il y en eut trois successifs) prend sa dictée1. Préférant à l’organisation didactique et à la rhétorique des pédants une « allure poétique, à sauts et à gambades », il mise sur la bigarrure et la diversité. Les cent sept Essais frappent donc par leur variété et par les contrastes qui les animent. Si les plus courts (notamment au livre I) ne sont guère que des notes de lecture, juxtaposant en une ou deux pages quelques anecdotes brièvement commentées, d’autres forment de véritables essais philosophiques, d’inspiration stoïcienne (« Que philosopher c’est apprendre à mourir », I, 20) ou sceptique (« Apologie de Raimond Sebond », II, 12), de plus en plus nourris de confidences personnelles (« De la vanité », III, 9 ; « De l’expérience », III, 13). À la variété des formes répond celle des sujets : Montaigne, affectant de « parler indifféremment de tout ce qui se présente à sa fantaisie », passe sans transition des « cannibales » (I, 31) aux « ordonnances divines » (I, 32), des « senteurs » (I, 60) aux « prières » (I, 61). Quelques titres trompeurs masquent les chapitres les plus audacieux : « Coutume de l’île de Céa » (II, 3) discute de la légitimité du suicide ; « De la ressemblance des enfants aux pères » (II, 37) attaque les médecins ; « Sur des vers de Virgile » (III, 5) recèle les confessions de Montaigne sur son expérience de l’amour et de la sexualité ; « Des coches » (III, 6) dénonce la barbarie des conquistadors... Non moins diverses sont les sources innombrables que Montaigne fait dialoguer, confrontant les autorités traditionnelles de l’humanisme à son expérience individuelle : si Plutarque et Sénèque restent ses auteurs de prédilection, historiens et poètes ne sont guère moins sollicités : des centaines de citations en prose ou en vers, en français et en latin, souvent plaisamment détournées, composent un texte à plusieurs voix. Loin de constituer un ornement gratuit ou une autorité paralysante, cet intertexte omniprésent illustre ou sollicite toujours une réflexion personnelle : « Je ne dis les autres, explique Montaigne, sinon pour d’autant plus me dire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;« Connais-toi toi-même »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’unité des Essais réside dans la démarche originale qui fait de l’enquête philosophique le miroir de l’auteur : « C’est moi que je peins. » Quel que soit le sujet traité, le but poursuivi est la connaissance de soi, l’évaluation de son propre jugement, l’approfondissement de ses inclinations : « Dernierement que je me retiray chez moy, délibéré autant que je pourroy, ne me mesler d’autre chose que de passer en repos, et à part, ce peu qui me reste de vie : il me sembloit ne pouvoir faire plus grande faveur à mon esprit, que de le laisser en pleine oisiveté, s’entretenir soy mesmes, et s’arrester et rasseoir en soy » (I, 8). Au-delà de ce projet sans précédent, qui nous dévoile les goûts et les opinions d’un gentilhomme périgourdin du XVIe siècle, comme ses habitudes et ses manies les plus secrètes, le génie de Montaigne est d’éclairer la dimension universelle d’un tel autoportrait : dans la mesure où « chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition », la mise en œuvre du précepte socratique « Connais-toi toi-même » débouche sur une exploration vertigineuse des énigmes de notre condition, dans sa misère, sa vanité, son inconstance, sa dignité aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Humaniste par son goût des lettres antiques, Montaigne l’est plus encore au sens philosophique, par sa haute idée de la personne humaine et du respect qui lui est dû. Sa pédagogie non violente, misant sur le dialogue et la curiosité, ses dénonciations courageuses du colonialisme naissant ou de la chasse aux sorcières opposent à toutes les formes de bêtise, d’asservissement, de fanatisme ou de cruauté une ouverture à l’autre et un esprit de tolérance qui font parfois de cet « honnête homme » notre contemporain. Ce relativisme justifie la relation exempte de dogmatisme que Montaigne inaugure avec son lecteur : remettant lui-même en question ses propres dires, soulignant la contingence de ses « humeurs et opinions », sujettes au « branle » et à l’universelle vicissitude (« je ne peins pas l’être, je peins le passage »), Montaigne nous laisse une œuvre ouverte, dont l’inachèvement semble une invitation à poursuivre l’enquête et le dialogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; télécharger&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bribes.org/biblio/essais1.zip"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Essais I &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bribes.org/biblio/essais2.zip"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Essais II &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bribes.org/biblio/essais3.zip"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Essais III&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://www.bribes.org/trismegiste/montable.htm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Lisez sur le net&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-8026640621387891024?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/8026640621387891024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=8026640621387891024' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8026640621387891024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/8026640621387891024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/calendrier-litteraire-13-septembre.html' title='Michel de Montaigne'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SMtN5FMbceI/AAAAAAAAAEs/K-RDv_4wMZ4/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-5838124514976877541</id><published>2008-09-11T21:53:00.000-07:00</published><updated>2008-09-19T09:42:32.084-07:00</updated><title type='text'>Pierre Reverdy</title><content type='html'>calendrier litteraire ( 11 septembre )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Pierre Reverdy&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SMn1QdEz32I/AAAAAAAAAEc/EzPxjMh4mb8/s200/pierrereverdy.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;(1889-1960)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Naissance&lt;/strong&gt; : le 11 septembre 1889 &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Décès&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : 8 juillet 1962 &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Activité :&lt;/strong&gt; Poète&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'œuvre de Pierre Reverdy, largement reconnue de son vivant, est en train de disparaître dans l'oubli. Il passe pour difficile à lire alors que nul n'a plus que lui fait acte de transparence. Même si ses poèmes sont à son image, solitaires et secrets, « de ma vie, je n'aurai jamais rien su faire de particulièrement remarquable pour la gagner, ni pour la perdre », il a laissé une œuvre limpide par sa nudité, mystérieuse car elle ne cesse d'interroger le plus secret de nos existences. « La poésie de Reverdy part d'une obsession et d'une blessure mais tout dans ces poèmes s'emploie à les éluder ou à les masquer. Il fut avant tout un poète pour les poètes, et son œuvre peut être considérée comme une quintessence de la poésie contemporaine, dont la plupart des "tendances" y trouvent leurs racines » écrit Gil Jouanard. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Pierre Reverdy est né à Narbonne le 13 septembre 1889. Descendant d'une famille de sculpteurs, de tailleurs de pierre d'église, sa vie sera marquée par un sentiment de religiosité que l'on retrouve dans sa poésie. Il passe son enfance au pied de la Montagne Noire. Ses études le mènent à Toulouse où il se passionne pour Balzac et Rimbaud. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Il monte à Paris en 1910 avec le désir de se faire un nom dans les Lettres, s'installe à Montmartre et fréquente des peintres cubistes et des poètes tels Max Jacob, Pablo Picasso Juan Gris, Georges Braque, Henri Laurens, Pablo Gargallo, Henri Matisse, Fernand Léger et Guillaume Apollinaire. Il vit intensément l'expérience cubiste et poursuit une recherche exigeante voire spirituelle qui le conduira à rompre avec tout, Montmartre, la littérature, la poésie, les amis, en 1926. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Auparavant, dans les années 1912-1914, il collabore à la revue d'Apollinaire, Les Soirées de Paris. Engagé volontaire au début de la Première Guerre mondiale, il est réformé, et devient, à son retour en 1912, correcteur dans une imprimerie. Il compose alors lui-même ses premiers ouvrages qui seront publiés : en 1915, Poèmes en prose (illustrés par Juan Gris), en 1916, La lucarne ovale et en 1917 Le Voleur de Talan. D'emblée ils lui valent l'estime des écrivains de la nouvelle génération. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Pendant seize ans, il vit, survit, pour créer des livres. Seize années vouées à l'essor du surréalisme, dont il sera l'un des inspirateurs involontaire, tournant le dos à ce statut ainsi qu'aux mondanités qui s'y attachent. Il fonde en 1917 la revue Nord-Sud, s'inspirant du nom de la ligne de métro qui joint Montmartre à Montparnasse. Il publie les futurs surréalistes sur lesquels il eut une grande influence. S'y succèdent de nombreuses signatures, pour la plupart ses amis : Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Paul Dermée, Tristan Tzara et André Breton. Il impose un sens nouveau de l'immédiateté et du mystère et opère une rupture radicale avec le symbolisme, dépouillant le langage de tout artifice. La revue cessera de paraître en octobre 1918.&lt;br /&gt;Breton, Soupault, Aragon et Reverdy créent ensemble en 1919 la revue Littérature. Puis, ce poète du cubisme décide à trente-sept ans de se retirer avec sa femme dans une retraite mystique. Il quitte Paris en 1926 et s'installe rue du Rôle, à Solesmes dans la Sarthe, à l'ombre de l'Abbaye bénédictine. Jusqu'à sa mort, pendant trente quatre ans, il va partager sa vie entre l'Abbaye et Paris où il se rendra à l'occasion de la parution de ses livres. Est-ce un pas vers Dieu ou un pas de recul ? La question reste posée. Les Solesmiens rencontrent souvent le poète à l'église où il semble prier avec conviction, lui qui s'est converti au christianisme depuis peu. Le béret vissé sur la tête, il passe pour un original dans le village. Cet isolement favorise sa recherche poétique, qui continue à produire une œuvre abondante. Il publie de nombreuses plaquettes dont beaucoup sont réunies dans les deux volumes Plupart du temps (1945) et Main d'œuvre (1949). À Solesmes, Pierre Reverdy a écrit une vingtaine de poèmes, notes ou contes. Son dernier ouvrage, La Liberté des mers, date de 1960.&lt;br /&gt;Malade, il décède le 17 juin 1960 à 71 ans, quittant ainsi Solesmes, « cet affreux village où il fait toujours froid ».&lt;br /&gt;Depuis, « dans le ruisseau il y a une chanson qui coule… », écoutez-la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Bibliographie (extrait) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;• Plupart du temps, 1915-1922. Éditions Flammarion, 1989.&lt;br /&gt;• Œuvres complètes. Éditions Flammarion, 1992.&lt;br /&gt;• En vrac. Notes éternelles du présent. Éditions Flammarion, 1992.&lt;br /&gt;• Le Voleur de Talan . Éditions Flammarion, 1992.&lt;br /&gt;• Flaques de verre. Éditions Flammarion, 1993.&lt;br /&gt;• Main-d'oeuvre, 1913-1949 (Source du vent, Ferraille). Éditions Poésie/Gallimard, 2000.&lt;br /&gt;• Sable mouvant, Au soleil du plafond, La Liberté des mers suivi de Cette émotion appelée poésie. Éditions Poésie/Gallimard, 2003.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Plupart du temps&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Ce recueil réunit des Poèmes en prose datant de 1915, Quelques poèmes et la prose poétique de La Lucarne ovale de 1916, et des poèmes des Ardoises du toit de 1918 de Pierre Reverdy, cet immense poète qui a mis sa vie dans ses poèmes. Le poète est bien l'homme le plus englué de tous ceux qui peuvent être sur la terre, dans la pâte épaisse de la vie, disait-il. Souffrant de solitude, de crainte de vieillir, ce Narbonnais aspirant au soleil est hanté par le sentiment de rupture de l'être et du monde, « la déception d'être et de l'être ». Il cherche à établir ces rapports. Les images de fuite, de passage abondent et le poème s'arrête sur une attente jamais comblée. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Pierre Reverdy a été le poète cubiste par excellence et l'un des inspirateurs du surréalisme. Sa poésie est toute empreinte de malaise, de spleen à l'instar de Baudelaire. On y sent un mal-être latent comme témoigne cette phrase qui ouvre La Lucarne ovale : « En ce temps-là le charbon était devenu aussi précieux et rare que des pépites d'or et j'écrivais dans un grenier où la neige, en tombant par les fentes du toit, devenait bleue. » Une poésie d'une transparence déroutante que certains qualifient d'incompréhensible car le poète s'applique à livrer le réel dans sa véracité et dans sa plénitude, en montrant simultanément les facettes diverses, opposées, voire contradictoires, d'un objet, d'un lieu, d'un instant. Son écriture impressionne et déconcerte. Nul lyrisme, nulle effusion, juste un puzzle de réalité à rebâtir, une poésie laissée au gré de chacun, à remplir de tout ce qui, de nous, y trouve à se dire. C'est un réel enchantement que cette magie verbale, que ces métaphores qui flottent autour de nos impressions et de nos actes, que ce rythme merveilleusement servi par une prose épurée, « blanche » qui en constitue tout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;H O R I Z O N&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon doigt saigne &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je t'écris &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le règne des vieux rois est fini&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rêve est un jambon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lourd&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui pend au plafond&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la cendre de ton cigare&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contient toute la lumière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au détour du chemin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les arbres saignent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil assassin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensanglante les pins&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ceux qui passent dans la prairie humide&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir où s'endormit le premier chat-huant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais ivre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes membres mous pendent là&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le ciel me soutient&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ciel où je lave mes yeux tous les matins&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma main rouge est un mot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un appel bref où palpite un sanglot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du sang versé sur le papier buvard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'encre ne coûte rien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je marche sur des taches qui sont des marres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les ruisseaux noirs qui vont plus loin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du monde où l'on m'attend&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la fontaine ou les gouttes de sang qui coulent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;de mon coeur que l'on entend&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un clairon dans l'azur sonne la générale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pierre Reverdy plupart du temps Flammarion&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Les yeux inconnus&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la chaise où je suis assis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ciel descend&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ceux à qui je pense&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais être au premier jours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon enfance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et revenir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'en aller de l'autre coté&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour repartir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pluie tombe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vitre pleure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On reste seul&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les heures meurent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent violent emporte tout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux se parlent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sans se connaître&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est quelqu'un qu'on aura jamais vu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'une seule fois dans sa vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pierre Reverdy Ferrailles, Pierres blanches Poésie/Gallimard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Dans le monde étranger&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux plus regarder ton visage&lt;br /&gt;Où te caches-tu&lt;br /&gt;La maison s’est évanouie parmi les nuages&lt;br /&gt;Et tu as quitté la dernière fenêtre&lt;br /&gt;Où tu m’apparaissais&lt;br /&gt;Reviens que vais-je devenir&lt;br /&gt;Tu me laisses seul et j’ai peur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelle-toi le temps où nous allions ensemble&lt;br /&gt;Nous marchions dans les rues entre les maisons&lt;br /&gt;Et sur la route au milieu des buissons&lt;br /&gt;Parfois le vent nous rendait muets&lt;br /&gt;Parfois la pluie nous aveuglait&lt;br /&gt;Tu chantais au soleil&lt;br /&gt;Et la neige me rendait gai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis seul je frotte mes paupières&lt;br /&gt;Et j’ai presque envie de pleurer&lt;br /&gt;Il faut marcher vers cette lumière dans l’ombre&lt;br /&gt;C’est toute une histoire à raconter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie si simple et droite sans tous les petits à-côté&lt;br /&gt;Vers la froide lumière que l’on atteindra malgré tout&lt;br /&gt;Ne te presse pas&lt;br /&gt;Qui est-ce qui souffle&lt;br /&gt;Quand je serai arrivé qui est-ce qui soufflera&lt;br /&gt;Mais seul je n’ose plus avancer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je me mis à dormir&lt;br /&gt;Peut-être pour l’éternité&lt;br /&gt;Sur le lit où l’on m’a couché&lt;br /&gt;Sans plus rien savoir de la vie&lt;br /&gt;J’ai oublié tous mes amis&lt;br /&gt;Mes parents et quelques maîtresses&lt;br /&gt;J’ai dormi l’hiver et l’été&lt;br /&gt;Et mon sommeil fut sans paresse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour toi qui m’as rappelé&lt;br /&gt;Il va falloir que je me lève&lt;br /&gt;Allons les beaux jours sont passés&lt;br /&gt;Les longues nuits qui sont si brèves&lt;br /&gt;Quand on s’endort entrelacés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille au son lugubre et sourd&lt;br /&gt;D’une voix qui n’est pas humaine&lt;br /&gt;Il faut marcher et je te traîne&lt;br /&gt;Au son lugubre du tambour&lt;br /&gt;Tout le monde rit de ma peine&lt;br /&gt;Il faut marcher encore un jour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la tache jamais finie&lt;br /&gt;Que le bourreau vienne et t’attelle&lt;br /&gt;Ce soir les beaux jours sont finis&lt;br /&gt;Une voix maussade t’appelle&lt;br /&gt;Pour toi la terre est refroidie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De loin je revois ton visage&lt;br /&gt;Mais je ne l’ai pas retrouvé&lt;br /&gt;Disparaissant à mon passage&lt;br /&gt;De la fenêtre refermée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne marcherons plus ensemble&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pierre reverdy&lt;br /&gt;Plupart du temps, Poèmes 1915-1922&lt;br /&gt;La lucarne ovale&lt;br /&gt;Editions flammarion&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://pagesperso-orange.fr/calounet/extraits/plupart_reverdy.htm"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#009900;"&gt;Extrait : sur &gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; Plupart du temps&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;« Un homme fini in La balle au bond (1928)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, il promène, à travers la pluie et le danger nocturne, son ombre informe et tout ce qui l’a fait amer.&lt;br /&gt;A la première rencontre, il tremble –où se réfugier contre le désespoir ?&lt;br /&gt;Une foule rôde dans le vent qui torture les branches, et le Maître du ciel le suit d’un œil terrible.&lt;br /&gt;Une enseigne grince –la peur. Une porte bouge et le volet d’en haut claque contre le mur ; il court et les ailes qui emportaient l’ange noir l’abandonnent.&lt;br /&gt;Et puis, dans les couloirs sans fin, dans les champs désolés de la nuit, dans les limites sombres où se heurtent l’esprit, les voix imprévues traversent les cloisons, les idées mal bâties chancellent, les cloches de la mort équivoque résonnent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;« Chemin tournant in Sources du vent (1929)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un terrible gris de poussière dans le temps&lt;br /&gt;Un vent du sud avec de fortes ailes&lt;br /&gt;Les échos sourds de l’eau dans le soir chavirant&lt;br /&gt;Et dans la nuit mouillée qui jaillit du tournant&lt;br /&gt;Des voies rugueuses qui se plaignent&lt;br /&gt;Un goût de cendre sur la langue&lt;br /&gt;Un bruit d’orgue dans les sentiers&lt;br /&gt;Le navire du cœur qui tangue&lt;br /&gt;Tous les désastres du métier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les feux du désert s’éteignent un à un&lt;br /&gt;Quand les yeux sont mouillés comme des brins d’herbe&lt;br /&gt;Quand la rosée descend les pieds nus sur les feuilles&lt;br /&gt;Le matin à peine levé&lt;br /&gt;Il y a quelqu’un qui cherche&lt;br /&gt;Une adresse perdue dans le chemin caché&lt;br /&gt;Les astres dérouillés et les fleurs dégringolent&lt;br /&gt;A travers les branches cassées&lt;br /&gt;Et le ruisseau obscur essuie ses lèvres molles à peine décollées&lt;br /&gt;Quand le pas du marcheur sur le cadran qui compte&lt;br /&gt;Règle le mouvement et pousse l’horizon&lt;br /&gt;Tous les cris sont passés tous les temps se rencontrent&lt;br /&gt;Et moi je marche au ciel les yeux dans les rayons&lt;br /&gt;Il y a du bruit pour rien et des noms dans ma tête&lt;br /&gt;Des visages vivants&lt;br /&gt;Tout ce qui s’est passé au monde&lt;br /&gt;Et cette fête&lt;br /&gt;Où j’ai perdu mon temps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Tard dans la vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis dur&lt;br /&gt;Je suis tendre&lt;br /&gt;Et j'ai perdu mon temps&lt;br /&gt;A rêver sans dormir&lt;br /&gt;A dormir en marchant&lt;br /&gt;Partout où j'ai passé&lt;br /&gt;J'ai trouvé mon absence&lt;br /&gt;Je ne suis nulle part&lt;br /&gt;Excepté le néant&lt;br /&gt;Mais je porte caché au plus haut des entrailles&lt;br /&gt;A la place ou la foudre a frappé trop souvent&lt;br /&gt;Un coeur ou chaque mot a laissé son entaille&lt;br /&gt;Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pierre Reverdy (La liberté des mers)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-5838124514976877541?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/5838124514976877541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=5838124514976877541' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5838124514976877541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/5838124514976877541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/pierre-reverdy-1889-1960-naissance-le.html' title='Pierre Reverdy'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SMn1QdEz32I/AAAAAAAAAEc/EzPxjMh4mb8/s72-c/pierrereverdy.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-6154305947210420535</id><published>2008-09-10T01:44:00.000-07:00</published><updated>2008-09-25T21:47:16.499-07:00</updated><title type='text'>Georges Bataille</title><content type='html'>calendrier litteraire ( 10 septembre )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SMeI1s6LTxI/AAAAAAAAAEU/YrXseWyLeh8/s200/images.jpg" width="108" height="156" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Georges Bataille ( 1897 - 1962 )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Naissance&lt;/strong&gt; : 10 septembre 1897 à Billom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Décès :&lt;/strong&gt; 8 juillet 1962 à Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Activité : &lt;/strong&gt;Chartiste et conservateur de bibliothèque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Genre : &lt;/strong&gt;roman&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mouvement&lt;/strong&gt; : surréaliste puis anti-surréaliste &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Œuvres principales&lt;/strong&gt; : Histoire de l'œil, Madame Edwarda, L'Abbé C., La Peinture préhistorique. Lascaux ou la naissance de l'art, Ma mère. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Éditeurs : &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Gallimard, "Bibliothèque de la Pléiade".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Georges Bataille, né le 10 septembre 1897 à Billom (Puy-de-Dôme), mort le 8 juillet 1962 à Paris, est un écrivain français. Multiforme, son œuvre s'aventure à la fois dans les champs de la littérature, l'anthropologie, la philosophie, l'économie, la sociologie et l'histoire de l'art. Érotisme et transgression sont les deux termes les plus communément attachés à son nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bibliothécaire de formation, converti au catholicisme, puis marxiste, ami de savants, d'éthnologues, de philosophes et de psychanalystes, il a puisé dans sa vaste culture les fondements de son analyse historique et sociale, sa théorie mystique et son œuvre de fiction. Prolongeant les thèses de Hegel, Bataille montre que l'homme, malgré les lois par lesquelles il organise son activité, reste hanté par la nature, dont il s'arrache à grand-peine (Lascaux, ou la Naissance de l'art, 1955) ; cet attachement primordial se manifeste dans la mort et la sexualité, deux facteurs de désordre contradictoires avec la vie sociale, et sur lesquels, de ce fait, pèsent tabous et interdits. Mais ces derniers fondent en retour le désir de la transgression (l'Érotisme, 1957), qui jadis pouvait s'exprimer dans la fête, le sacrifice ou l'orgie, mais que la société actuelle, le christianisme aidant, proscrit, laissant les révoltés, tel Gilles de Rais ou le marquis de Sade, abandonnés à eux-mêmes (la Part maudite, 1947).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une trilogie intitulée Somme athéologique (l'Expérience intérieure, 1943 ; le Coupable, 1944 ; Sur Nietzsche, 1945), Bataille rend compte de son cheminement intellectuel vers "la voie ardue, mouvementée, celle de l'homme entier, non mutilé". De romans en romans, Bataille développe un érotisme mêlé au sordide, à l'ordure et à l'horreur, qui, sacralisé, cherche à épuiser le possible jusqu'à cet extrême où le dégoût et la volupté se rejoignent et s'annulent, permettant à l'homme de surmonter la répulsion de lui-même et de se délivrer des représentations illusoires (Anus solaire, 1927 ; Histoire de l'œil, 1928 ; Madame Edwarda, 1937 ; Alleluiah, 1947 ; le Bleu du ciel, 1957, rédigé en 1935).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'écriture a chez lui vocation à l'outrance, provocation violente qui refuse la facilité de l'esthétisme (Haine de la poésie, 1947 ; la Littérature et le Mal, 1957). Souvent présenté comme un écrivain maudit et inclassable du fait de sa pensée toujours déroutante, scandaleuse, contradictoire et plurielle, Bataille eut pourtant une influence déterminante sur les écrivains de son époque, qui lui empruntèrent beaucoup en le citant peu. Il faut attendre les années 1960-1970 pour voir son nom apparaître sous la plume des autres intellectuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Principaux ouvrages&lt;br /&gt;Histoire de l'œil, 1928 (sous le pseudonyme de Lord Auch).&lt;br /&gt;Madame Edwarda, 1937 (sous le pseudonyme de Pierre Angélique).&lt;br /&gt;L'Expérience intérieure, 1943.&lt;br /&gt;Le Petit (sous le pseudonyme de Louis Trente), 1943.&lt;br /&gt;Le Coupable, 1943.&lt;br /&gt;La Part maudite, 1949. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'Abbé C., 1950. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Peinture préhistorique. Lascaux ou la naissance de l'art, 195525.&lt;br /&gt;Le Bleu du ciel, 1957 (écrit en 1935).&lt;br /&gt;L'Érotisme, 1957.&lt;br /&gt;La Littérature et le Mal, 1957.&lt;br /&gt;Les Larmes d'Éros, 1961 (où est notamment évoqué le supplice du lingchi ou "cent morceaux"; les informations sur l'origine des photographies, et le degré d'authenticité de leur interprétation sont sujets à caution26.&lt;br /&gt;L'Impossible, 1962 (première parution en 1947 sous le titre La haine de la poésie)&lt;br /&gt;Ma mère, 1966 (posthume et inachevé).&lt;br /&gt;Œuvres complètes. Paris, Gallimard, XII volumes, 1970-1988.&lt;br /&gt;Romans et récits. Préface de Denis Hollier. Édition publiée sous la direction de Jean-François Louette. Gallimard, "Bibliothèque de la Pléiade", 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Histoire de l'œil&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;est un roman de Georges Bataille édité pour la première fois en 1928 qui décrit les expériences sexuelles de deux adolescents et leur perversité croissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.desordre.net/textes/bibliotheque/bataille_oeil.html"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Extrait de l'Histoire de l'Oeil de Georges Bataille&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bataille"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#ff6600;"&gt;Suite &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;c'est un weblog pour les étudiants de la langue et la littérature française  &lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15415931-6154305947210420535?l=azadunifr.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://azadunifr.blogspot.com/feeds/6154305947210420535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15415931&amp;postID=6154305947210420535' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/6154305947210420535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15415931/posts/default/6154305947210420535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://azadunifr.blogspot.com/2008/09/calendrier-litteraire-10-septembre.html' title='Georges Bataille'/><author><name>reza_abbaspour81@yahoo.fr</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00746697048661857730</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SMeI1s6LTxI/AAAAAAAAAEU/YrXseWyLeh8/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15415931.post-8690602093002693546</id><published>2008-09-09T01:14:00.000-07:00</published><updated>2008-09-17T22:50:47.047-07:00</updated><title type='text'>Stéphane Mallarmé</title><content type='html'>calendrier litteraire ( 9 septembre )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.azadunifr.blogspot.com/"&gt;&lt;img alt="Powered by Blogger" src="http://2.bp.blogspot.com/_Rw96dJ9BZyU/SMYwlYI0KbI/AAAAAAAAAEM/9Lcc6VDQ_l8/s200/Mallarme,Stephane.jpg" width="133" height="175" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#009900;"&gt;Stéphane Mallarmé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;(1842 - 1898)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Naissance&lt;/strong&gt; : le 18 mars 1842&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Décès : &lt;/strong&gt;le 9 septembre 1898&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Activité: &lt;/strong&gt;Poète &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Œuvre principales : &lt;/strong&gt;L'Après-midi d'un faune &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Étienne Mallarmé, dit Stéphane Mallarmé, né à Paris le 18 mars 1842 et mort à Valvins (commune de Vulaines-sur-Seine, Seine-et-Marne) le 9 septembre 1898, est un poète français.&lt;br /&gt;Auteur d'une œuvre poétique ambitieuse et difficile, Stéphane Mallarmé a été l'initiateur, dans la seconde moitié du XIXe siècle, d'un renouveau de la poésie dont l'influence se mesure encore aujourd'hui auprès de poètes contemporains comme Yves Bonnefoy. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;En lisant Hegel, Mallarmé a découvert que si « le Ciel est mort », le néant est un point de départ qui conduit au Beau et à l'Idéal. À cette philosophie devait correspondre une poétique nouvelle qui dise le pouvoir sacré du Verbe. Par le rythme, la syntaxe et le vocabulaire rare, Mallarmé crée une langue qui ressuscite « l'absente de tous bouquets ». Le poème devient un monde refermé sur lui-même dont le sens naît de la résonance. Le vers se fait couleur, musique, richesse de la sensation, « concours de tous les arts suscitant le miracle ». C'est avec Mallarmé que la « suggestion » devient le fondement de la poétique antiréaliste et fait du symbolisme un impressionnisme littéraire. Son oeuvre est alors celle de l'absence de signification qui « signifie davantage » et le poète cherche à atteindre les « splendeurs situées derrière le tombeau ».&lt;br /&gt;« La Poésie est l'expression, par le langage humain ramené à son rythme essentiel, du sens mystérieux des aspects de l'existence : elle doue ainsi d'authenticité notre séjour et constitue la seule tâche spirituelle. » &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;« (...) Qui parle autrement que tout le monde risque de ne pas plaire à tous ; mieux, de passer pour obscur aux yeux de beaucoup. (...) L'attrait de cette poésie tient à ce qu'elle est vécue comme un privilège spirituel : elle semble élever au plus haut degré de qualité, moyennant l'exclusion de la foule profane, cette pure joie de l'esprit que toute poésie promet. »&lt;br /&gt;(Selon Mallarmé, Paul Bénichou, Gallimard, 1995)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Biographie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il perd sa mère en 1847 et est confié à ses grands-parents. Mis en pension dès 1852, il se montra un élève médiocre, et fut renvoyé en 1855. Pensionnaire au lycée de Sens, il fut marqué par le décès de sa sœur Maria en 1857. À cette même époque, il composa ses premiers poèmes d'adolescence, recueillis dans Entre deux murs, textes encore fortement inspirés par Victor Hugo, Théodore de Banville ou encore Théophile Gautier. La découverte des Fleurs du mal de Charles Baudelaire en 1860 fut marquante et influença ses premières œuvres. Cette même année, Mallarmé entre dans la vie active en devenant surnuméraire à Sens, « premier pas dans l'abrutissement » selon lui. En 1862, quelques poèmes paraissent dans différentes revues. Il fait la connaissance d'une jeune gouvernante allemande à Sens, Maria Gerhard, née en 1835, et quitte son emploi pour s'installer à Londres avec elle, ayant l'intention de devenir professeur d'anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réformé du service militaire en 1863, Stéphane Mallarmé se marie à Londres avec Maria le 10 août et obtient en septembre son certificat d'aptitude à enseigner l'anglais. En septembre, il est nommé chargé de cours au lycée impérial de Tournon (Ardèche), où il se considère comme exilé. Il ne cesse durant cette période de composer ses poèmes, comme Les fleurs, Angoisse, «Las d'un amer repos...». Durant l'été 1864, Mallarmé fit la connaissance à Avignon des félibres, poètes de langue provençale : Théodore Aubanel, Joseph Roumanille et Frédéric Mistral, avec qui il entretint une correspondance. Sa fille Geneviève naît à Tournon le 19 novembre 1864.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'année suivante, il compose L'Après-midi d'un faune, qu'il espère voir représenter au Théâtre-Français, mais qui fut refusée. Il se lie avec le milieu littéraire parisien, notamment avec Leconte de Lisle et José-Maria de Heredia.&lt;br /&gt;L'année 1866 marqua un tournant pour Mallarmé, lors d'un séjour à Cannes chez son ami Eugène Lefébure où il fut l'objet d'une période de doute absolu qui dura jusqu'en 1869. Nommé professeur à Besançon, il débuta en novembre une correspondance avec Paul Verlaine. En 1867, nommé à Avignon, il commença la publication de ses poèmes en prose, il alla plusieurs fois chez Frédéric Mistral à Maillane. Il débuta en 1869 l'écriture de Igitur, conte poétique et philosophique, laissé inachevé, qui marque la fin de sa période d'impuissance poétique débutée en 1866. En 1870, il se met en congé de l'éducation pour raisons de santé et se réjouit de l'instauration de la République en septembre. Son fils Anatole naît le 16 juillet 1871 à Sens et, nommé à Paris au Lycée Condorcet, il s'installe rue de Moscou.&lt;br /&gt;Mallarmé fait brièvement la connaissance d'un jeune poète en 1872, Arthur Rimbaud, puis, en 1873 du peintre Édouard Manet, qu'il soutint lors du refus des œuvres de celui-ci lors du Salon de 1874 et qui lui fait rencontrer Zola. Mallarmé publie la revue La dernière mode qui aura huit numéros et dont il fut le correcteur. Nouveau refus en juillet 1875 pour la publication de sa nouvelle version de L'après-midi d'un faune, qui parut tout de même l'année suivante, illustrée par Manet. Il préface la réédition du Vathek de William Beckford. Dès 1877, les réunions du mardi sont organisées chez Mallarmé. Il fait la rencontre de Victor Hugo en 1878 et publie en 1879 un ouvrage sur la mythologie Les dieux antiques. Cette année est marquée par la mort de son fils Anatole, le 8 octobre 1879.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1874 Mallarmé de santé fragile, effectuait de fréquent séjours à Valvins près de Fontainebleau : il louait pour lui et ses proches, le premier étage d'une ancienne auberge au bord de la Seine. Il finira par l'acquérir et l'embellira de ses mains pour en faire son « home ». Là, entre deux parties de pêche avec Nadar ou d'autres illustres hôtes ; devant la forêt miroitant dans la Seine, les journées s'écouleront, et le poète alors de dire :« J'honore la rivière qui laisse s'engouffrer dans son eau des journées entières sans qu'on ait l'impression de les avoir perdues. »&lt;br /&gt;En 1884, Paul Verlaine fait paraître le troisième article des Poètes maudits consacré à Mallarmé ; cette même année, Joris-Karl Huysmans publie À rebours, dont le personnage principal, des Esseintes, voue une vive admiration aux poèmes de Mallarmé. Ces deux ouvrages contribuèrent à la notoriété du poète. Stéphane Mallarmé est nommé au lycée Janson-de-Sailly. En 1885, Mallarmé évoque l'explication orphique de la Terre. Son premier poème sans ponctuation paraît en 1886, M'introduire dans ton histoire. La version définitive de L'Après-midi d'un faune est publiée en 1887. En 1888, sa traduction des poèmes d'Edgar Allan Poe paraît. De nouveau atteint de rhumatisme aigu en 1891, Mallarmé est en congé et obtient une réduction de son temps de travail. Il rencontre Oscar Wilde, Paul Valéry qui devient un invité fréquent des Mardis. En 1892, à la mort du frère d'Édouard Manet, Mallarmé devient tuteur de sa fille, Julie Manet, dont la mère est la peintre Berthe Morisot. C'est à cette époque que Claude Debussy débute la composition de sa pièce Prélude à l'après-midi d'un faune, qui fut présentée en 1894. Mallarmé obtient sa mise à la retraite en novembre 1893, donne des conférences littéraires à Cambridge et Oxford en 1894. Mallarmé assiste aux obsèques de Paul Verlaine, décédé le 8 janvier 1896, il lui succède comme Prince des poètes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1898, Mallarmé se range aux côtés d'Émile Zola qui publie dans le journal L'Aurore, le 13 janvier, son article J'accuse en faveur du Capitaine Alfred Dreyfus (cf. Affaire Dreyfus). Le 8 septembre 1898, Mallarmé est victime d'un spasme du larynx qui manque l'étouffer. Il recommande dans une lettre à sa femme et à sa fille de détruire ses papiers et ses notes, déclarant : « Il n'y a pas là d'héritage littéraire... ». Le lendemain, victime du même malaise, il meurt. Il est enterré auprès de son fils Anatole au cimetière de Samoreau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Œuvres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Igitur ou la Folie d'Elbehnon (1867 à 1870, posthume 1925).&lt;br /&gt;Préface au Vathek de William Beckford (1876)&lt;br /&gt;L'Après-midi d'un faune (1876).&lt;br /&gt;Petite philologie, les mots anglais (1877)&lt;br /&gt;Les Dieux antiques (1880)&lt;br /&gt;Les Poètes maudits (1883).&lt;br /&gt;Album de vers en prose (1887).&lt;br /&gt;Les Poésies de Stéphane Mallarmé (1887).&lt;br /&gt;Pages(1891).&lt;br /&gt;Vers et Prose (1893).&lt;br /&gt;Divagations (1897).&lt;br /&gt;Un coup de dés jamais n'abolira le hasard (1897).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Publications posthumes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poésies (1899)&lt;br /&gt;Un coup de dés jamais n'abolira le hasard (1914)&lt;br /&gt;Vers de circonstance (1920)&lt;br /&gt;Igitur (1925)&lt;br /&gt;Contes indiens (1927)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Traductions&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Corbeau d'Edgar Poe (The Raven), traduction française de Stéphane Mallarmé avec illustrations par Édouard Manet, Éditions Richard Lesclide, Paris, 1875.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Étoile des fées de Mme W.C. Elphinstone Hope, 1881.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poèmes d'Edgar Poe, 1888.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ten o'clock de M. Whistler, 1888.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Bibliographie :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Mallarmé Stéphane. L'après-midi d'un faune. ; 1876.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Églogue de Stéphane Mallarmé (1842-1898), publié à Paris chez Alphonse Derenne&lt;br /&gt;en 1876. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;En juin 1865, le poète interrompt l'écriture d'Hérodiade pour composer "un&lt;br /&gt;intermède héroïque dont le héros est un faune" (lettre à Cazalis, juin 1865).&lt;br /&gt;Le Monologue d'un faune, que l'on a retrouvé dans les papiers du poète, devait&lt;br /&gt;prendre place dans une pièce en un acte que Théodore de Banville avait projeté&lt;br /&gt;de soumettre à la Comédie-Française. L'oeuvre fut refusée et le projet&lt;br /&gt;"abandonné dans un tiroir" par Mallarmé. Cependant, après l'hiver où il&lt;br /&gt;travaille à Hérodiade, le poète revient à son faune au printemps 1866 ("vrai&lt;br /&gt;travail estival", à Cazalis, 1er mai 1866). Il faut attendre dix ans pour que&lt;br /&gt;ces cent dix vers soient l'objet d'une première publication, définie ainsi par&lt;br /&gt;Mallarmé dans sa "Bibliographie" des Poésies: "Une des premières plaquettes&lt;br /&gt;coûteuses et sacs à bonbons mais de rêve et un peu orientaux [...]." Ce tirage&lt;br /&gt;à 195 exemplaires, luxueux, illustré par Édouard Manet, était aussi une&lt;br /&gt;réponse au refus d'Alphonse Lemerre d'intégrer le poème à la troisième série&lt;br /&gt;du Parnasse contemporain. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Le faune, entre rêve et réalité, entre nymphes apparues et nymphes supposées,&lt;br /&gt;ne sait que choisir. Tel est l'effort que s'impose le chèvre-pied: savoir si&lt;br /&gt;quelque événement a eu lieu hors de son imagination ou si le souvenir n'est&lt;br /&gt;que suggestion de la flûte et soupir "artificiel / De l'inspiration qui&lt;br /&gt;regagne le ciel". Il exhorte alors à la parole les "bords siciliens" (rivages&lt;br /&gt;ancestraux de l'"églogue"), avant, frustré de sa "ferveur première", de&lt;br /&gt;revenir à son "ingénuité". Il est marqué, non par le baiser léger d'une&lt;br /&gt;nymphe, mais par une "morsure mystérieuse" qui le destine au "jonc vaste et&lt;br /&gt;jumeau". Mais la syrinx est rejetée, car elle entretient, illusoire, le désir&lt;br /&gt;en créant une fausse beauté mensongère ("Une sonore, vaine et monotone&lt;br /&gt;ligne"). Les "peintures", comme la "grappe vide", au contraire, offrent un&lt;br /&gt;support matériel au désir. L'appel aux souvenirs amplifie le "CONTEZ" lancé&lt;br /&gt;aux "bords siciliens". Mais, c'est dans un présent fictif que nous est contée&lt;br /&gt;la disparition des nymphes (italiques, synonymes de fiction et de distance).&lt;br /&gt;De retour au présent de l'énonciation, le faune n'a que son regret à exprimer&lt;br /&gt;et ses espérances en un autre avenir rêvé à formuler. Il succombe au sommeil.&lt;br /&gt;Mallarmé a suggéré, à travers une opposition fondée sur des cycles saisonniers&lt;br /&gt;(mort / renaissance; froid / chaud) d'opposer l'héroïne glacée d'Hérodiade au&lt;br /&gt;protagoniste de l'Après-midi d'un faune, dont la sensualité joyeuse se console&lt;br /&gt;bien vite de la perte de ses deux nymphes ("Tant pis! Vers le bonheur d'autres&lt;br /&gt;m'entraîneront"). Il est peut-être, cependant, bien réducteur d'enfermer dans&lt;br /&gt;une banale lecture psychologique ces deux oeuvres, même si les projets&lt;br /&gt;initiaux et leur composition les apparentent au genre dramatique. Car les deux&lt;br /&gt;textes ont aussi bien des points communs: l'attente de l'inconnu laisse une&lt;br /&gt;voie ouverte à la sensualité (Hérodiade), tandis que le faune se compare à un&lt;br /&gt;"lys" ("Alors m'éveillerai-je [...] / Droit et seul [...] / Lys [...]"), la&lt;br /&gt;fleur effeuillée par Hérodiade, ou proclame son "ingénuité" assez paradoxale&lt;br /&gt;dans la tradition faunesque, ou clôt encore son récit sur une impuissance à&lt;br /&gt;atteindre son rêve, parente de celle de la vierge farouche. Les deux nymphes,&lt;br /&gt;enlacées et face à face, évoquent la froide enfant face à son miroir (voir&lt;br /&gt;Igitur), être de chair faisant face à son être désincarné, être sensuel&lt;br /&gt;enlaçant sa propre figure idéalisée, qu'il est impossible de séparer l'un de&lt;br /&gt;l'autre au risque de les perdre tous deux. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Ce couple de l'absence - le double du miroir, qui est le non-être - et de la&lt;br /&gt;présence qui le crée, tel serait le sujet de ce poème où alternent rêve et&lt;br /&gt;appel à la réalité. Et, dans la mesure où ce couple est pure fiction, la&lt;br /&gt;présence même ne peut être que pur mensonge. Sur les nymphes, de plus, se&lt;br /&gt;projette le couple antagoniste qui habite le faune et rythme le poème:&lt;br /&gt;sensualité et illusion. + partir de supports réels (roses devenant chair,&lt;br /&gt;murmure de l'eau ou accords de flûte, enveloppe vide du raisin à travers quoi&lt;br /&gt;regarder le réel) et de sensations multiples où le son devient présence&lt;br /&gt;incarnée, proche de l'effacement, à la faveur de la torpeur de midi ("Si&lt;br /&gt;clair, / Leur incarnat léger, qu'il voltige dans l'air / Assoupi de sommeils&lt;br /&gt;touffus"), le rêve se greffe sur le réel perçu. Mais le faune lui-même, en&lt;br /&gt;poète volontiers ironique, sait rappeler son illusoire tentative pour&lt;br /&gt;satisfaire sa "ferveur": "[...] tout brûle dans l'heure fauve / Sans marquer&lt;br /&gt;par quel art ensemble détala / Trop d'hymen souhaité de qui cherche le la". Le&lt;br /&gt;rejet de la syrinx sanctionne un premier échec de la restitution. La&lt;br /&gt;substitution des paroles à l'"instrument des fuites" peut laisser croire à un&lt;br /&gt;second échec. Cependant, le déplacement est très significatif du projet&lt;br /&gt;mallarméen: la "sonore, vaine et monotone ligne" trouve son écho dans la&lt;br /&gt;"disparition vibratoire", mais la transposition a lieu, au point que la poésie&lt;br /&gt;reprend son bien aux "bois": "De l'intellectuelle parole à son apogée [...]&lt;br /&gt;doit avec plénitude et évidence résulter, en tant que l'ensemble des rapports&lt;br /&gt;existant dans tout, la Musique" ("Variations sur un sujet", Divagations).&lt;br /&gt;Renouvelant le geste mallarméen par excellence "Salut", "Toast Funèbre"&lt;br /&gt;[Poésies]; Un coup de dés), le faune élève la "grappe vide", pour porter un&lt;br /&gt;nouveau toast à l'absence, "rieur". &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;L'hédonisme, dans l'ensemble du poème, est manifeste. Le désir sourd dans tous&lt;br /&gt;les vers. Le lexique ("dardait", "j'accours", "vole", "ardeur", "feu") est&lt;br /&gt;évocateur, comme les sonorités peuvent mimer l'alternance de violence et&lt;br /&gt;d'apaisement ("Tu sais, ma passion, que pourpre et déjà mûre / Chaque grenade&lt;br /&gt;éclate et d'abeilles murmure"), si bien que le lecteur peut s'interroger sur&lt;br /&gt;l'issue finale que le faune donne à son désir avant de s'abandonner au sommeil&lt;br /&gt;et de revenir à son rêve, bouclant le poème sur lui-même. Ce chant pour une&lt;br /&gt;seule voix, au personnage si ambigu - artiste et / ou sensuel? -, inspiré de&lt;br /&gt;Théodore de Banville ("Diane au bois") ou de tels vers de "Rolla" d'Alfred de&lt;br /&gt;Musset (Poésies complètes), plutôt que sorti d'un poème de jeunesse de&lt;br /&gt;Stéphane Mallarmé ("Soleil d'hiver"), se veut traversé d'une constante&lt;br /&gt;opposition entre pensée analytique et élan lyrique, notée par la typographie&lt;br /&gt;et inscrite dans une thématique qui met la chute (l'assoupissement final, le&lt;br /&gt;rejet de la syrinx, la plongée des nymphes) face à l'essor (l'"heure fauve",&lt;br /&gt;le volcan, le chant qui monte, l'élévation du raisin). L'élan vers le rêve&lt;br /&gt;échoue, et lui succède le retour à la terre et à la finitude. Restent et&lt;br /&gt;l'esthétique et le mensonge, troisième terme qui se superpose à l'antagonisme&lt;br /&gt;fondamental. La poésie réside en ce déplacement conscient de lui-même. Le&lt;br /&gt;faune plaque ses accords sur l'absence, et de ses rythmes entretient&lt;br /&gt;l'illusion. Tel enjambement ("confusions / Fausses entre elle-même et notre&lt;br /&gt;chant crédule"), tel rejet suffisent à montrer combien le faune sait qu'il&lt;br /&gt;entretient un rêve impossible. Dès l'ouverture, tout est dit: "Ces nymphes, je&lt;br /&gt;les veux perpétuer." L'indicateur désigne ou la suite du poème (construction&lt;br /&gt;des nymphes) ou la blancheur du papier. Ce vide, la parole poétique l'occupe&lt;br /&gt;afin qu'il vibre et proclame une présence: la poésie retarde, dans un éclat de&lt;br /&gt;rire, le retour du poète au monde de la mort: "Couple, adieu; je vais voir&lt;br /&gt;l'ombre que tu devins."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Après-midi d'un faune est un poème en cent dix alexandrins du poète français Stéphane Mallarmé, publié en 1876, avec des illustrations d'Édouard Manet. Il s'agit du monologue d'un faune qui évoque les nymphes et la nature qui l'entoure, dans une succession d'images poétiques.&lt;br /&gt;Le poème fit l'objet d'une mise en musique par Claude Debussy qui composa le Prélude à l'après-midi d'un faune, sur lequel Vaslav Nijinski créa une chorégraphie en 1912.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'apres-midi d'un faune&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Faune:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Ces nymphes, je les veux perpétuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si clair,&lt;br /&gt;Leur incarnat léger, qu'il voltige dans l'air&lt;br /&gt;Assoupi de sommeils touffus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimai-je un rêve?&lt;br /&gt;Mon doute, amas de nuit ancienne, s'achève&lt;br /&gt;En maint rameau subtil, qui, demeuré les vrais&lt;br /&gt;Bois même, prouve, hélas! que bien seul je m'offrais&lt;br /&gt;Pour triomphe la faute idéale de roses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réfléchissons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou si les femmes dont tu gloses&lt;br /&gt;Figurent un souhait de tes sens fabuleux!&lt;br /&gt;Faune, l'illusion s'échappe des yeux bleus&lt;br /&gt;Et froids, comme une source en pleurs, de la plus chaste: &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Mais, l'autre tout soupirs, dis-tu qu'elle contraste&lt;br /&gt;Comme brise du jour chaude dans ta toison?&lt;br /&gt;Que non! par l'immobile et lasse pâmoison&lt;br /&gt;Suffoquant de chaleurs le matin frais s'il lutte, &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Ne murmure point d'eau que ne verse ma flûte&lt;br /&gt;Au bosquet arrosé d'accords; et le seul vent&lt;br /&gt;Hors des deux tuyaux prompt à s'exhaler avant&lt;br /&gt;Qu'il disperse le son dans une pluie aride,&lt;br /&gt;C'est, à l'horizon pas remué d'une ride &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Le visible et serein souffle artificiel&lt;br /&gt;De l'inspiration, qui regagne le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O bords siciliens d'un calme marécage&lt;br /&gt;Qu'à l'envi de soleils ma vanité saccage&lt;br /&gt;Tacite sous les fleurs d'étincelles, CONTEZ &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;« Que je coupais ici les creux roseaux domptés&lt;br /&gt;» Par le talent; quand, sur l'or glauque de lointaines&lt;br /&gt;» Verdures dédiant leur vigne à des fontaines,&lt;br /&gt;» Ondoie une blancheur animale au repos:&lt;br /&gt;» Et qu'au prélude lent où naissent les pipeaux&lt;br /&gt;» Ce vol de cygnes, non! de naïades se sauve&lt;br /&gt;» Ou plonge...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inerte, tout brûle dans l'heure fauve&lt;br /&gt;Sans marquer par quel art ensemble détala&lt;br /&gt;Trop d'hymen souhaité de qui cherche le la:&lt;br /&gt;Alors m'éveillerai-je à la ferveur première,&lt;br /&gt;Droit et seul, sous un flot antique de lumière,&lt;br /&gt;Lys! et l'un de vous tous pour l'ingénuité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre que ce doux rien par leur lèvre ébruité,&lt;br /&gt;Le baiser, qui tout bas des perfides assure,&lt;br /&gt;Mon sein, vierge de preuve, atteste une morsure&lt;br /&gt;Mystérieuse, due à quelque auguste dent;&lt;br /&gt;Mais, bast! arcane tel élut pour confident&lt;br /&gt;Le jonc vaste et jumeau dont sous l'azur on joue:&lt;br /&gt;Qui, détournant à soi le trouble de la joue,&lt;br /&gt;Rêve, dans un solo long, que nous amusions&lt;br /&gt;La beauté d'alentour par des confusions&lt;br /&gt;Fausses entre elle-même et notre chant crédule;&lt;br /&gt;Et de faire aussi haut que l'amour se module&lt;br /&gt;Évanouir du songe ordinaire de dos&lt;br /&gt;Ou de flanc pur suivis avec mes regards clos,&lt;br /&gt;Une sonore, vaine et monotone ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tâche donc, instrument des fuites, ô maligne&lt;br /&gt;Syrinx, de refleurir aux lacs où tu m'attends!&lt;br /&gt;Moi, de ma rumeur fier, je vais parler longtemps&lt;br /&gt;Des déesses; et par d'idolâtres peintures&lt;br /&gt;À leur ombre enlever encore des ceintures:&lt;br /&gt;Ainsi, quand des raisins j'ai sucé la clarté,&lt;br /&gt;Pour bannir un regret par ma feinte écarté,&lt;br /&gt;Rieur, j'élève au ciel d'été la grappe vide&lt;br /&gt;Et, soufflant dans ses peaux lumineuses, avide&lt;br /&gt;D'ivresse, jusqu'au soir je regarde au travers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O nymphes, regonflons des SOUVENIRS divers.&lt;br /&gt;« Mon oeil, trouant le joncs, dardait chaque encolure&lt;br /&gt;» Immortelle, qui noie en l'onde sa brûlure&lt;br /&gt;» Avec un cri de rage au ciel de la forêt;&lt;br /&gt;» Et le splendide bain de cheveux disparaît&lt;br /&gt;» Dans les clartés et les frissons, ô pierreries!&lt;br /&gt;» J'accours; quand, à mes pieds, s'entrejoignent (meurtries&lt;br /&gt;» De la langueur goûtée à ce mal d'être deux)&lt;br /&gt;» Des dormeuses parmi leurs seuls bras hasardeux;&lt;br /&gt;» Je les ravis, sans les désenlacer, et vole&lt;br /&gt;» À ce massif, haï par l'ombrage frivole,&lt;br /&gt;» De roses tarissant tout parfum au soleil,&lt;br /&gt;» Où notre ébat au jour consumé soit pareil.&lt;br /&gt;Je t'adore, courroux des vierges, ô délice&lt;br /&gt;Farouche du sacré fardeau nu qui se glisse&lt;br /&gt;Pour fuir ma lèvre en feu buvant, comme un éclair&lt;br /&gt;Tressaille! la frayeur secrète de la chair:&lt;br /&gt;Des pieds de l'inhumaine au coeur de la timide &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Qui délaisse à la fois une innocence, humide&lt;br /&gt;De larmes folles ou de moins tristes vapeurs.&lt;br /&gt;« Mon crime, c'est d'avoir, gai de vaincre ces peurs&lt;br /&gt;» Traîtresses, divisé la touffe échevelée&lt;br /&gt;» De baisers que les dieux gardaient si bien mêlée:&lt;br /&gt;» Car, à peine j'allais cacher un rire ardent&lt;br /&gt;» Sous les replis heureux d'une seule (gardant&lt;br /&gt;» Par un doigt simple, afin que sa candeur de plume&lt;br /&gt;» Se teignît à l'émoi de sa soeur qui s'allume,&lt;br /&gt;» La petite, naïve et ne rougissant pas: )&lt;br /&gt;» Que de mes bras, défaits par de vagues trépas,&lt;br /&gt;» Cette proie, à jamais ingrate se délivre&lt;br /&gt;» Sans pitié du sanglot dont j'étais encore ivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant pis! vers le bonheur d'autres m'entraîneront&lt;br /&gt;Par leur tresse nouée aux cornes de mon front:&lt;br /&gt;100 Tu sais, ma passion, que, pourpre et déjà mûre,&lt;br /&gt;Chaque grenade éclate et d'abeilles murmure;&lt;br /&gt;Et notre sang, épris de qui le va saisir,&lt;br /&gt;Coule pour tout l'essaim éternel du désir.&lt;br /&gt;À l'heure où ce bois d'or et de cendres se teinte&lt;br /&gt;Une fête s'exalte en la feuillée éteinte:&lt;br /&gt;Etna! c'est parmi toi visité de Vénus&lt;br /&gt;Sur ta lave posant tes talons ingénus,&lt;br /&gt;Quand tonne une somme triste ou s'épuise la flamme.&lt;br /&gt;Je tiens la reine!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O sûr châtiment...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, mais l'âme&lt;br /&gt;De paroles vacante et ce corps alourdi&lt;br /&gt;Tard succombent au fier silence de midi:&lt;br /&gt;Sans plus il faut dormir en l'oubli du blasphème,&lt;br /&gt;Sur le sable altéré gisant et comme j'aime&lt;br /&gt;Ouvrir ma bouche à l'astre efficace des vins!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Couple, adieu; je vais voir l'ombre que tu devins.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff6600;"&gt;Mallarmé Stéphane. Correspondance. ; de 1862 à 1871.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;En un volume paru en 1959, Henri Mondor rassembla avec la collaboration de&lt;br /&gt;Jean-Pierre Richard, les lettres écrites de 1862 à 1871 par le poète&lt;br /&gt;français Stéphane Mallarmé (1842-1898) et actuellement retrouvées,&lt;br /&gt;inaugurant ainsi, semble-t-il, la publication systématique de la&lt;br /&gt;correspondance du poète, qui n'avait été jusqu'alors que parcimonieusement&lt;br /&gt;divulguée. Ces lettres concernent une phase décisive de la vie spirituelle&lt;br /&gt;de Mallarmé -poète, certes, indéfectiblement, selon les voeux prononcés dès&lt;br /&gt;avant la vingtième année, au vrai depuis, toujours, qu'il se connut&lt;br /&gt;l'instrument élu d'un culte, celui que requiert la seule Beauté.&lt;br /&gt;Problématique divinité, car la merveille est que cet idéal, posé dès le&lt;br /&gt;seuil, mais flou encore, offusqué par tant de ferveur, tributaire des&lt;br /&gt;données de sa sensibilité, de la configuration particulière de son époque&lt;br /&gt;-que dominent, pour lui, Baudelaire, mais aussi Gautier, Banville- il&lt;br /&gt;différa l'épanchement temporel, choisissant d'en creuser le sens et&lt;br /&gt;l'exigence, au point qu'en vacillent les fondements et que le temple, sur&lt;br /&gt;lui, menace de s'écrouler. Cela, par pure gravité, stricte, exemplaire&lt;br /&gt;fidélité à un rêve de jeunesse. Nul trait de foudre ni abrupte étrangeté,&lt;br /&gt;singularité spectaculaire d'existence n'annonçent ici le génie. Etre de&lt;br /&gt;crépuscule, âme frileuse pour qui "le bonheur d'ici-bas est ignoble... ici-&lt;br /&gt;bas a une odeur de cuisine", le jeune poète prononce un divorce absolu&lt;br /&gt;entre le rêve et le réel. Son écriture spontanée manifeste les qualités&lt;br /&gt;natives de l'esprit mallarméen: la préciosité, ingéniosité du coeur par&lt;br /&gt;laquelle il transcende le langage de la petite bourgeoisie bien-pensante&lt;br /&gt;et bien-disante dont il est issu -la candeur infrangible- la litote ou le&lt;br /&gt;souci de rendre aux autres plus léger un désespoir fondamental, en le&lt;br /&gt;voilant d' ironie, en le conjurant dans l' effusion, l'enjouement. Elle&lt;br /&gt;montre ce qu'eut été la facilité du poète qui, si souvent, s'accusa lui-&lt;br /&gt;même d' impuissance et de stérilité. De Sens, où il prend conscience de&lt;br /&gt;sa vocation, à Londres, où il perfectionne l'anglais qu'il a, pour vivre,&lt;br /&gt;choisi d'enseigner, puis à Tournon, Besançon, Avignon, résidences&lt;br /&gt;successives que lui assigne son métier de professeur, Mallarmé livre un&lt;br /&gt;combat méthodique, acharné, contre le hasard. Epris de l' Absolu, il rêve&lt;br /&gt;d'abolir l'accident qui le lui fît entrevoir. La contingence, d'abord&lt;br /&gt;dénoncée dans l'ordre sensible, mais au prix de quelles tortures -c'est,&lt;br /&gt;telle que la correspondance la relève de l'histoire de son amour pour&lt;br /&gt;Marie Gherard, qui devait devenir sa femme. Mais l'ennemi capital a de&lt;br /&gt;multiples visages que Mallarmé résumera en un seul pour l'affronter par le&lt;br /&gt;biais de son art. C'est en approfondissant ses moyens, en méditant, à&lt;br /&gt;l'exemple d'Edgar Poe, sur l'esthétique du vers, qu'il s'engagera dans&lt;br /&gt;l'aventure poétique la plus audacieuse qu' orgueil humain ait jamais&lt;br /&gt;rêvée. Ses amis parisiens, Henri Cazalis (Jean Labor), Eugène Lefébure,&lt;br /&gt;Villiers de l'Isle-Adam, les félibres Théodore Aubanel, Frédéric Mistral,&lt;br /&gt;sont les principaux confidents de cette époque d' ascèse et de maturation,&lt;br /&gt;durant laquelle s'élaborent deux oeuvres essentielles, antithétiques.&lt;br /&gt;"Hérodiade" (commencée en 1864) et "L'après-midi d'un faune" (commencée en&lt;br /&gt;1865). "Malheureusement, en creusant le vers à ce point, j'ai rencontré&lt;br /&gt;deux abîmes, qui me désespèrent. L'un est le Néant..." (à H. Cazalis, fin&lt;br /&gt;avril 1866). Et le poète de proclamer, "devant le Rien qui est la vérité",&lt;br /&gt;les "glorieux mensonges" de l'âme. On s'est interrogé sur la valeur de ce&lt;br /&gt;nihilisme premier qui, peut-être, ne dénonce que la vacuité sonore de&lt;br /&gt;l'idole parnassienne. Toutefois, rien n'interdit d'y percevoir la note&lt;br /&gt;fondamentale et comme la ressource secrète de ce qu'on veut nommer l'&lt;br /&gt;idéalisme de Mallarmé. Trois mois plus tard, il annonce à Aubanel qu'il&lt;br /&gt;vient de jeter le plan de son oeuvre entier et qu'il se tient, désormais,&lt;br /&gt;au centre de lui-même "comme une araignée sacrée, sur les principaux fils&lt;br /&gt;déjà sortis de (son) esprit". L'idée du Grand Oeuvre, du "Livre" (III&lt;br /&gt;ad
