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François Villon
(1431 - 1463)


François de Montcorbier dit Villon (né en 1431 à Paris, disparu en 1463) est un poète français de la fin du Moyen Âge. Il est probablement l'auteur français le plus connu de cette période. Les romantiques en firent le précurseur des poètes maudits.

Les seules sources contemporaines dont nous disposons concernant Villon sont, outre ses propres écrits littéraires, six documents administratifs relatifs à ses procès[1]. Ainsi, il faut soigneusement séparer les faits établis avec une quasi-certitude de la « légende Villon » à laquelle il a lui-même largement contribué en se mettant en scène dans ses œuvres.

Biographie

Un noble, né de parents pauvres et hors la loi

François des Loges, Seigneur de Montcorbier, naît à Paris, probablement le 30 mai 1431. Son père, un gentilhomme du bourbonnais est pendu à la même époque. Sa mère, issue d’une famille noble de la région d’Angers a été condamnée plusieurs fois pour vol et elle subit la réprimande de l’évêque Thibaut d’Aussigny.

François est confié au chanoine Guillaume de Villon, chapelain de Saint-Benoît-le-Bétourné. Celui-ci devient « plus que père » pour François qui se fait appeler « de Villon ». Bachelier en 1449, il est reçu « maistre es ars » à la faculté de Paris en 1452. Il poursuit ses études à la Faculté de Décret alors que les Universités sont en conflit avec le Roi Charles VII. Les étudiants sont à cette époque très nombreux, et beaucoup sont misérables et mènent une vie de beuveries et bagarres. ( Azadunifr )

Un étudiant turbulent

Le 5 juin 1455, impliqué dans une rixe, il reçoit un coup de dague au visage et blesse mortellement le prêtre Philippe Sermoise. François Villon se fait soigner sous le nom de « Michel Mouton » et fuit Paris. Grâce à son statut de clerc, à sa conduite jusqu’alors irréprochable et au pardon que lui accorde Sermoise sur son lit de mort, le Roi lui accorde des lettres de rémission en janvier 1456.

Le soir de Noël 1456 il vol 500 écus au collège de Navarre en compagnie de Colin de Cayeux et de Gui Tabarie. Réalisant la gravité de sa situation, il compose alors Le Lais également connu sous le nom de Petit Testament. François Villon y explique ses actes à une déception en amour, annonce son départ pour Angers et répartit ses biens à ses amis.

Sur la route et à la cour de Charles d'Orléans

François Villon séjourne probablement à Angers chez un parent, puis à la cour de Jean II de Bourbon, à Moulins, puis à la cour de Charles d'Orléans, à Blois à la fin de 1457.

Charles d'Orléans, futur père de Louis XII, est lui-même poète et l’on a trouvé dans ses manuscrits trois poèmes signés de Villon :

L’Épître à Marie d'Orléans, célèbre la naissance de la fille de Charles et de Marie de Clèves le 19 décembre 1457.

La Ballade des Contradictions, qui est dite du concours de Blois car elle est la troisième d'une série de dix ballades composées par divers auteurs et qui devaient s’ouvrir sur ce vers de Charles d'Orléans : «Je meurs de soif auprès d'une fontaine».

La Ballade franco-latine, qui réponds à deux poèmes bilingues du manuscrit, dialogue entre Charles d’Orléans et Fredet, l'un de ses favoris. Cette Ballade est une attaque à l'encontre de Fredet. François Villon est en retour réprimandé dans deux ballades composées par Charles et l'un de ses pages qui, sans le nommer, l'accusent de mensonge et d'arrivisme.

François quitte la cour de Blois très probablement peu après cet épisode et il n’y sera plus reçu.

À cette époque, sans ressources, il est en rapports avec «les compagnons de la Coquille » ou « bande des Coquillards», une société criminelle plus ou moins secrète. Nous ignorons s'il en faisait vraiment partie, mais il est certain qu'il connaissait le jargon de la Coquille, puisque nous possédons entre six et onze Ballades en jargon (le chiffre varie en raison des problèmes d'attribution), dont la compréhension reste difficile et la signification ambiguë.

François Villon, un hors la loi tourmenté

L'Évêque d'Orléans, encore Thibaut d’Aussigny le fait emprisonner pour des raisons inconnues durant l'été 1461 à Meung-sur-Loire. Il est déchu de son statut de Clerc. Il y compose très probablement l'Épître à ses amis et le Débat du coeur et du corps de Villon. Le 2 octobre, le Roi Louis XI, qui passe par la ville en compagnie de Charles d'Orléans, le fait libérer .

François Villon compose alors la Ballade contre les ennemis de la France dans le but d'attirer l'attention du Roi, ainsi que la Requeste au Prince (Charles d'Orléans et non Jean II de Bourbon, le sous titre ajouté par Clément Marot étant probablement erroné).

François Villon rentre à Paris en 1462. Il fait amende honorable dans la Ballade de bon conseil, mais son orgueil reprend le dessus dans la Ballade de Fortune. Il termine Le Testament, son œuvre majeur. Les premiers poèmes de ce recueil, Ballade des Dames du temps jadis, la Ballades des Seigneurs du temps jadis et la Ballade en vieil langage françois, sont consacrés à la perte de la jeunesse, aux méfaits de l'amour mais surtout à la mort. Puis il reprend en approfondissant, le petit testament (Le Lais). La Ballade à s'amye exprime une rancœur envers sa maîtresse. Finalement il organise son exécution, son sépulcre et le service religieux et invite tous et toutes à son enterrement.

François Villon est arrêté le 2 novembre 1462 pour un petit larcin. Gui Tabarie, l’ayant dénoncé en 1458, il est poursuivi pour l’affaire du collège de Navarre, Il obtient la liberté en échange de sa promesse de rembourser sa part de butin, soit 120 livres. Malheureusement fin novembre il est impliqué dans une rixe au cours de laquelle est blessé Maître Ferrebouc, notaire pontifical ayant participé à l'interrogatoire de Guy Tabarie. Il semble que ce soit son compagnon Robin Dogis qui a provoqué les clercs de l'étude, tandis que Villon tentait de se tenir à l'écart. Il est alors incarcéré au Châtelet. Il est torturé et condamné, en tant que récidiviste, à la mort par pendaison. Il fait appel. Il compose très probablement le Quatrain et la Ballade des pendus.

Le 5 janvier 1463 le parlement de Paris commue sa peine en dix ans de bannissement de la ville. François Villon rédige alors la Question au clerc du guichet ainsi que son dernier poème connu Louange à la cour. Aucun élément biographique n’a été recueilli concernant la fin de sa vie.( Azadunifr )

Bibliographie

Le Lais

Le Lais est une œuvre de jeunesse (1457) formée de quarante huitains d'octosyllabes, où l'on voit un Villon, joyeux et parfois potache, égrener une suite de « dons » ou de « legs » plus ou moins loufoques, mais toujours cruels et souvent drôles, à destination de ses ennemis. Ses cibles favorites sont les autorités, la police, les ecclésiastiques trop bien nourris, les bourgeois, les usuriers, en somme les cibles éternelles de la contestation étudiante et prolétaire. Il reprend dans ce texte plusieurs genres littéraires connus : au vu des circonstances (le départ pour Angers) et de l'utilisation de motifs de l'amour courtois des trouvères, ce pourrait être un congé, dans la droite ligne de la tradition arrageoise, où le poète galant quitte sa dame qui l'a trop fait souffrir. Cependant, il est ici question de lais (de « laisser »), des dons qui font penser aux testaments littéraires, tel celui d'Eustache Deschamps qui parodia à la fin du XIVe siècle toute sorte de documents légaux. Enfin, dans les dernières strophes, Villon reprend à son compte le thème fort usité du songe où l'auteur raconte une aventure qui lui est arrivée en rêve. Parodie de congé, testament satirique et songe ironique : les Lais sont tout cela successivement.

Le Lais est avant tout destiné à ses amis et compagnons de débauche et fourmille d'allusions et de sous-entendus aujourd'hui indéchiffrables mais qui à coup sûr devaient beaucoup faire rire ses camarades. Il semble cependant avoir eu un petit succès, car Villon y fait plusieurs fois référence dans le Testament, se plaignant de façon plaisante que l'œuvre circule sous le titre erroné de « testament » :

Sy me souvient, ad mon advis,
Que je feiz à mon partement
Certains laiz, l'an cinquante six,
Qu'aucuns, sans mon consentement,
Voulurent nommer « testament » ;
Leur plaisir fut, non pas le myen.
Mais quoy! on dit communément:
« Ung chascun n'est maistre du scien

Le Testament

Le Testament est une œuvre beaucoup moins homogène que n'est le Lais. S'il reprend l'idée de parodie d'un acte juridique, ce n'est en fait qu'une colonne vertébrale sur laquelle viennent se greffer toutes sortes de digressions sur l'injustice, la fuite du temps, la mort, la sagesse... ainsi que des poèmes autonomes souvent présentés comme des legs. On retrouve cependant la plume vive et acerbe et l'humour tantôt noir et subtil, tantôt franchement rigolard et paillard qui caractérise Villon. Peut-être l'auteur souhaite-t-il présenter ici un large spectre de ses talents afin d'attirer l'attention d'un éventuel mécène, le Testament devenant une sorte de carte de visite. Le texte s'adresse aussi à ses anciens compagnons, soit la foule de miséreux cultivés que produit à cette époque la Sorbonne.

Le Testament passe pour être le chef-d'œuvre de Villon et l'un des plus beaux textes littéraires du Moyen Âge tardif.

La Ballade des pendus

La ballade dite Ballade des pendus, parfois improprement appelée Épitaphe Villon, est le poème le plus connu de François Villon, et l'un des plus célèbres poèmes de la langue française. On s'accorde en général pour penser que cette ballade fut composée par Villon alors qu'il était emprisonné à la suite de l'affaire Ferrebouc, mais le fait n'est pas absolument établi. Le poème présente une originalité profonde dans son énonciation : ce sont les morts qui s'adressent aux vivants, dans un appel à la compassion et à la charité chrétienne, rehaussé par le macabre de la description. Cet effet de surprise est cependant désamorcé par le titre moderne. Le premier vers « Freres humains, qui après nous vivez », conserve de ce fait encore aujourd'hui un fort pouvoir d'évocation et d'émotion : la voix des pendus imaginée par Villon transcende la barrière du temps et de la mort.

Dans ce poème composé de trois strophes de dix décasyllabes et d'un envoi de cinq décasyllabes, François Villon qui rit d'être condamné à la pendaison s'adresse à la postérité pour solliciter la pitié des passants et émettre des souhaits - solliciter notre indulgence et notre pardon - décrire ce qu'est leurs conditions de vie - adresser une prière à Jésus. ( Azadunifr )

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1 commentaires:

À 6:37 AM , Blogger Labella Labella a dit...

je passe en coup de vent pour te souhaité une bonne fin de journée gros bisous


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